Economie

Fin du Projet Plurielles dans les Tannounyan : la pérennisation des acquis au centre des préoccupation de tous les acteurs

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Le 30 octobre 2026, les membres du comité de suivi se sont penchés, lors de la 3è session sur les orientations future du Projet Plurielles avec sa fin annoncée au 31 mars 2027. Mise en œuvre dans les Tannounyan depuis 5 ans, la pérennisation des acquis du projet demeure le souci partagé. Toutefois, des acteurs se montrent très rassurants à la fois pour les responsables du projet, des autorités et partant, pour les populations des Tannounyan sur les leviers de pérennisation.

Toussaint Méda, SGR représentant le gouverneur : les conclusions qu’on peut retenir après cette session, c’est que les recommandations qu’on avait formuler lors de la deuxième session, ont toutes été mises en œuvre sauf une qui sont des statistiques qui pourront être rattrapées d’ici la fin du projet. Nous avons vu que toutes les activités qui ont été planifiées, se sont bien déroulées. Les dernières sont en cours avant la fin du projet. Nous espérons avant la clôture du projet, que les quelques activités qui restent, que nous puissions ensemble les terminer.

Ce que nous retenons de positif c’est que les acteurs étatiques qui sont en charge de certains volets, ont pris la décision de la pérennisation. C’est-à-dire qu’on n’attend pas que le projet ferme avant de réfléchir, on réfléchit au même moment que le projet se met en œuvre. Et c’est une très bonne chose. Ces structures ont pris des engagements que nous allons suivre ensemble pour ne pas qu’à la fin du projet, là où nous étions arrivés en termes de performances que nous régressions.

Donc c’est féliciter l’ensemble des acteurs, féliciter également le projet qui est venu nous aider à relever les indicateurs matière de VBG, ils ont capacité les sociétés coopératives en leur donnant de la plus-value, ils ont acquit du matériel pour permettre aux femmes d’être plus autonomes. Je pense que tout ça c’est un paquet d’activités important. Quand nous regardons les chiffres, au-delà d’un milliard pour la seule région des Tannounyan c’est beaucoup. Nous pouvons dire merci à tous les acteurs et espérer que nous allons maintenir le cap pour la suite.

Sanou S. Alex, direction régionale de la famille et de la solidarité des Tannounyan : Je vais d’abord dire félicitations au Projet Plurielles qui nous a beaucoup accompagné, notamment les femmes en matériel, pour la mise en place ou la formalisation des différentes coopératives. Maintenant, pour le plan de pérennisation, à notre niveau, il y a différents niveaux. Il y a le groupe de travail qu’on a mis en place. Le groupe de travail prend en compte tous les secteurs qui sont dans la prise en charge des survivantes de VBG, et notre direction régionale est le leader dans l’organisation de ce groupe de travail.

Et ce groupe de travail, chaque mois, nous allons travailler ensemble pour partager les informations, les données sur les VBG, les différentes activités aussi de sensibilisation. Ensemble, on va mener les activités de sensibilisation, lutter contre les violences basées sur le genre dans la région de Tannounyan. Comme plan de pérennisation aussi, nous avons la chance d’avoir un centre intégré de prise en charge des survivantes de VBG, où le lancement a été fait au courant le mois de septembre passé.

Ce centre-là aussi va nous permettre de pérenniser encore les activités et les acquis que le projet Plurielles nous a accompagné pour mettre en place.

Pour les sorties de terrain des 28 et 29 octobre 2026, nous sommes satisfaits. Déjà, les images qu’on a vu sur le terrain, des femmes qui ont été accompagnées en matériel, que ce soit des femmes qui sont accompagnées dans la transformation du manioc en attiéké, dans l’étuvage, des femmes qui font le beurre de karité, qui ont eu du matériel, sont très dynamiques et qui sont contentes d’être accompagnées par le projet Plurielles. Je pense que c’est à saluer. Et nous aussi, nous nous engageons en tant que structure technique pour accompagner les femmes. Nous allons veiller au grain à ce que ces coopératives fonctionnent très bien.

Awa Zabré, coordinatrice régionale du Réseau Africain Jeunesse Santé et Développement de la Comoé-Léraba (RAJS) : Vous avez vu, par rapport à la présentation que nous avons élaboré deux plans de projets. Un plan de projet pour les communautés et un plan de projet pour les groupements dans le cadre du développement économique. Donc, dans le cadre de ces deux plans-là, nous avons énuméré quelques actions que nous devrons mener avec la responsabilité, soit des groupements féminins ou des responsables des associations qui sont AVOSIDA et le RAJS pour pouvoir accompagner des communautaires dans tout ce que nous avons pu faire comme actions qui ont été portées.

Là où nous devrons également associer d’autres partenaires, nous avons mentionnés dans ces plans que nous avons signés. Mais il faut dire que la mise en œuvre de ces plans de pérennisation a commencé parce que plus de 80 % des actions que nous avons mis dans le plan de pérennisation ont commencé et ont été atteintes.

Le reste, c’est de veiller à ce que tout ce qui va se passer puisse continuer, que les acquisitions, les dotations, que tout ce que nous avons donné comme informations dans le cadre de la santé de la reproduction des jeunes, et également dans le cadre de la formation des adolescents et des mariés modèles à accompagner les femmes dans la réalisation de leurs activités et que des hommes soient des alliés, sont des activités que nous allons toujours poursuivre avec ces personnes qui sont capacités au niveau des 14 CSPS dans le district sanitaire de Banfora et le district de Sindou

Docteur Lamine Ouattara, médecin-chef du district sanitaire de Sindou : Il faut dire que le Projet Plurielles intervient dans le district sanitaire de Sindou depuis 2023. Il y a beaucoup d’activités qui ont été menées en lien avec le renforcement des compétences des agents de santé. Il y a eu aussi le renforcement en équipements matériels pour le travail et aussi les infrastructures qui ont été réhabilitées puis équipées.

Donc, le projet tire vers sa fin. Nous avons travaillé ensemble à mettre en place un plan de pérennisation du projet pour qu’après leur départ, les actions puissent être maintenues sur le terrain. Ce plan a été élaboré au niveau de la région et les acteurs se sont engagés. Nous avons identifié des éléments porteurs. Un élément porteur, c’est l’élément sur lequel nous devons agir pour maintenir les actions, même après le retrait du projet, pour que nous continuions à travailler pour maintenir les acquis dans le district pendant plusieurs années.

C’est ça qui a été fait et je pense que les communautés se sont engagées au niveau du district. Ils se sont engagés à acquérir certains matériels parce que, certes, le projet a donné du matériel, des équipements, il faut les entretenir. Si le projet prend fin, il faudra que les communautés s’engagent à apporter leurs contributions. Par exemple le nettoyage des infrastructures, des maisons, les déchets biomédicaux. Il faut toujours continuer à chercher à payer les papiers poubelles, à maintenir les actions du projet sur le terrain. Voici un peu comment nous nous sommes engagés en collaboration avec les communautés pour que ce projet puisse se maintenir dans le temps.

Propos recueillis par Sié Yacouba Ouattara.

Wangola Médias.

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