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Depuis plusieurs semaines déjà, l’attelage Sanko-Faye au Sénégal a volé en éclat. Cela, après avoir fait rêver le peuple sénégalais d’un avenir meilleur à travers le PASTEF via ce slogan enchanteur en 2024 : « la RUPTURE ».
A peine deux ans que les Sénégalais séduits ont accordé leur confiance au PASTEF, ses deux figures emblématiques, Sanko et Faye en sont à la « rupture » que l’on attendait le moins et sont désormais aux calculs politiques pour la gestion au pouvoir. Un bras de fer aux incertaines. Élu Chef de l’État Sénégalais, Diomaye Faye, aux yeux de Ousmane Sanko, n’arrivait pas à imprimer le rythme de cette « rupture » promise au peuple. Au regard de la lenteur, voire une certaine continuité avec le système de gouvernance décrié, les divergences ont quitté les bureaux feutrés de la Présidence et de la Primature Sénégalaise pour se retrouver dans la rue. L’erreur politique qu’il fallait éviter vaillant que vaille, car, lorsqu’un débat politique gagne la rue, comme un serpent de mer, il devient difficile de trouver et couper la tête.
Rupture radicale ou dans la magnanimité ?
Dès lors, les positions se sont dessinées entre ces deux figures avec Diomaye Faye confiant de détenir le gouvernail de l’appareil d’Etat, a multiplié des pratiques et des fréquentations inappropriées aux yeux de Sanko. La pilule ne pouvait qu’avoir du mal à passer dans la gorge du célébrissime ex-prisonnier politique Sénégalais, Ousmane Sanko, dont une majorité du peuple connais la perspicacité du verbe.

En effet, peu avant de se retrouver en tôle, Ousmane Sanko n’avait-il pas dans une adresse mémorable demandé à la France coloniale de lever son genou à notre cou (l’Afrique) ? Une interpellation qui faisait allusion à ce jeune noir américain froidement tué par le genou au cou du policier blanc, qui, à force de vouloir le maîtriser au sol lors de son interpellation, avait fini par causer la désolation chez les noirs américains. Sanko voulait éviter un tel drame à son continent, à sa patrie.
Mais entre rupture radicale de Sanko et rupture progressive, voir un pas devant et deux en arrière de Diomaye Faye, le fossé s’est agrandi. Le camp Faye met pourtant à leur actif le fait d’avoir réussi à faire partir l’armée Française du territoire. Diomaye Faye, avec une froideur monstrueuse, a fini par se séparer de son Premier ministre.
Des ralliements au sommet flatteurs
Dès lors, à la guerre comme à la guerre, chacune de ses figures emblématiques de la scène politique Sénégalaise croit détenir le bon bout. Ousmane Sanko comptant sur le PASTEF et l’Assemblée Nationale pour rendre la vie dure à son ancien « bon petit » et de l’autre côté, le Président Faye, comme s’il avait expressément mûri de garder le fauteuil, comptant sur les leviers du pouvoir et le soutien de la France, a fini par afficher ses ambitions présidentielles avec l’annonce de la création de son parti récemment. Son camp se vante d’avoir pu réunir plus de la majorité des édiles du Sénégal à cet effet et voit déjà un boulevard pour garder en 2029 le fauteuil présidentiel.

Le dernier mot aux électeurs.
Le PASTEF, ayant réussi à créer l’opposition en son propre sein, les ralliements des responsables se font par calcul au sommet. Mais au-delà du positionnement des responsables politiques de l’époque qui occupent aujourd’hui des postes, il faudra compter avec la base électorale et partant, le peuple Sénégalais et cette incertitude demeura jusqu’à la vérité des urnes.

En effet, les maires sénégalais, pourraient, au nom de la rupture véritable, perdre tout contrôle de leurs bases au moment venu, peu importe les leviers du pouvoir et sa magnanimité débordante envers la France coloniale qui verra en Faye, le candidat idéal capable d’assurer ses intérêts. En élisant le PASTEF au nom de la « RUPTURE » il y a deux ans, la base électorale et partant le peuple sénégalais saura au moment venu départager les deux figures politiques de leur pays. Une lutte est devenue immuable, tous les peuples, à l’image de ceux de l’AES, aspirent à la souveraineté véritable, conditionnés qu’ils sont par un panafricanisme savamment distillé par des leaders avertis. Et ont pourrait assister à une déroute du camp présidentiel, peu importera les moyens financiers colossaux déployés sur le terrain des campagnes électorales. Le camp présidentiel de l’époque dont l’étendard était porté par Macky Sall, l’a appris dans la douleur, malgré le soutien de l’Élysée.

Comme quoi, un peuple souverain et des électeurs idéologiquement convaincus, sauront toujours tracer sa destinée malgré souvent un concert trouble aux élans démocratiques biens truqués.
Wangola Médias.



