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L’artiste Coul R Kelly, de son vrai nom, Yaya Guibaly, a procédé le 26 septembre 2026 à la dédicace de son premier album intitulé « Faakô Siguin » qui signifie la souffrance après le décès du père. C’est le jardin du maire de Niangoloko qui a servi de cadre à cette sortie dédicace de l’album produit sous la houlette de son manager, Michel Dubahai Soulama, opérateur culturel à Niangoloko. A cette dédicace, précédée par une conférence de presse, l’artiste était parrainé par Yssouf Konaté et Téné-Tina, marraine.
« FAAKO SIGUIN », « DOUNIA KO », « NGA NIYA DJOUGOUYA », « le BIENFAIT », « BARAKEBALY », « GANSTA SHOW », ce sont les titres de ce premier album de l’artiste Coul R Kelly, né le 18 décembre 1990 à Orodara dans le Kénédougou. A ces titres, s’ajoutent deux clips. Et le moins que l’on puisse dire, c’est de saluer le courage de Yaya Guibaly, un produit de la Maison de l’Enfance André Dupont de Orodara (MEADO), car portant en lui l’histoire de celui qui a grandi sans son père depuis ses 8 ans.
Spécialiste du Rap Manding, Coul R Kelly a son style unique. « Direct, percutant, ancré dans les sonorités et l’âme de l’Afrique de l’Ouest », a défendu le présentateur de l’artiste, pour qui, Coul R Kelly ne chante pas seulement. « Il interprète, il réveille, il unit. Son combat est clair, promouvoir la paix entre les communautés et rappeler à chaque citoyen, le devoir du travail et de la solidarité », a-t-il précisé.

Du reste, inspiré par son propre parcours et par la réalité des orphelins, « il transforme la douleur en force et le vécu en message. Chaque texte est un appel à l’action, à la fraternité et à la dignité », a lancé le présentateur.
Parmi les titres, des morceaux phares bien entonnés par les Niangolokolais, signe que l’artiste est adoubé à Santa. Il s’agit du titre « Le Bienfait » datant de 2023, « Baraké Bali » (paresseux), un véritable coup de fouet aux paresseux et partant, un cri clair et sans concession pour le réveille. Viennent ensuite « Gansta Show » et surtout, « Faakô Siguin », le titre phare de l’album. Un message fort qui interpelle chaque citoyen à faire le bien autour de lui et plus particulièrement aux enfants orphelins.

L’artiste, avant son premier « bébé », à sillonné plusieurs festivals à Orodara en passant par Koubri, Niangoloko en Fete, Bouaké, le Grand Concert d’Iba Mountaga, la Scène de David le Combattant. C’est donc un artiste aguerri habitué aux spectacles qui met son premier album « Faakô Siguin » sur le marché. Vendu à la somme de 5 000f l’unité, au concert dédicace, le tout premier a été payé à la somme de 55 000f.
« J’invite tout le monde à l’union et à la solidarité envers les orphelins », a lancé l’artiste, pour qui, le créateur de l’univers n’aime pas voir les enfants orphelins abandonnés. Pour Michel Dubahai Soulama, opérateur culturel et touristique dans les Tannouyan et manager de l’artiste, « je pense qu’il fallait que je l’accompagne pour sa production car ce qui est dans l’album, a trait au développement et à la résilience du peuple Burkinabè ». Très satisfait de la sortie de cet album, le promoteur culturel invite tout le monde à soutenir Coul R Kelly.

Cette dédicace a eu pour parrain Yssouf Konaté, PDG de l’entreprise Académie Multimédias, séduit par le courage de l’artiste. « J’ai suivi son début, j’ai vu que ce n’était pas facile », témoigne le parrain qui ajoute « j’ai répondu à son appel parce que je suis aussi orphelin ». C’est pourquoi le parrain qui souhaite voir un jour l’artiste devenir planétaire a appelé à le soutenir.

Toujours aux cotés de Coul R Kelly, la marraine Téné-Tina, artiste de son vrai nom Maténin Martine Soulama. « Je dirai que c’est mon fils car sa maman s’appelle aussi Téné. J’apprécie son travail avec des titres qui touchent vraiment », a confié Téné-Tina, pour qui être un artiste n’est pas un métier facile. D’où son encouragement à Coul R Kelly à plus d’abnégation afin de se frayer le chemin.

Notons que la nuit culturelle qui a suivie a vu la prestation d’une quinzaine d’artistes de Niangoloko et d’ailleurs, tous venus soutenir Coul R Kelly.
Sié Yacouba Ouattara
Wangola Médias



