Conseil des ministres de ce jeudi 5 mars 2026 : 15 512 agents seront recrutés en 2026.
Le Conseil des ministres de ce jeudi 5 mars 2026 s’est tenu à Ouagadougou, sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso et président du Conseil des ministres. A l’ordre du jour, de nombreux dossiers ont été abordés et ont abouti à l’adoption de plusieurs décrets et nominations dans différents domaines.
Le Conseil des ministres a pris des décisions importantes ce jour comme celui concernant le Ministère des serviteurs du peuple. Le Conseil, en vue de l’organisation des concours directs et professionnels de la fonction publique pour cette année, a décidé de recruter 15 512 agents au total pour renforcer les capacités humaines de l’administration publique soit, 2 517 pour les concours professionnels et 12 995 pour les concours directs dont 11 168 suivis de formation et 1 827 non suivis de formation. Le gouvernement a par ailleurs instruit les ministres concernés à prendre les dispositions nécessaires afin d’assurer une organisation efficace et transparente des concours. Ce recrutement permettra d’offrir à de nombreux jeunes demandeurs un emploie et pour la plupart, de sortir de la misère et du chômage.

Un autre secteur mais non moins important, celui de l’économie et des finances. Quatre décrets ont été adoptés sur proposition du ministère en charge de l’Économie et des Finances afin de renforcer la législation foncière au Burkina Faso. Le premier décret porte sur l’encadrement du droit de préemption et de la cession involontaire qui a été renforcé avec des modalités plus précises concernant son application.
Le deuxième décret porte sur la modernisation de la gestion des terres. Le troisième décret concerne les modes de gestion du domaine foncier national et prévoit plusieurs innovations importantes : un meilleur encadrement de la délégation et de la concession des terres ; la clarification des procédures de classement et de déclassement des biens du domaine public de l’État ; l’allongement du délai de mise en valeur des parcelles d’habitation, passant de 5 à 8 ans et le renforcement du cadre juridique des cessions amiables de droits fonciers.
Le quatrième décret quant à lui crée de nouveaux outils et des structures de gestion du domaine foncier national. Ainsi, on aura l’amélioration des procédures d’évaluation foncière ; le renforcement des commissions chargées du retrait des terres ; la définition des critères d’attribution des parcelles d’habitation ; l’introduction de la délivrance en ligne de l’extrait cadastral. L’objectif affiché par le gouvernement est de sécuriser la gestion foncière et renforcer la transparence administrative, chose qui aura un impact significatif sur l’économie national.
Pour ce qui est du Ministère des Affaires étrangères on a la relecture du décret régissant son fonctionnement afin de permettre la réorganisation effective de son administration pour se conformer aux nouvelles règlementations. Les principales innovations de ce décret sont :
– la prise en compte de la nouvelle dénomination du ministère ;
– la suppression de la Direction générale du protocole d’Etat (DGPE), désormais rattachée à la Présidence du Faso ;
– le réaménagement d’une direction de la Direction générale des Burkinabè de l’extérieur (DGBE) afin d’intégrer le Guichet unique de la diaspora.

Lors des communications orales, le ministre des Affaires étrangères a fait part d’une visite de travail d’une délégation burkinabè à Moscou en Russie qui s’est tenue du 12 au 13 février 2026. Au terme de cette visite, quatre accords ont été signés :
– l’Accord sur les fondements des relations entre le Burkina Faso et la Fédération de Russie ;
– l’Accord portant création de la Commission intergouvernementale russo-burkinabé pour la coopération économique, scientifique et technique ;
– un Mémorandum de coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur ;
– un Mémorandum de coopération dans les domaines scientifique, technologique et de l’innovation.
Enfin, au titre du ministère de la justice, il a été décidé l’octroi du statut de résident permanent à 20 étrangers. Ce statut leur permettra de résider de façon permanente au Burkina Faso, conformément aux dispositions du Code des personnes et de la famille.
Résumé de Kadougofin Armel Landry OUATTARA
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