
Views: 4
Professeur de SVT, victime des eaux : une mort qui interpelle toute la société.
Le choc d’une disparition qui bouleverse.
La ville de Houndé est en deuil après les fortes pluies du 23 juin 2026 qui ont coûté la vie à onze personnes. Parmi les victimes figure Justin Gnoumou, professeur de Sciences de la Vie et de la Terre, dont la disparition suscite une vive émotion au sein de la communauté éducative et bien au-delà.
Quand la nature rappelle ses lois.
Paradoxalement, celui qui consacrait sa vie à enseigner les phénomènes naturels et à éveiller les consciences aux réalités de l’environnement a lui-même été emporté par les eaux. Non pas parce qu’il ignorait les dangers, mais parce que face à la puissance de la nature, nul n’est totalement à l’abri.
Une tragédie qui doit nous faire réfléchir.
Au-delà de l’émotion, ce drame nous interpelle collectivement. Chaque saison des pluies ramène son cortège de risques souvent sous-estimés : routes inondées, caniveaux débordés, cours d’eau en crue et passages devenus impraticables. Trop souvent, la confiance, l’habitude ou l’urgence conduisent à des décisions aux conséquences irréversibles.
Le dernier enseignement d’un éducateur.
Les enseignants consacrent leur existence à guider les autres. Aujourd’hui, la disparition de Justin Gnoumou nous laisse une leçon silencieuse mais puissante : aucune urgence ne vaut une vie humaine. La prudence demeure le premier rempart contre les catastrophes naturelles.
Transformer l’émotion en responsabilité.
Le plus bel hommage que nous puissions rendre aux victimes de Houndé n’est pas seulement de les pleurer. C’est d’apprendre de cette tragédie, de renforcer la culture de prévention et de transmettre aux générations futures le réflexe de la prudence face aux eaux en furie.
À Houndé, onze vies se sont éteintes. Puisse leur mémoire sauver celles qui peuvent encore l’être.
Boubak KARAMA
Wangola Médias



