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Kimini dans la commune de Niangoloko : le jardin scolaire, une école de la vie et de l’autonomie

À Kimini, localité rattachée à la commune de Niangoloko, le jardin scolaire est bien plus qu’un simple espace de production. Il est devenu un véritable cadre d’apprentissage pratique, fruit d’une collaboration exemplaire entre enseignants, élèves, parents d’élèves et les partenaires de l’école.

Oudieme Yacouba Ouattara, très fier de l’activité

Selon l’un des enseignants de l’école du nom de Oudieme Yacouba Ouattara, l’identification du site ayant servi à l’implantation du jardin a été réalisée par les enseignants, avec l’accompagnement des parents d’élèves. Toujours selon lui, la clôture, faite en grillage, a été possible grâce au dynamisme des partenaires de l’établissement. Un engagement collectif qui témoigne de l’intérêt accordé à l’éducation par l’action.

A en croire l’enseignant Ouattara, le jardin de l’école de Kimini est conduit en mode biologique. Les engrais utilisés proviennent exclusivement de fumiers de volaille et de bétail, mobilisés grâce au dynamisme des élèves et à la générosité des parents, renchérit-il. Les semences, quant à elles, sont achetées par le bureau du conseil de l’école.

De la pépinière à la récolte, Oudieme Yacouba Ouattara fait noter que toutes les étapes sont assurées par les élèves eux-mêmes, sous l’encadrement des enseignants et de spécialistes en agriculture. L’objectif est clair et vise selon lui à apprendre aux enfants, par la pratique, les techniques culturales et le sens de la responsabilité conformément à la volonté des autorités du MENAPLN qui, depuis quelques années, ont introduit des réformes dans notre système éducatif.

Sur le terrain à Kimini, les résultats sont déjà encourageants comme le témoignent les images du jardin et de la récolte. Selon les enseignants de l’école, la vente des feuilles de haricot et d’oseille a généré plus de 15 000 FCFA cette année. La première récolte de salade quant à elle a rapporté 45 000 FCFA, tandis que la tomate totalise déjà 40 000 FCFA, avec une production toujours en cours. Les cultures d’oignon, d’aubergines et de maïs sont également en pleine évolution, diront-ils, tout en soutenant que les ventes se font en toute transparence en présence des partenaires, des élèves et des enseignants. Une démarche qui renforce selon l’équipe-enseignante, la confiance et l’esprit communautaire.

Les élèves en séance d’apprentissage

Cependant, force est de reconnaître avec Oudieme Yacouba Ouattara que des difficultés persistent. Celles-ci se chiffrent, à l’en croire, en termes d’insuffisance de matériels tels les pioches, brouettes, arrosoirs, fûts d’eau, et une pompe d’eau défaillante qui ne tient plus. C’est pourquoi l’équipe-école de Kimini, qui n’est certainement pas la seule dans la situation lance un appel aux bonnes volontés pour tout appui matériel susceptible d’améliorer les rendements et de consolider cet outil pédagogique au profit des élèves, la relève de demain.

Go Mamadou TRAORE

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