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La collaboration entre le Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC) et ses partenaires que sont la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), la douane et le port sec de Bobo-Dioulasso, ainsi qu’avec GEBANA qui est une unité de transformation de mangue et de noix de cajou situé dans le village de Mê à une vingtaine de kilomètres de la ville, est au beau fixe. C’est du moins ce qu’ont affirmé les premiers responsables de ces structures face aux journalistes lors du passage de la caravane de presse initiée par le CBC.

Au deuxième jour de la caravane, la dizaine de journalistes a pris langue avec les responsables de structures partenaires du CBC qui sont implantées dans la ville de Bobo-Dioulasso et avec lesquelles la Direction Régionale de l’Ouest (DRO), sous la houlette de Thierry Hien, met en œuvre la politique d’approvisionnement du pays en marchandises diverses et d’exportation.
Partie du siège de la DRO, la caravane a marqué son premier arrêt au port sec de Bobo-Dioulasso à un jet de pierre. Durant près de trois heures d’horloge, les journalistes ont effectué une véritable immersion dans les opérations de pesage, de production de documents et des données statistiques, d’emmagasinage et de contrôle douanier.

Conduits par Philibert Sanou, chargé de l’exploitation du port sec, ils ont notamment pu suivre de près le processus de pesage des camions qui entrent dans le port sec et ont mieux compris les différentes étapes de cette opération. Les journalistes ont ensuite visité le magasin du port sec, les locaux du CBC, placés sous la responsabilité de Mahamadou Sourabié, ainsi que le service du scanner de la douane.
Selon Mahamadou Sourabié, responsable du bureau du CBC au port sec de Bobo-Dioulasso, la mission de cette représentation découle naturellement de celle de l’institution mère, qui consiste à veiller à l’approvisionnement régulier du Burkina Faso en denrées, marchandises et produits divers, dans les meilleures conditions de célérité.

Pour ce faire, le rôle du CBC au port sec est notamment de veiller à la traçabilité des marchandises, de s’assurer de la délivrance des documents de suivi des transactions (DST) et d’assister les chargeurs. Il précise que les DST sont des documents nécessaires à l’importation et à l’exportation des marchandises et que le CBC participe, aux côtés des autres structures, à la délivrance de ces précieux documents.
À en croire le chargé d’exploitation du port sec, Philibert Sanou, la collaboration avec le CBC est au beau fixe. Selon lui, le CBC est un partenaire stratégique pour la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, en ce sens que partout où la CCI-BF dispose de représentations ou mène des activités nécessitant la présence d’agents du CBC, ces derniers répondent présents pour jouer leur rôle essentiel dans la chaîne d’approvisionnement du pays, notamment en ce qui concerne la vérification des documents nécessaires.

Philibert Sanou ajoute que sans le visa de l’agent du CBC, celui de la CCI-BF et celui de l’agent des douanes, aucun camion ne peut sortir du port sec. « Chacun, à son niveau, s’assure que ses prestations ont été effectuées et payées avant que le camion ne sorte », a-t-il expliqué.
Bambara Hassan, l’un des responsables des commissionnaires agréés en douane au niveau du port sec, qui se trouvait sur les lieux, a également salué les prestations du CBC. Pour lui, le CBC joue un rôle important depuis les ports d’embarquement jusqu’aux ports de déchargement. Il précise que c’est grâce au CBC que les nombreuses références dont les commissionnaires ont besoin pour assurer la circulation des marchandises leur parviennent. « Le CBC nous facilite le travail et sa collaboration est franche avec l’ensemble des acteurs de la chaîne de transport », a déclaré M. Bambara. Il ajoute que, même avant l’arrivée de la marchandise au port, le CBC offre la possibilité de se connecter à son site afin d’obtenir les informations nécessaires au montage des déclarations, en amont de l’arrivée des cargaisons à destination.

Le bordereau électronique de suivi des cargaisons, le connaissement et la lettre de voiture figurent, selon lui, parmi les documents que le CBC permet d’obtenir dans les meilleurs délais. C’est pourquoi Hassan Bambara invite ceux qui souhaitent se lancer dans la profession de déclarant en douane à se rapprocher davantage du CBC, car ils pourront bénéficier de son accompagnement.
Autre lieu, même satisfaction à l’égard des prestations du CBC. Après avoir pris congé des acteurs du port sec, la caravane des journalistes a mis le cap sur Mê, où elle avait rendez-vous avec les premiers responsables de GEBANA. C’est le directeur général, Antonio Da Silva, qui les a accueillis en compagnie de ses plus proches collaborateurs, notamment les responsables techniques de l’entreprise spécialisée dans la transformation de la mangue et de la noix de cajou.
Après avoir pris le temps de faire visiter aux journalistes la chaîne de transformation de la noix de cajou, qui constitue actuellement l’unique matière première disponible, le DG Da Silva s’est prêté à leurs questions. Il a notamment laissé entendre qu’au nombre des acteurs qui interviennent à leurs côtés pour l’importation des produits nécessaires au fonctionnement de l’usine et pour l’exportation de leur production, le CBC figure parmi les partenaires qui leur donnent le plus de satisfaction.

En 2026, l’entreprise prévoit d’exporter 1 200 tonnes de noix de cajou et 900 tonnes de mangue séchée. Dans cette perspective, le CBC contribuera, selon Antonio Da Silva, à faciliter les opérations. Pour lui, le véritable atout du CBC réside dans le délai relativement court qu’il met pour traiter leurs dossiers.
Une journée marathon qui s’est achevée dans la bonne humeur, avec, à la clé, l’envie de poursuivre les autres étapes de la caravane et de découvrir davantage l’action du CBC en matière d’approvisionnement du pays en marchandises et d’assistance aux chargeurs et aux transporteurs.
Go Mamadou TRAORE
Wangola Médias



