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Le Conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 2 juillet 2026 à Ouagadougou sous la présidence du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. A l’ordre du jour de nombreux dossiers qui ont aboutie à l’adoption de plusieurs décrets traduisant la volonté du gouvernement de renforcer la souveraineté nationale.
L’une des principales décisions porte sur la création de l’Académie technologique du Faso (ATF). Cette nouvelle institution aura pour mission de former localement des ingénieurs dans des domaines stratégiques tels que la métallurgie, la mécanique, l’énergie, le nucléaire, l’aéronautique, le génie civil, la chimie industrielle, les métiers miniers, le numérique, la cybersécurité et les télécommunications. Pour le gouvernement, cette initiative répond à l’ambition de bâtir une souveraineté fondée sur des compétences nationales de haut niveau tout en soutenant l’industrialisation et l’innovation.
Le Conseil a également créé l’Agence nationale des bassins hydrographiques (ANABH), issue de la fusion des cinq agences de l’eau déjà existantes que sont les agences de l’eau du Nakambé, du Gourma, du Liptako, de la Comoé et du Mouhoun. Cette réforme vise à améliorer la gestion intégrée des ressources en eau sur le territoire national. Les insuffisances relevées lors des États généraux de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) de 2023 ont permis à l’exécutif de prendre conscience de l’obsolescence de l’ancien système.

Autre décision majeure, la création de CIM SAHEL, une société d’économie mixte à participation publique majoritaire. C’est une nouvelle cimenterie qui entend répondre aux pénuries récurrentes de ciment, lutter contre la spéculation sur les prix et accompagner les grands projets d’infrastructures. Selon le gouvernement, cette société devrait générer 413 emplois directs et près de 2 000 emplois indirects.
Le gouvernement a par ailleurs déclaré d’utilité publique urgente un projet de construction de logements sociaux et économiques dans l’arrondissement n°6 de Ouagadougou. Cette mesure permettra à l’État de mobiliser un terrain destiné à la mise en œuvre du programme « Burukina Faso Deenw Ka Soow ».
Dans le domaine de l’administration publique, deux nouveaux décrets viennent réorganiser les horaires de travail et préciser les conditions d’instauration de la journée continue aussi bien dans les administrations publiques que privées. Ces textes prennent notamment en compte les nouvelles dispositions relatives aux jours chômés et payés.
Le Conseil a également adopté un décret réglementant les interventions humanitaires au Burkina Faso. L’objectif est de renforcer la coordination entre l’État et les différents partenaires, d’améliorer le suivi des ressources mobilisées et de garantir que les actions humanitaires répondent davantage aux priorités nationales.

Le secteur de la justice n’est pas en reste. Trois décrets ont été adoptés afin de moderniser les règles d’inscription des experts judiciaires, de réformer la gestion du casier judiciaire conformément au nouveau Code de procédure pénale et de renouveler les membres de la Commission nationale de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (CONAHDA).
Au titre des communications orales, le gouvernement a salué le succès de la quatrième édition du Mois du patrimoine burkinabè. Plus de 26 500 personnes ont participé aux excursions organisées, tandis que les musées et sites patrimoniaux ont enregistré plusieurs centaines de milliers de visiteurs, témoignant d’un intérêt croissant des populations pour le patrimoine culturel national.
Kadougofin Armel Landry Ouattara
Wangola Media.



