Société

TGI de Banfora : 2 ans de prison et une amende de 2 millions le tout assorti de sursis contre un vieillard poursuivi pour menaces sous conditions.

La chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Banfora a examiné ce 14 Avril 2026 une affaire de menace sous condition impliquant un homme et son épouse. Ces faits se sont déroulés à Douna dans la Léraba, le 30 Mars 2026.

Appelé à la barre, le prévenu SF, né en 1966 à Douna, de nationalité Burkinabè, résidant à Douna et exerçant l’agriculture n’a pas reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il au tribunal que « Je n’ai menacé de tuer personne. J’ai juste mis ma machette sous mes esselles alors que j’étais sur la route et j’ai rencontré KM, mon ex-épouse. Je lui ai dit d’aller dire à ses parents de me rembourser l’argent que j’ai dépensé pour sa dote ». SF poursuit sa déclaration en affirmant qu’il n’a ni menacé, ni frappé KM. Il ajoute par ailleurs qu’il lui a juste demandé de lui rembourser son argent qui s’élève à 2 millions de francs CFA pour qu’il puisse prendre une autre femme avec. Le prévenu affirme que lorsqu’ils sont allés au commissariat, il a maintenu sa position en demandant le remboursement de son argent, seule condition pour que son ex-épouse ait la paix.

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La victime KM dans sa déclaration laisse entendre que SF était son époux. Avec lui, ils ont eu 4 enfants. Elle ajoute que c’est à cause de la machette et parce qu’il la frappait qu’elle l’a quitté. KM poursuit en disant que depuis son départ, chaque jour le prévenu se rendait chez sa mère avec sa machette pour réclamer le remboursement de son argent. « Il vient chaque fois au marché avec la machette pour me menacer. Et ni été la présence des gens, il m’aurait tué un jour. Comme il persistait toujours je me suis rendu au commissariat pour porter plainte » a-t-elle fait savoir. Toujours dans sa déclaration, la victime dit qu’elle ne sait vraiment pas ce qu’elle a fait au prévenu et demande qu’il la laisse tranquille.

A entendre YO le témoin, le prévenu se serait rendu au marché avec la machette en disant qu’il allait égorger la victime si elle ne lui remboursait pas son argent et ce sont des vieilles personnes qui sont intervenues pour demander pardon.

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A la question du Tribunal de savoir si la victime se constituait partie civile si jamais le prévenu venait à être déclaré coupable, elle a répondu qu’elle ne réclame rien.

Le procureur dans sa réquisition a demandé à ce que les faits de menace de mort reprochés à SF soient requalifiés en menace sous conditions et de l’en déclarer coupable. Pour sa sanction, il a demandé une peine d’emprisonnement de 2 ans et une amende de 2 millions le tout assorti de sursis à exécution.

Pour sa défense SF a demandé la clémence du tribunal.

Le juge dans son verdict a effectivement requalifié les faits de menace de mort reprochés à SF en menace sous conditions et l’en a déclaré coupable. Il l’a condamné à une peine d’emprisonnement de 2 ans et à une amende de 2 millions le tout assorti de sursis à exécution. Donne acte à KM pour sa non constitution de partie civile, condamne en outre le SF aux dépens.

Ga Cheriffa Raphaate Assita TRAORE

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