Balade du griot face au terrorisme : ne faut-il pas repenser l’éducation de la jeunesse face au nerf de la guerre ?

Depuis le 25 avril 2026, le griot, comme bien d’autres de ses concitoyens est meurtri par la situation dans un des pays de l’AES : la disparition du Général de Corp d’Amée ministre Malien de la défense nationale et des anciens combattants. Suivant au même titre que les autres l’évolution de la situation, en l’occurrence, la riposte des FAMAs et la population malienne, le griot a été affligé par certaines images émanant de vidéos tournées dans les rues des différentes localités attaquées simultanément par des terroristes ce 25 Avril 2026. On y aperçoit dans une de ces vidéos, un homme en fin de cavale appréhendé par la population. Harcelé de questions, on retient deux réponses déconcertantes de sa part. D’abord, qu’il serait venu depuis l’Ethiopie. Puis, sur le fait de se retrouver dans ces salles draps, il avoue avoir empoché la dérisoire somme de 100 000 f.

Dit-il la vérité ? S’il s’avère véridique, comment peut-on risquer sa vie pour si peu ? Du reste, ce qui est bien établi, c’est bien l’argent qui l’a attiré, peu importe les autres considérations. Ici, l’appât de l’argent apparaît clairement, disons tristement. Comme cet Éthiopien, ce sont des dizaines de milliers de jeunes à la fleur de l’âge qui ont été enrôlés pour ces attaques massives.
A vrai dire, comparativement à son époque, le griot ne comprend pas cette avidité de la jeunesse pour l’argent. Conséquences, les Maliens, dans une furie revancharde, ont trainé dans les rues plusieurs dizaines de corps frêles. Des corps de plus d’un millier d’assaillants ont jonché les rues. Le pire, comme s’ils venaient identifier des corps, on a aussi vu dans d’autres vidéos, des talibés, leurs boites de garibous en bandoulière, venus comme pour consulter les corps de ces égarés. Quel monde ? Où les enfants n’ont plus peur de rien, contrairement à l’époque du griot où, lorsque la mort frappait à une porte, les enfants étaient « déportés » pour plusieurs jours pour une destination sûre. Pas question de les laisser voire des adultes transportant ou manipulant un corps.
Mais le ratissage faisant rage, pas une seconde pour l’armée, encore moins les autorités administratives d’enlever illico-presto ces cadavres des rues. Que de pertes pour l’Afrique de voir les FDS obligées qu’elles sont d’abattre ces jeunes, fer de lance de demain du continent, appâtés qu’ils sont par l’appât de l’argent à la fleur de l’âge pour la grande majorité.
Sur les causes d’un tel drame continental, l’on pourrait épiloguer longtemps sans pourtant convaincre le griot qui a vécu une époque moins turbulente. Le changement des époques ? Le phénomène de mode où jeune, on veut avoir tout, tout de suite et maintenant ? Ressembler à X ou Y qui, dans le village ou le secteur dégage une certaine aisance sociale enviable ? Où, simplement les réalités familiales où l’entraide et la solidarité ne sont plus cette pratique ancestrale ?

Peu avant l’hydre terroriste, cette regrettable trouvaille entre les mains des impérialistes, entretenue pour la reconquête des intérêts perdus au Sahel, ils étaient des milliers ces jeunes à se noyer dans les océans en quête d’un eldorado.
Pour le griot, il faut revoir, commençant dans les familles, l’éducation aux concepts de la recherche effrénée et illicite de l’argent, devenue presque la seule ligne de mire pour une jeunesse pressée. Peu importe, les risques pour elle et les conséquences sur la paix, la sécurité et la stabilité de leur patrie et partant, celle du continent.
Wangola Médias.



