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NB: Image utilisée à titre d’illustration
Visiblement, la fraude aux examens, notamment au BEPC, demeure un défi important pour le système éducatif burkinabè. Les cas enregistrés en 2025 et ceux signalés cette année montrent que le phénomène évolue. Ce sont au total 17 candidats indélicats au BEPC et au BEP qui ont été alpagués dans la ville de Sya.
Selon les informations rendues publiques en 2025, un réseau organisé de fraude utilisant WhatsApp et des outils d’intelligence artificielle a été démantelé à Bobo-Dioulasso, avec 13 personnes interpellées. Autrefois limitée aux échanges de réponses entre candidats, la fraude prend aujourd’hui la forme de réseaux structurés. Des groupes WhatsApp sont créés, des personnes extérieures aux centres d’examen corrigent les sujets et transmettent les réponses aux candidats en temps réel dans leurs salles d’examens. L’utilisation d’outils d’intelligence artificielle pour résoudre rapidement les épreuves constitue une nouvelle menace pour la crédibilité des examens.
La pression de la réussite scolaire
De nombreux candidats considèrent le BEPC comme une étape déterminante pour leur avenir. La peur de l’échec, les attentes familiales et la compétition scolaire poussent certains élèves à rechercher des moyens illicites pour réussir.
L’influence des technologies
Les smartphones, les réseaux sociaux et les applications d’intelligence artificielle facilitent aujourd’hui les tentatives de fraude. Les enquêteurs ont notamment découvert des candidats qui photographiaient les sujets en salle pour les envoyer à des complices chargés de produire les corrigés.
Le fait que plusieurs fraudeurs aient été arrêtés montre aussi un renforcement des dispositifs de surveillance. Les surveillants, les services de sécurité et les autorités éducatives collaborent davantage pour détecter les pratiques frauduleuses. Bobo-Dioulasso en 2025 puis en 2026 montre à la fois cette velléité de certains candidats d’emprunter la courte échelle et la vigilance des forces de l’ordre et des surveillants à leur barrer le chemin.
Conséquences de la fraude
Il convient donc de saluer cette vigilance face à l’ingéniosité des auteurs de la fraude et leurs complices. Car la crédibilité des diplômes nationaux doit être protégée. Du reste, depuis quelques temps, le gouvernement du Burkina a engagé une lutte contre les faux diplômes dans l’administration publique. Une lutte qui a d’ailleurs permis la révocation de plusieurs fonctionnaires. Lors que ces candidats à la courte échelle arrivent à passer entre les mailles de la police, c’est une injustice envers les candidats qui réussissent honnêtement.

La conséquence est connue, la formation de futurs cadres dont les compétences réelles peuvent être insuffisantes. En 2025, plusieurs personnes ont été condamnées à des peines de prison ou à des travaux d’intérêt général. Cette année encore, des sanctions seront prises contre ces indélicats candidats. Pour réduire durablement la fraude, plusieurs actions sont nécessaires dont celle de sensibiliser davantage les élèves sur les valeurs d’intégrité et de mérite. Les enseignants ont ici les premiers rôles à jouer dans les salles de classes. Il s’agit par ailleurs de renforcer les contrôles à l’entrée des centres d’examen, voire l’interdiction strict de l’introduction des téléphones portables dans les salles.
L’arrestation de 17 candidats pour fraude au BEPC et au BEP cette année encore montre que le phénomène a la peau dure au Burkina Faso. Et la lutte contre cette pratique doit se poursuivre pas seulement sur le terrain de la répression. Elle doit également passer par l’éducation aux valeurs de travail, d’honnêteté et de responsabilité. Fort heureusement, ils sont nombreux ces candidats qui empruntent ce chemin de la réussite clean.
Wangola Médias.



