Economie

Fête de Tabaski : une ambiance morose au marché à bétail de Banfora à 48h des festivités.

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La mesure présidentielle est tombée comme un couperet. Plus d’exportations du bétail Burkinabè afin de protéger la consommation locale. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous le pont, car la mesure faisant des grincements de dents à la fois dans les milieux des éleveurs, des exportateurs de bétail et surtout les consommateurs ivoiriens à l’orée de la fête du mouton. Comment la mesure est appréciée ? A-t-elle influencé les prix sur le marché ? En claire, le consommateur Burkinabè plus précisément, Banforais paie-t-il moins cher le mouton de sacrifice pour sa fête de Tasbaski en 2026 ?  Nos reporters ont, après une pluie bienfaisante, effectué ce 25 mai 2026, un tour au niveau du marché à bétail.

Le sacrifice du mouton lors de la fête de l’Aid El-Kébir (Tabaski) est une prescription de la religion musulmane à laquelle de nombreux fidèles essaient tant bien que mal de se conformer. Les coûts des bêtes représentent un véritable casse-tête pour les potentiel acquéreurs au marché à bataille de la ville de Banfora située non loin du siège de la SONABEL. A deux jours de la célébration de la fête de Tabaski, le marché de vente de bétail peinait à attirer les foules des années antérieurs. Ce lundi matin aux alentours de 11h, l’ambiance était plutôt calme. Les vendeurs avaient établi leurs bases sous les arbres où ils veillaient sur leurs marchandises. Par ci des moutons, par là des cabris et au-dessus desquels les quelques clients venus, discutaient longuement les prix avec les vendeurs, chacun cherchant à tirer son épingle du jeu.  Visiblement, on était bien loin de l’affluence des années passées. Et les prix fixés semblaient être le véritable frein à l’affluence en attendant certainement que les dernières heures soient plus décisives.

Seydou Zongo, commerçant de bétail juge les prix abordables selon les bourses

Interrogés à nôtre micro, plusieurs commerçants reconnaissent que le marché est morose. Malgré la faible affluence observée en matinée, certains vendeurs affirmaient toutefois arriver à vendre quelques animaux et ils gardaient espoir pour la suite.

Selon Seydou Zongo, vendeur de bétail, le prix du mouton n’est pas cher cette année contrairement à ce que soutiennent certains clients. A l’entendre en effet, certains clients viennent avec de petites sommes mais espèrent avoir un gros mouton. Et c’est ce qui les font dirent que les prix ne sont pas à leur porté. « Si tu viens avec les moyens tu auras également un mouton en fonction de tes moyens », a tranché Seydou Zongo, qui a affirmé par ailleurs que les prix de cette année sont vraiment abordables par rapport à ceux de l’année dernière. « Les prix ont vraiment baissé », a-t-il soutenu.

Pour son bisness, ce commerçant évoque des contraintes liées à l’élevage, expliquant qu’il achète le son de blé, de maïs, les herbes et il paye également les enfants. Avec tous ces dépenses il soutient n’avoir vraiment aucun bénéfice avec la vente des moutons. Pour lui, c’est cet aspect que certains clients ne comprennent pas et ils disent que les moutons sont chers.

Toutefois, Seydou Zongo apprécie vraiment la décision du Président Ibrahim Traoré, selon laquelle, aucun mouton ne sort du pays. Car soutient-il, cette décision n’a pas joué sur le prix du mouton. « Le président veut que les Burkinabès, les Maliens et les Nigériens gagnent les moutons et les mangent également comme il faut », dira le commerçant de bataille. « Nous exportons nos bons moutons en Côte d’Ivoire. Vraiment la décision qu’il a prise a été très bénéfique », a soutenu Seydou Zongo.

Fidel Coulibaly a acquit son mouton à la somme de 225 000f

Du coté des clients le constat est le même. La cherté des prix des animaux est un souci comme la souligné Fidel Coulibaly. « Cette année en tous cas les prix sont tendus alors qu’on s’attendait à ce qu’ils soient plus abordables. Moi-même j’ai eu mon mouton à 225 000f donc ce n’est pas facile », dira ce client qui a délié le cordon de la bourse les dents serrées. Toutefois, les clients font l’effort de comprendre un peu la position des vendeurs. « Tout dépend aussi du prix auquel les vendeurs ont eu l’animal », relativise Fidel Coulibaly, qui nous fait comprendre qu’il a fait le tour de la ville et a comparé les prix. A l’entendre, ces prix sont abordables à certains endroits. Fidel Coulibaly, a également ajouté qu’il saluait les efforts fait par le gouvernement pour maintenir les prix à un coût abordable et qu’il espère que les deux parties vont finir par trouver un terrain d’entente au grand bonheur des populations.

Kadougofin Armel Landry Ouattara et

GA Chérifat Traoré

Wangola Médias.

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