Société

Campagne agricole 2026-2027 : la hantise de la rareté des pluies s’installe chez bon nombre de producteurs.

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Entrepreneur agricole, Tiakoumbié Sirima, (Nafona) bien connu dans les milieux des producteurs agricole, comme bon nombre de cultivateurs est finalement inquiet face à la rareté des pluies cette année. Car, ils sont encore nombreux ceux qui n’ont pas encore pu semer. A cette hantise due au manque de pluies, s’ajoute cette autre situation qui est de s’approvisionner en engrais. Lisez son point de vue sur le déroulement de la campagne 2026-2027 dans la zone de Banfora.

Tiakoumbié Sirima : Cette année il y a des difficultés pour la saison hivernale. Je peux dire que ces difficultés sont de deux ordres. Ce que j’ai constaté et ce que les autres viennent me dire, il y a le problème d’engrais. Pour cela, les gens ne pourront pas beaucoup cultiver le maïs. Beaucoup de producteurs vont préférer cultiver le haricot et le sésame. Il y a vraiment des difficultés à ce niveau sur les prix au marché. La deuxième difficulté est liée au manque de pluies. Il ne pleut pas convenablement. Nous sommes aujourd’hui au 10 juillet 2026 et beaucoup n’ont pas encore semé. C’est un véritable souci pour les cultivateurs que nous sommes.

La solution palliative qui peut être trouvée, c’est de se préparer ardemment pour les cultures de contre saison sinon en 2027 nous risquons de connaitre des difficultés alimentaires. En tout cas, de mon point de vue, c’est inquiétant parce que la production atteinte à la dernière campagne risque de ne pas être atteinte à la présente campagne à cause de la pluviométrie et de la cherté des engrais sur le marché. Avant on rentrait au marché payer l’engrais mais actuellement on n’en gagne pas et c’est presqu’au prix de 25 000f le sac. Le stock envoyé par le gouvernement ne peut pas couvrir nos besoins. Nous qui sommes des entrepreneurs agricoles, l’année passée nous avons eu entre 50 et 60 sacs d’engrais. Cette année nous avons bénéficié de 20 sacs.  C’est insuffisant pour nous dans nos objectifs en superficies emblavées. C’est une difficulté.

Il nous faut donc ensemble avec le gouvernement se serer les coudes pour notre autosuffisance alimentaire. Si vous voyez beaucoup de bruit dans un pays, c’est par rapport à l’alimentation. Par exemple, dans ton foyer s’il n’y a pas à manger, tu ne peux pas rester à la maison. Aussi, dans un pays s’il n’y a pas à manger, rien ne peut prospérer. Que Dieu nous épargne de cela. Il faut donc qu’on puisse s’aider et s’encourager pour le développement de notre pays. L’année passée, avec la quantité de sacs d’engrais que nous avons eu de la part du gouvernement, nous avons pu cultiver beaucoup et nous avons satisfait le gouvernement. Une partie des récoltes a été donnée aux personnes vulnérables. Cette année la quantité d’engrais reçue est vraiment insuffisante.

Cette année, j’ai cultivé 6 hectares de maïs, 5 hectares de riz et deux hectares de bananes. Je compte après cultiver le haricot et le sésame. Chaque année je cultive 15 à 16 hectares de vivres. J’ai deux exploitations, un champ à Nafona et un autre à Toumousséni. Mais ma base est à Nafona.

Sié Yacouba Ouattara

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