Economie

Réduction des difficultés rencontrées par les chargeurs sur les corridors : le CBC sensibilisé les acteurs à Bobo-Dioulasso

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Afin de faciliter l’importation et l’exportation de marchandises et maîtriser du même coup les prix de ces marchandises surtout celles importées, le Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC), a réuni autour d’une même table chauffeurs-routiers, chargeurs et agents chargés du contrôle sur les axes routiers à Bobo-Dioulasso le 30 juillet 2026. L’objectif visé par ce conclave de l’avis de la camarade Directrice générale de l’institution, madame Bado/Bouda Denise est de renforcer la connaissance des acteurs de la chaîne de transport sur la réglementation. Conseil Burkinabè des Chargeurs d’où le thème « Importance du respect de la réglementation du transport du transport routier inter-Etats : rôles des acteurs ».

Les forces de controle sur les corridors ont apporté des éclaircissements au chargeurs et autres chauffeurs routiers

La cérémonie qui a consacré l’ouverture de cette session de sensibilisation a été placée sous la présidence du gouverneur de la région du Guiriko, représenté par son chef de cabinet, le camarade Fousséni Traoré qui avait à ses côtés son homologue de la délégation spéciale communale de Bobo-Dioulasso la camarade Maïmouna Sawadogo. D’une même voix, ces deux autorités ont salué l’initiative du Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC) en ce sens que dans un pays enclavé comme le Burkina Faso, le secteur du transport est le sang qui irrigue l’économie. Selon Fousseni Traoré, pour que cette irrigation soit efficace, il faut nécessairement le respect de la réglementation en vigueur.  » Le non-respect de la réglementation entraîne des conséquences graves » a-t-il dit. Aussi, a-t-il avant de déclarer ouverte la séance de sensibilisation, il a invité les participants à suivre assidûment les communications qui allaient être développées à leur intention. Maïmouna Sawadogo pour sa part a remercié le CBC à travers sa Directrice générale pour le choix de sa commune pour abriter cette activité. Un choix qui s’explique selon la Directrice générale par la place qu’occupe Bobo-Dioulasso dans le corridor qui mène en Côte d’Ivoire.

Les cadres du CBC ont édifié les participants à travers 5 communications

Pour ce qui est du choix de la région du Guiriko pour abriter cette rencontre, la Directrice générale du CBC, la camarade Bado/ Bouda Dénise dira qu’il n’est pas fortuit.  « Quand vous regardez la localisation géographique de la région du Guiriko, vous avez la frontière avec le Mali et vous avez également la frontière avec la Côte d’Ivoire. Et vous voyez aussi qu’il y a beaucoup d’importateurs, beaucoup de conducteurs, beaucoup d’acteurs de la chaîne des transports et même les forces de contrôle qui sont dans cette région. Il est donc nécessaire pour de venir ici dans la capitale économique du Burkina Faso pour partager la réglementation et aussi renforcer la capacité de ces acteurs qui contribuent énormément à la provision de la région. 

Le vice-président de l’union nationale des chauffeurs routiers s’est dit satisfait de la tenue de la rencontre

Pour elle, cette sensibilisation entre dans le cadre d’une série de sessions de sensibilisation que le CBC organise. Elle fait suite à celles de Dakola à la frontière du Ghana, de Cinkansé à la frontière du Togo. A l’entendre, l’objectif visé selon la camarade DG est de renforcer la connaissance des acteurs de la chaîne de transport sur la réglementation. Une condition très importante dans le domaine des transports parce qu’il implique beaucoup d’acteurs.  » C’est toute une chaîne. Si les gens ne maîtrisent pas la réglementation, ils rencontrent beaucoup de problèmes » a fait noter la DG qui précise que la réglementation s’observe à plusieurs niveaux.  » Il y a non seulement la réglementation au niveau du contrôle de la charge à l’essieu, des normes et gabarit des véhicules, au niveau de la gestion du fret, au niveau des ports de transit. A cela elle ajoute qu’il y a également la question de structuration des prix du transport, la commande au départ et à l’arrivée, les questions de permis de conduire, puisse que, dira-t-elle, on ne peut pas parler de transport sans parler de permis de conduire. Très souvent, soutient-elle, il y a des incompréhensions entre les acteurs notamment les conducteurs routiers et les forces de contrôle sur la route. C’est parce que les gens ne maîtrisent pas la réglementation. Au niveau des ports du transit également, nous voyons souvent qu’il y a des incompréhensions entre les forces du contrôle et nos acteurs qui vont dans les pays de transit pour transporter la marchandise. Le Conseil burkinabè des Chargeurs est la structure, le bras opérationnel du ministère des Transports qui suit l’approvisionnement du pays. Et comme la majeure partie de ce que nous consommons vient par la mer, il est de notre devoir de renforcer la capacité des acteurs de leur dire qu’est-ce que la réglementation préconise. Il est également de notre devoir et comment amener les chargeurs à se conformer à cette réglementation parce que tout manquement à la réglementation entraîne des coûts, ça peut entraîner même la perte de la vie, ça peut entraîner des retards dans la livraison. Et tout franc qu’un transporteur, un importateur ou un chargeur paie de plus va se répercuter forcement sur le prix de la marchandise et c’est le consommateur final que nous sommes qui va payer.

