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La cour de la grande mosquée de Korona, secteur n°8 de Banfora sur l’axe Banfora-Sindou a servi de cadre le 12 septembre 2026, à une journée de don de sang. Initiée par l’association islamique Daroul Fatwah des Tannounyan, l’opération citoyenne a permis de collecter 31 poches de sang en faveur du Centre Hospitalier Régional (CHR) de Banfora.
Selon le camarade Ardjouma Sanou, président de l’association islamique Daroul Fatwah des Tanounnyan, cette journée de don de sang fait partie du programme d’activité annuelle de son association. « Chaque année nous organisons une journée de don de sang afin d’aller au secours des malades, aux citoyens qui sont vraiment dans le besoin car beaucoup de fois, des gens se retrouvent dans les hôpitaux par manque de sang », a justifié Ardjouma Sanou.
Pour cette association, « notre contribution c’est d’organiser ce genre d’activité afin de satisfaire le service de la collecte de sang pour que ces besoins-là puissent être quelque peu satisfaits », a poursuivi le président. « Ce matin vraiment je suis très content car depuis que l’équipe de l’hôpital est arrivée, il y a des donneurs de sang », s’est-il réjouit. A l’entendre, beaucoup de personnes étaient déjà passées.

C’est la 10 édition consécutive que les membres de Daroul Fatwah organisent cette journée de don de sang. L’année passée c’est un peu plus d’une soixantaine de poches de sang qui ont été collectées au profit du centre de référence sanitaire régionale de Banfora. L’un des objectifs de Daroul Fatwah est de contribuer à aider l’État Burkinabé. « On se dit chaque fois que l’État ne peut pas tout faire seul », estime le président, pour qui, quand les médecins reçoivent un malade qui a besoin de sang et face au manque, cela leur fait mal.

Le camarade Zongo Abdoul Aziz, est infirmier à la banque de sang et responsable de la collecte. Pour ce dernier, le don de sang représente la partie la plus essentielle en matière de prise en charge des patients. « Puisque le sang, comme on le dit, il n’a pas de substitut, il n’y a pas de remplaçant. Si tu as un problème de sang, il faut forcément te mettre du sang et en ces périodes de paludisme pour nos femmes enceintes, nos enfants, les accidentés, on en a vraiment besoin », a-t-il expliqué. « Cette opération est vraiment une bénédiction ce matin », s’est-il ensuite réjouit, soulignant que « la moisson est conséquente ».

Zongo Abdoul Aziz n’a pas manqué de lancer un vibrant appel à tous ceux qui se sentent bien à partir de 18 ans et qui ont un poids supérieur à 50 kg, hommes comme femmes à effectuer le don de sang. « Il n’y a pas de problème, tu peux donner ton sang et aller continuer tes activités », rassure-t-il.

Le camarade Arouna Tapsoba n’a pas attendu cet appel. Venu donner son sang, il estime que le don de sang, c’est quelque chose qui ne peut pas être vendu ni acheter et c’est très important pour l’homme. C’est grâce aux Sang que l’humain peut continuer à vaquer à ses occupations. « Dieux nous a facilité ce jour car nous sommes sur pieds. Il n’y a pas de doute, on a forcément des gens qui ont besoin de sang, des enfants, des grandes personnes, des femmes enceintes. Le besoin de sang est constant surtout en cette période hivernale et c’est pourquoi on a décidé de venir donner un peu de ce que dieux nous a donné gratuitement pour permettre de soigner d’autres personnes », s’est-il justifié.
Sié Yacouba Ouattara.
Wangola Médias.



