Economie

SOTRACO/Tannounyan : des bus en arrêt attendent du personnel.

Octobre 2025. Dans la liesse sous le catalyseur des Wayiyans, la ville de Banfora recevait ses premiers bus de la Société de Transport en Commun (SOTRACO). Cette acquisition de 6 bus devrait contribuer à améliorer énormément le transport en commun dans la ville de Banfora et de son hinterland. Mais depuis, ce sont des bus circulants presque vides avec d’autres stationnés à la Police Municipale de Banfora sous les intempéries. Parallèlement, le triste spectacle continu: des personnes, en majorité des femmes sont toujours embarquées dans des tricycles.

Hema Théophile, régulateur de la SOTRACO des Tannounyan

Wangola Mediaş est allé à la rencontre du Régulateur Principal de la SOTRACO/Tannounyan, Hema Théophile, dont les bureaux ont déménagé dans les cités du 11 décembre à Bounouna, secteur n°9 de Banfora. Entre difficultés rencontrées sur le terrain et le lancement officiel de la SOTRACO, des efforts sont de mises pour atteindre l’objectif d’un transport urbain profitable aux populations.

Wangola Médias : depuis octobre 2025, la SOTRACO est à Banfora. Quelques mois après, comment se porte la société ?

Hema Théophile : La SOTRACO se porte toujours à merveille. Elle a commencé avec deux lignes spéciales appelées “lignes étudiants”. Également, en ce qui concerne le réseau ordinaire et le réseau intercommunal nous avons fini d’implanter les arrêts. Nous avons déjà mis en place les arrêts sur le réseau ordinaire qui compte 5 lignes et le réseau inter-communal qui compte aussi 5 lignes. Nous avons Sindou (Province de la Léraba), Niangoloko, Toussiana, Bérégadougou et Tiéfora. Actuellement, le régulateur principal que je suis attend ses collaborateurs, ses collèges de services et des bus également pour pouvoir procéder au lancement officiel.

Vous avez combien de bus dans le parc automobiles de la SOTRACO à Banfora ?

Hema Théophile attend Ouagadougou pour couvrir toutes les lignes

 A ce jour, c’est toujours les 6 bus et nous exploitons deux pour les étudiants. Les autres bus ne sont pas en circulation et cela est dû au recrutement du personnel. L’administration en tout cas est en train de tout mettre en œuvre pour que cela soit effectif dans les plus brefs délais.

Quel personnel est toujours attendu ?

Ce sont les chauffeurs, les caissiers et les contrôleurs.

Sur les lignes de Niangoloko, Sindou et autres, vos plaques d’arrêts sont déjà fixées. Alors à quand les bus pour desservir toutes ces localités au grand bonheur des populations ?

En tout cas tout le réseau est mis en place et j’attends à présent Ouagadougou. On ne peut pas lancer l’activité sans avoir le personnel requis. Mais, selon les informations qui me parviennent, la direction de la SOTRACO est en train de tout mettre en œuvre pour que le personnel soit à ma disposition d’ici la fin de ce mois.

En attendant pourquoi privilégier que les étudiants ? Les populations on les voient toujours embarquées dans les tricycles ?

Dès que le réseau sera remis en place, les lignes ordinaires et inter-communales seront fonctionnels, le temps d’attente sera revu et la population va profiter. Actuellement nous avons seulement les lignes spéciales, c’est à dire de Bounouna en passant par la place de la Nation pour rejoindre Kiribina. Il y a des élèves qui prennent ce même itinéraire et ils ont accès aux bus. La preuve c’est que dans le lot des abonnées, nous avons quelques élèves qui sont abonnés et qui prennent le bus en même temps que les étudiants.

Pour avoir accès aux bus, quelles sont les conditions ?

Pour avoir accès aux bus de la SOTRACO, les clients doivent être munis de leurs titres de transport. Pour les non abonnés, le ticket fait 150f, pour les élèves et étudiants, ils ont accès aux bus à travers l’abonnement. L’abonnement mensuel et hebdomadaire. L’abonnement mensuel fait 3000f. Une première carte est délivrée qu’on appel la carte annuelle qui va avec l’abonnement mensuel. La carte annuelle fait 1000f et l’abonnement mensuel 3000f.

Donc pour le premier abonnement ça fait 4000f et les renouvellements font 3000f. La carte hebdomadaire fait 1000f la semaine.

Ceux qui ne sont pas élèves ou étudiants, ne peuvent pas avoir les mêmes tarifs. Mais pour le moment, je ne dispose pas de tous les tarifs. Actuellement, les travailleurs quand ils montent, c’est le ticket de 150f qu’ils prennent ainsi que les élèves qui ne sont pas abonnés.

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Dites-nous, en plus des problèmes liés au personnel, quelles sont les autres difficultés depuis l’arrivée de la SOTRACO à Banfora ?

Les difficultés ne manquent pas. Vous constatez notre déménagement de la Mairie à Bounouna et les élèves et les étudiants ont des difficultés pour venir s’abonner. Pour cela, j’ai autorisé les chauffeurs, au cas où il y a une dizaine d’étudiants qui veulent venir s’abonner à partir de l’université, ils peuvent les amener en bus. Mais entend qu’homme, on s’adapte aux difficultés.

Des attentes ?

En tout cas, l’attente c’est de part et d’autre. Nous attendons l’administration de Ouagadougou pour qu’elle diligente le lancement et nous souhaitons vraiment que la population adhère à la SOTRACO. 

Nous disposons de bus pour les différentes locations pour les sorties touristiques. Si toutefois des établissements scolaires veulent faire des sorties, la SOTRACO est disposée à les accompagner.

Propos recueillis par Sié Yacouba Ouattara.

Wangola Médias.

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