Compte rendu du conseil des ministres : un pas de plus vers la souveraineté nationale.

Ouagadougou, 16 avril 2026. Réuni en session ordinaire sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a adopté de nombreuses décisions visant à réorganiser les institutions de l’Etat et à assoir sa souveraineté.
Parmi les mesures prises en ce jour on a la dissolution de la Commission nationale des Droits humains (CNDH). Cette dissolution est justifiée par des manquements répétés aux principes d’impartialité et de neutralité de la part du précédent bureau et qui ont contribué à ternir la réputation de l’institution. Ainsi cette décision met fin aux mandats des commissaires actuels qui sera entièrement renouveler afin d’obtenir une institution fiable qui représentera réellement les valeurs qu’elle est sensée défendre. Cette décision traduit la volonté du gouvernement à assainir le milieu.
Dans le registre économique, le gouvernement a décidé de la nationalisation de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX). Pour se faire il est décidé de racheter les parts détenues par les actionnaires privés qui s’élèvent à plus de 338 milliards de FCFA. Ainsi le gouvernement veut un contrôle total sur cette entreprise et partant sur ce domaine stratégique que représente le secteur coton. Cette décision s’inscrit dans une logique de souveraineté économique mais aussi de meilleure gestion des ressources et entreprises nationales.
Dans un tout autre domaine, le gouvernement met en œuvre sa stratégie de transformation digitale avec un investissement de plus de 9,1 milliards de FCFA pour financer plusieurs projets, notamment le programme Elites IT, la construction de « Zama Tchè » (espaces numériques de services publics), ainsi que le renforcement des infrastructures informatiques de l’administration, dont les datacenters et le réseau RESINA. La mise en œuvre de ces différents projets traduit une ambition claire qui est de moderniser et digitaliser les services publics de l’Etat d’ici à l’horizon 2030.
Dans les secteurs de la communication et de la culture, deux décrets ont été adoptés pour combler un vide en instaurant des nomenclatures officielles des métiers et emplois. Ces décrets visent à encadrer le secteur informel et les mutations rapides liées au numérique. En clarifiant les profils professionnels et en adaptant les formations aux besoins du marché, ces réformes pourraient constituer un levier important pour le développement de l’économie informelle et favoriser l’insertion des jeunes.
Lors des communications publiques il est ressorti des résultats encourageants dans le domaine de la santé avec la prise en charge chirurgicale de 2 519 patients atteints d’hydrocèle en 2025, dans le cadre de la lutte contre la filariose lymphatique. Dans le même esprit, l’annonce de la commémoration de la Journée mondiale de la sécurité et santé au travail, axée sur le bien-être psychosocial, montre une prise en compte des nouvelles réalités du monde professionnel. Enfin, de nombreuses nominations ont été opérées au sein de l’administration et des structures publiques.
Kadougofin Armel Landry OUATTARA
Wangola média



