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Le Burkina Faso vient d’inscrire une nouvelle page de son riche héritage cinématographique. Ardiouma SOMA, figure majeure du cinéma africain, est devenu le premier Africain à recevoir le prestigieux Prix de la Fédération Internationale des Archives du Film (FIAF), une distinction qui récompense les personnalités ayant contribué de manière exceptionnelle à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine cinématographique mondial.
De retour du congrès international de la FIAF tenu à Rabat, au Maroc, le lauréat a présenté son trophée au Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, lors d’une audience accordée ce mardi 02 juin 2026 à Ouagadougou.
Au-delà de la reconnaissance individuelle, Ardiouma SOMA, a voulu faire de cette distinction une victoire collective. « Ce prix appartient au peuple burkinabè », a-t-il déclaré, rappelant que son parcours a été rendu possible grâce aux investissements consentis par l’État burkinabè dans la formation et la promotion des professionnels du cinéma.

Pour l’ancien Délégué général du FESPACO, cette récompense internationale vient surtout consacrer plusieurs décennies d’engagement du Burkina Faso en faveur du développement du cinéma africain. Depuis les premières années des indépendances, le pays a fait du septième art un puissant levier d’expression culturelle, d’éducation et de développement, contribuant à faire de Ouagadougou la capitale incontestée du cinéma africain.
Recevant le récipiendaire, le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a salué une distinction qui rejaillit sur toute la nation. Selon lui, cette reconnaissance témoigne du rôle historique joué par le Burkina Faso dans la promotion du cinéma et de l’audiovisuel sur le continent africain. Le ministre a également invité le lauréat à poursuivre sa mission auprès des jeunes générations, afin de transmettre son expérience et son expertise à ceux qui porteront demain l’ambition du cinéma burkinabè.

Cette consécration intervient à un moment où la préservation des archives audiovisuelles constitue un enjeu majeur pour la mémoire des peuples. À travers Ardiouma SOMA, c’est aussi le combat de toute une génération de professionnels africains engagés dans la conservation du patrimoine culturel qui est reconnu sur la scène internationale.
Créée pour promouvoir la sauvegarde des œuvres cinématographiques, la FIAF rassemble aujourd’hui près de 200 institutions réparties dans plus de 80 pays. En distinguant pour la première fois un Africain depuis l’institution du prix en 2001, l’organisation envoie un signal fort : l’Afrique a toute sa place dans la préservation et la transmission de la mémoire mondiale du cinéma.

Pour de nombreux observateurs, cette récompense confirme une fois de plus que le Burkina Faso demeure une référence incontournable du cinéma africain et un acteur respecté dans les grandes instances culturelles internationales.
Drissa TRAORE de Soumeyla
Wangola Médias



