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La deuxième session d’élaboration de contenus alternatifs aux messages subversifs et à la désinformation contre le Burkina Faso s’est tenue du 14 au 16 octobre 2026 dans la région des Tannounyan, au sein de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso. Elle a réuni des journalistes, des communicants, des blogueurs et des Forces de défense et de sécurité (FDS) autour des enjeux de la communication stratégique, de la préservation de l’image du pays et de la prévention de l’extrémisme violent.
Placée sous le thème « Communication stratégique et lutte contre la désinformation et les messages subversifs contre le Burkina Faso : contributions des journalistes, des communicants et des forces de défense et de sécurité dans le renforcement de l’image du Burkina Faso et la prévention de l’extrémisme violent », cette rencontre vise à renforcer les capacités des acteurs de la communication face à la propagation des fausses informations et des discours de haine.
À travers cette initiative, les participants sont appelés à contribuer à la production de contenus alternatifs susceptibles de contrer les messages subversifs, de promouvoir une information responsable et de préserver l’image du Burkina Faso, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’international. Dans un contexte où les informations circulent souvent plus rapidement que leur vérification, la maîtrise des outils de communication apparaît comme un enjeu majeur.

Prenant la parole au cours de la session, le chargé de mission du ministre de la Communication, Amidou Paul Bamogo, a expliqué que cette activité est organisée par la Direction générale de la communication et des médias, relevant du ministère en charge de la Communication gouvernementale. Selon lui, le Burkina Faso, confronté à une situation de guerre, a engagé un programme de communication de guerre afin de mettre à la disposition des communicants et des professionnels des médias les outils nécessaires pour mieux répondre aux défis actuels. L’objectif est notamment de favoriser une compréhension commune des enjeux et de promouvoir un langage cohérent dans les prises de parole publiques. « Souvent, les gens veulent bien faire, mais les outils leur manquent », a-t-il fait observer, soulignant la nécessité de renforcer les capacités des professionnels pour leur permettre de produire des contenus adaptés au contexte national.

Pour Amidou Paul Bamogo, cette démarche se justifie également par la multiplication de contenus visant, selon lui, à diviser les populations et à semer la confusion au sein de la société. Il s’agit donc, à travers les échanges et les travaux, de s’accorder sur les termes à employer, les messages à véhiculer et les réponses à apporter aux discours susceptibles de fragiliser la cohésion sociale. Le chargé de mission a également insisté sur l’importance de cette session dans la défense de l’image du Burkina Faso.

Rappelant que la guerre ne se limite pas au terrain militaire, il a souligné que la communication constitue elle aussi un front sur lequel le pays doit se mobiliser. À cet effet, il a invité les participants à s’approprier les outils et les stratégies qui leur seront proposés afin de les mettre en pratique à leur retour dans leurs structures respectives. Il a particulièrement insisté sur la nécessité de produire des contenus responsables, adaptés aux réalités nationales et capables de contribuer à une meilleure compréhension de la situation du pays.

Cette deuxième session constitue ainsi un cadre d’échanges et de renforcement des capacités des acteurs de la communication, avec pour ambition de promouvoir une information de qualité, de lutter contre la désinformation et de contribuer à la préservation de la cohésion sociale ainsi qu’au rayonnement du Burkina Faso.
Traoré Ga Cheriffa Raphaate Assita
Wangola Médias


