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Face au nombre croissant de jeunes filles contraintes d’abandonner leur scolarité à la suite de grossesses précoces ou de situations de déscolarisation forcée, l’association KEBA-INA entendait apporter une réponse concrète à travers un projet d’insertion socio-économique dans sa zone d’intervention. Pour concrétiser cette initiative, elle a lancé un plaidoyer en direction de ses amis et partenaires financiers du jumelage de Bonnes, en France. Toute chose qui lui a permis d’obtenir le financement nécessaire pour ce combat.
Dénommé « Appui à l’insertion socio-économique », le projet vise à offrir une formation théorique et pratique à des jeunes filles, au nombre de 30 et qui sont déscolarisées, dans les domaines de la coiffure, de la teinture et de la fabrication du pagne traditionnel « Koko dondan ». L’objectif est de leur permettre d’acquérir des compétences génératrices de revenus, favorisant ainsi leur autonomie financière et leur insertion durable dans le tissu économique local.

Selon le responsable de l’association, Nombié Héma, la stratégie retenue repose sur un accompagnement complet des bénéficiaires. Elle comprend non seulement les formations techniques, mais également une meilleure organisation des jeunes filles au sein des villages de la zone d’intervention de KEBA-INA, en partenariat avec les amis de Bonnes. Cette formation a été rendue possible du 23 au 27 juin 2026 grâce à l’accompagnement effectif des amis de Bonnes. Selon toujours Nombié Héma, l’un des responsables de la coopération avec Bonnes dans le village de Diarabakoko, cette formation a été sanctionnée par des attestations. Il précise que c’est la deuxième session organisée à l’intention des mêmes bénéficiaires, toujours grâce à l’accompagnement des amis de Bonnes. D’où ses remerciements et sa gratitude au nom des habitants de la zone d’intervention.

Au-delà de l’acquisition de compétences, le projet ambitionne d’organiser les bénéficiaires en coopérative afin de renforcer leur capacité de production, de faciliter la commercialisation de leurs réalisations et de promouvoir une gestion collective des activités. Il est également prévu de les équiper en matériels de travail pour leur permettre de démarrer efficacement leurs activités professionnelles.

À terme, l’association espère voir les jeunes filles maîtriser la production du pagne traditionnel « Koko dondan », exercer un métier générateur de revenus et contribuer activement au développement économique de leurs communautés. À travers cette initiative, KEBA-INA entend lutter contre la pauvreté, favoriser l’autonomisation des jeunes filles vulnérables et leur offrir une seconde chance après l’abandon de leur parcours scolaire.
Go Mamadou TRAORE
Wangola Médias




