
Views: 27
Le Conseil des ministres en sa séance du 9 juillet 2026 a adopté plusieurs décisions majeures touchant à la gouvernance économique, à la diplomatie, au secteur minier, à la justice ainsi qu’au fonctionnement de l’administration publique. L’une de ces décisions majeures demeure la création d’une nouvelle mine à hauteur de plus 32 milliards dans la Passoré. Voici les grandes lignes résumées.
L’un des dossiers les plus importants examinés lord de ce Conseil, concerne le projet de loi de règlement du budget de l’État, exercice 2025. Selon le Gouvernement, les recettes définitives ont atteint 3 461 milliards de F CFA, dépassant les prévisions initiales fixées à 3 299 milliards de F CFA. Les dépenses exécutées affichent un taux d’exécution de 99,5 %, tandis que le déficit budgétaire est ramené à 333,8 milliards de F CFA, contre 856,3 milliards de F CFA en 2024. Cette évolution est présentée par le gouvernement, comme le résultat d’une gestion budgétaire rigoureuse.
Malgré un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et les défis sécuritaires nationaux comme la guerre en Russie et en Iran mais aussi les nouvelles politiques concernant le commerce extérieure adoptée par l’exécutif et qui qui ont engendré des tensions avec les pays voisins, l’économie national a démontré sa résilience et a même progressé.
Pour ce qui est du secteur minier, le Gouvernement burkinabè a autorisé l’exploitation industrielle de la grande mine d’or de Bouboulou, située dans la commune de Yako, province du Passoré. Les réserves dont elle dispose sont estimées à plus de 10,7 millions de tonnes de minerai, pour une production attendue de 7,27 tonnes d’or sur une durée d’exploitation de 15 ans. Dans les prévisions le projet devrait générer 1 272 emplois, tout en rapportant plus de 34,5 milliards de F CFA au budget de l’État et plus de 4,4 milliards de F CFA au Fonds minier de développement.
L’exploitation de la mine sera assurée par une entreprise burkinabè à savoir SOPAMIB BOUBOULOU SA qui est une filiale de la société d’état SOPAMIB. La SOPAMIB a été créer en 2014 mais ce n’est qu’en 2024 qu’elle a été déterrée et mise en service. Cette attribution démontre une fois de plus, si besoin était, la vision du gouvernement et son ambition de transformer l’économie national.
Un autre domaine non moins important est celui diplomatique. Sur ce plan, le Conseil a donné son agrément à la nomination de trois nouveaux ambassadeurs auprès du Burkina Faso. Il s’agit de Madame Rakiatou IDE ISSAKA, de Madame Nipa NIRANNOOT et de Madame Ndiyakupi NGHITUWAMATA représentantes respectivement de la République du Niger, du Royaume de Thaïlande et de la République de Namibie. Cette décision contribue au renforcement des relations de coopération entre le Burkina Faso et ces États partenaires.
Le Conseil des ministres a également procédé à la nomination de nouveaux membres de la Commission nationale de contrôle des mandataires judiciaires, renforçant ainsi le dispositif de contrôle et de régulation dans le secteur judiciaire.
Au chapitre des communications orales, le ministre chargé de l’Agriculture a présenté les résultats de la participation du Burkina Faso à une formation internationale organisée à Bonn, en Allemagne, consacrée à l’intégration de l’égalité de genre et de l’inclusion sociale dans les politiques nationales d’adaptation aux changements climatiques. Cette rencontre a permis au Burkina Faso de partager son expérience en matière de planification climatique et de promouvoir une approche plus inclusive dans les politiques publiques.

Enfin, le Conseil des ministres a procédé à une importante série de nominations dans plusieurs ministères et établissements publics. Elles concernent notamment les secteurs de l’agriculture, des finances, de la justice, de la santé, de l’industrie, de la construction de la patrie ainsi que plusieurs conseils d’administration, dont ceux de l’ONEA, de l’ENEF, de l’Institut des hautes études internationales et de l’Université Faustin Sié SIB.
À travers ces décisions, le Gouvernement burkinabè poursuit ses priorités en matière de consolidation des finances publiques, de développement économique, de renforcement des institutions et de modernisation de l’administration, tout en affirmant sa volonté d’accroître la souveraineté nationale, notamment dans le secteur stratégique des ressources minières.
Kadougofin Armel Landry Ouattara
Wangola Médias