Le présidium avec le DIRCAB du gouverneur au milieu, à droite la DG du CBC et le DIRCAB du PDS à gauche

Au total, cinq modules en rapport avec le respect de la réglementation ont été développés par des acteurs de l’ONASER de la DGTTM et du CBC au profit des participants. Au sortir de la séance, dira la Directrice générale, nous attendons que chaque acteur soit imprégné de la réglementation et que chaque acteur vraiment prennent la mesure de la chose et s’engage vraiment à respecter la réglementation en matière de transport. Selon elle, si les gens respectent la réglementation en matière de transport, on n’aura pas de problème sur la route. Et c’est vraiment le souhait du Conseil Burkinabè des Chargeurs.

 Qui parle de chaîne, parle de maillions et les acteurs ce sont avant tout les importateurs les exportateurs que nous appelons dans notre jargon chargeurs. Parmi eux il y a les conducteurs- routiers, les transporteurs, les transitaire, les forces de contrôle qui sont chargés du contrôle de la réglementation sur le terrain, et également les Hommes de médias qui sont chargés de véhiculer l’information est à l’endroit de la population et à l’endroit de ces acteurs.

La DG du CBC répondant aux questions des journalistes

Abdramane Barro, vice-président nationale de l’Union nationale des chauffeurs-routiers du Burkina Faso pour sa part a positivement apprécié cette séance sensibilisation organisée par le CBC à leur endroit. » Cette formation nous va droit au cœur car il est important pour chaque acteur de connaître la réglementation en vigueur dans son domaine. Si nous avons plusieurs occasions de ce genre, beaucoup d’entre nous circuleront sans trop de difficultés » a-t-il lancé. A l’en croire, plusieurs chauffeurs-routiers pêchent par ignorance.  « Il nous arrive de commettre des fautes, d’être en infraction simplement parce que nous ignorons. Mais avec la sensibilisation de ce jour, nous avons beaucoup appris et nous avons eu l’occasion de porter nos doléances à la connaissance des premiers responsables du CBC » a lancé le camarade Barro qui espère que ces doléances trouveront satisfaction pour le bonheur de leur corporation.

la photo de famille

Il s’agit entre autres de la difficulté de nos jours à se faire délivrer le permis de conduire à Bobo-Dioulasso, la lourdeur administrative pour l’obtention des documents d’exportations et d’importation, la multiplicité des frais pour le même acte le long des corridors, la difficulté à obtenir le laisser-passer au port d’Abidjan sans oublier la durée de validité de ce document qui est 1 jour pour dix mille francs CFA. A cela les chauffeurs routiers ajoutent qu’ils sont très souvent victimes d’insécurité, d’agression dans ce même port. Les participants ont invité le CBC à prendre langue avec les autorités ivoiriennes pour mettre fin à toutes ces tracasseries. Se voulant très rassurante, la Directrice générale qui était entouré de ses plus proches collaborateurs a donné les éclairages nécessaires et rassuré les auteurs de ces doléances que fidèle à son leitmotiv qui est  » Connecter le Burkina Faso au reste du monde », le CBC se charge de donner suite à toutes ses préoccupations sans distinguo ni exclusive.

Go Mamadou TRAORE

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