
Views: 3
Réuni le jeudi 25 juin 2026 sous la présidence du Président du Faso, le Conseil des ministres a adopté une série de réformes dans plusieurs secteurs stratégiques pour le développement du Faso. Nous vous en proposons la substance.
L’une des décisions majeures adopté lors de ce conseil, concerne le projet d’implantation de la Société Textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF) à Logofourousso, un village situé dans la commune de Bobo-Dioulasso. A cet effet, le gouvernement a déclaré d’utilité publique urgente deux terrains d’une superficie totale de 5 hectares 69 ares 90 centiares afin de garantir la réalisation et l’extension du complexe industriel dans l’avenir. Cette mesure ouvre la voie à la procédure d’expropriation des espaces concernés et traduit la volonté des autorités de sécuriser un projet présenté comme stratégique pour le développement industriel et économique du pays.
Un autre domaine tous aussi important, celui des finances a également fait l’objet d’innovation. Dans le domaine de la gouvernance financière, le Conseil a revu les règles encadrant les comptes de dépôts de fonds au Trésor public. Les nouvelles dispositions clarifient les structures habilitées à ouvrir ces comptes, définissent les profils des gestionnaires et ils accordent davantage de souplesse à certaines entités publiques, notamment les structures militaires et les projets financés sur ressources extérieures. Cette réforme vise à renforcer la transparence mais aussi, l’efficacité dans la gestion des deniers publics.
Sur le plan institutionnel, le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme se dote d’un nouvel organigramme afin de prendre en compte les réformes intervenues ces derniers mois. Le rattachement de la Société burkinabè de télédiffusion au ministère de la transition digitale, des Postes et des Communications, la fusion de certains fonds de financement et la création de nouvelles directions régionales et provinciales sont entre autres raisons qui ont faits de cette décision une nécessité. Le Conseil a également validé plusieurs projets spécifiques, dont la construction d’un auditorium au Mémorial Thomas Sankara, une étude de faisabilité d’un téléphérique ainsi que la poursuite des actions de communication de guerre et de promotion du Fonds de soutien patriotique, pour un coût global de près d’un milliard de francs CFA.
Le domaine de la justice n’est pas en reste. Le gouvernement entend moderniser l’application des textes législatifs en réduisant de huit à trois jours le délai d’entrée en vigueur des lois après leur publication au Journal officiel. Les actes administratifs pourront désormais être publiés et notifiés par voie électronique, une évolution destinée à adapter l’administration aux nouvelles technologies. Une autre innovation cette fois sur les sanctions des personnes reconnues coupables. La réforme du Travail d’intérêt général (TIG).
En effet le gouvernement souhaite faire de cette peine une véritable alternative à l’emprisonnement pour certaines infractions mineures. Le texte prévoit notamment son prononcé d’office dans plusieurs cas, l’intégration des prestations intellectuelles parmi les travaux pouvant être exécutés et l’exclusion des infractions liées au terrorisme et à certains crimes. L’objectif affiché par le gouvernement au travers de cette décision est de réduire durablement la surpopulation carcérale tout en renforçant l’efficacité de la réponse pénale.
Le Conseil s’est également penché sur la campagne cotonnière. Après une production de plus de 314 000 tonnes lors de la campagne 2025-2026, le gouvernement vise 532 000 tonnes pour la prochaine saison. Les prix planchers d’achat du coton conventionnel ont été maintenus à des niveaux destinés à soutenir les producteurs, tandis que les engrais continueront de bénéficier d’une subvention afin de limiter leur coût.

Dans l’enseignement supérieur, un nouveau régime des bourses d’études a été adopté. Il introduit plusieurs innovations, dont la création de la bourse patriotique, destinée à permettre aux personnes physiques et morales de contribuer au financement des études supérieures. Le texte prévoit également une meilleure prise en compte du mérite, des filières prioritaires et des pupilles de la Nation dans l’attribution des bourses.
Au chapitre des communications orales, le gouvernement a annoncé l’organisation de la première édition du concours « Zama d’Or », destiné à distinguer les meilleurs acteurs des métiers de la communication, du marketing, des relations publiques et de la publicité. Les ministres ont également salué la participation de jeunes Burkinabè au programme « À l’école de la citoyenneté » au Mali, présenté comme un cadre de renforcement de l’intégration entre les pays membres de la Confédération des États du Sahel.
Kadougofin Armel Landry Ouattara
Wangola Médias



