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Débutée le 11 mai 2026, la 17e édition du Festival International des Masques et des Arts (FSTIMA) de Dédougou a refermé ses portes officiellement le 17 mai 2026.
Placée sous le thème: “FESTIMA, 30 ans au service de la Tradition du masque : bilan et perspectives”, cette édition qui marque le trentenaire du festival a connu la participation des chargés des missions du Ministère de la communication de la culture, des arts et du tourisme, du Ministère de la construction de la Patrie, des autorités administratives, coutumières, et de nombreux festivaliers venus pour la circonstance.

Une vue des autorités lors de la cérémonie d’ouverture
Lors du lancement officiel, Dr Léone Ky, président du comité d’organisation du FESTIMA, a salué tous les acteurs qui se sont engagés pour la réussite de cette biennale avant de décliner l’objectif en ces termes: “Ce FESTIMA nous donne l’occasion de revisiter le parcours du festival. C’est aussi un cadre de promotion de la tradition et de la culture du masque”. Il a par ailleurs souhaité que cette année, les masques soient de véritables vecteurs de cohésion sociale entre les populations. “A l’occasion de ces 30 ans, nous réaffirmons notre engagement à renforcer la sauvegarde des traditions liées aux masques, de promouvoir la recherche documentaire culturelle, d’impliquer davantage les jeunes générations et enfin de hisser le FESTIMA à un niveau plus élevé” a-t-il expliqué.

Le gouverneur Pierre Bassinga livrant le message du ministre
Drissa Traoré en s’exprimant aux noms des co-parrains, a souhaité que cette édition se déroule dans la paix et a confirmé leur soutien à accompagner d’autres initiatives culturelles car pour lui, les traditions liées aux masques constituent un pilier fondamental de notre identité nationale. “Les masques au-delà de leur aspect artistique, est porteur de message, de savoirs et de symboles qui fondent nos sociétés. Les préserver et les valoriser, c’est contribuer activement à la construction d’une Patrie forte” a-t-il laissé entendre.

Babo Pierre Bassinga, gouverneur des régions de Bankui et du Sourou au nom du Ministre Gilbert Pingwendé OUÉDRAOGO a exprimé toute sa gratitude pour le choix porté sur lui en tant que Patron de ce festival avant de délivrer son Message.

Dans ce message, le Ministre a réitéré l’engagement du Gouvernement à accompagner toutes les initiatives visant à préserver et à promouvoir le patrimoine culturel burkinabé, tout en renforçant les industries culturelles et créatives. Il a aussi exhorté tous les acteurs culturels à valoriser davantage les savoir-faire locaux, d’attirer plus d’investissement dans le secteur culturel et touristique et de faire du FESTIMA, une vitrine encore plus visible à l’échelle internationale. Il a terminé son discours en formulant le vœu que cette édition soit un succès total avant de déclarer officiellement ouverte cette biennal.

Bassouleymane Ouattara, Haut-commissaire du Mouhoun
Cette cérémonie marquant le début d’une semaine a ouvert les portes d’une foire artisanale où de nombreux artisans ont exposé leur savoir-faire. Pour les artisans venus du Mali, du Niger, du Bénin, du Togo et de la côte d’Ivoire, ce fut l’occasion de mettre en lumière les petites et moyennes entreprises.

Dr Léone Ky, PCO de la 17e édition du FSTIMA
Également cette 17e édition du FESTIMA a regroupé le monde des chercheurs pour un colloque autour des sociétés de masques. L’université Daniel Ouezzin Coulibaly de Dédougou a ouvert ses portes pour recevoir les nombreuses contributions des enseignants-chercheurs. Les enseignants ont fait le tour des masques de l’Afrique en passant par la Grèce et l’Asie. Tous s’accordent que le masque est un patrimoine culturel à valoriser et à protéger.

Les masques posant après une parade effectuée en ville
Ce festival a tenu toutes ses promesses car au-delà de son caractère festif, de nombreux touristes venus des quatre coins du monde y ont participé. Une vingtaine de sociétés ont égayé la population de Dédougou avec une grande parade, des chants et des danses. On note une participation significative des enfants et des jeunes initiés à la tradition des masques. Cette participation vient rassurer plus d’un que la relève est déjà assurée.

M Drissa Traoré, représentant des co-parrains
Bassouleymane Ouattara, Haut-commissaire du Mouhoun, en clôturant cette cérémonie a lancé un message fort à toute la population en ces termes : « Cette édition est mémorable car elle a unifié les populations. C’est une invite à perpétuer ce festival », a-t-il fait savoir.

Un masque en pleine danse
Awa Siraba Sangaré, artisane et festivalière a reconnu la qualité de l’organisation et a souhaité que le FESTIMA se déroule chaque année. Pour elle, la culture n’attend pas, elle doit être dynamique.
Espérons que cette requête n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd et que le comité d’organisation tiendra compte de cela aux éditions prochaines.
Silvère Hema/Dédougou
Wangola Media



