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Il y a quelques jours déjà, plus précisément le 15 mai 2026, qu’il y a eu la résurgence de nouveaux cas liés à la maladie à virus Ebola en Afrique centrale. A la date du 28 mai 2026, plus de 2500 cas suspects d’infections avec plus de 200 morts sont enregistrés. Au Faso, le gouvernement a pris les devants ce 23 mai 2026 avec une sortie visant à informer et à rassurer les populations. Il s’agit par ailleurs d’appeler ces populations à plus de vigilance.
Ebola est une maladie virale grave et extrêmement contagieuse. Les manifestations, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) c’est qu’elle provoque souvent chez les victimes de fortes fièvres, des fatigues intenses, des vomissements, des diarrhées et des saignements parfois. En quelques jours, la mort peut survernir à défaut d’une prise en charge rapide.
C’est cette maladie très virale qui explique la sortie ministérielle d’abord pour rassurer les Burkinabè qu’aucun cas de maladie à virus Ebola (MEV) n’a été recensé sur le territoire burkinabè. Néanmoins, le gouvernement Burkinabè prend les devants car depuis le 15 mai 2026, plusieurs foyers épidémiques liés à cette maladie ont été signalés en République démocratique du Congo et en Ouganda.
Selon l’OMS, cette nouvelle flambée des cas d’Ebola est liée à une variante du virus connue sous le nom de la souche Bundibugyo. Elle présente un plus fort taux de mortalité et n’a aucun vaccin à ce jour, ce qui fait qu’elle demeure particulièrement surveillée au niveau de l’OMS à cause de l’absence de traitement spécifique.
Des mesures rassurantes au Faso
Pour prévenir, le gouvernement burkinabè affirme avoir mis en place plusieurs mécanismes de préventions, rassurant que la surveillance épidémiologique a été renforcée aux points d’entrées du territoire ; que les centres de santés ont été placés en état d’alerte et que les capacités des laboratoires nationaux ont été consolidées afin de permettre de mieux détecter d’éventuels cas suspects.
Aussi, le ministère insiste sur les gestes de prévention. Les populations sont donc appelées à maintenir une hygiène rigoureuse, à éviter tout contact avec les fluides biologiques de personnes malades ou décédées et à signaler immédiatement toute suspicion aux services de santé compétents. Car plus la prise en charge est précoce, plus les chances de survie augmentent.

Des chiffres macabres qui interpellent.
Il faut le rappeler, depuis l’apparition du premier cas de maladie à virus Ebola en 1976, ce virus a provoqué plus de 35 000 contaminations et plus de 15 000 décès à travers l’Afrique. Entre 2018 et 2020, une nouvelle crise majeure avait frappé l’Est de la République démocratique du Congo avec environ 3 470 cas et 2 287 décès, soit près de 66 % de mortalité. Depuis le mois de mai 2026, avec la résurgence de la maladie, les chiffres actuelles au 28 mai 2026 font état de plus de 200 décès pour environ plus de 2500 personnes infectées.
En ces premières semaines de la résurgence, la performance de la stratégie de riposte contre ce virus très viral qui aboutirait à une parfaite maitrise des foyers Ebola dans les pays déjà touchés demeure le vœu cher.
Kadougofin Armel Landry Ouattara
Wangola Médias



