Gestion hygiénique des menstrues et lutte contre les VBG en milieu scolaire : Ramzya pour le Développement sensibilise des acteurs de l’enseignement

Le 18 mars 2026, l’Association Ramzya pour le Développement, en collaboration avec le projet Plurielles, a organisé une rencontre de sensibilisation des acteurs de l’enseignement sur la problématique des menstrues des jeunes filles en milieu scolaire et la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).
Selon la présidente de l’association, Mme Bonkoungou/Sawadogo Mariam, les menstrues et les violences basées sur le genre constituent une véritable entrave à l’épanouissement des jeunes en milieu scolaire. Il est donc nécessaire de sensibiliser le corps éducatif afin d’inverser la tendance. C’est ce qui justifie cette rencontre, qui a bénéficié de l’accompagnement du projet Plurielles.

Madame Bonkoungou/ Sawadogo Mariam, présidente de l’Association Ramzya pour le Développement
Toujours selon Mme Bonkoungou/Sawadogo Mariam, cette rencontre de Banfora fait suite à celle de Sindou, tenue le 16 mars courant. À l’entendre, c’est grâce à l’accompagnement de leur partenaire, le projet Plurielles, que cette activité, consistant à recueillir des informations auprès des acteurs directs de l’éducation, a été menée. En clair, explique la présidente, il s’est agi d’échanger avec eux sur la déconstruction des violences basées sur le genre en milieu scolaire et sur la gestion hygiénique des menstrues.
« Nous entendons recueillir auprès de ces acteurs des informations et obtenir des recommandations qui vont nous permettre de rédiger une lettre de plaidoyer que nous allons déposer auprès des directeurs provinciaux et régionaux de l’éducation de la région des Tannounyan », a déclaré Mme Bonkoungou/Sawadogo Mariam. Elle précise que, pour la rencontre de Banfora, les participants sont venus de toutes les communes de la Comoé, à savoir Banfora, Bérégadougou, Moussodougou, Soubakaniédougou, Niangoloko, Mangodara, Ouo, Sidéradougou et Tiéfora. Au niveau de la Léraba, ajoute-t-elle, ils sont venus de Dakoro, Niankorodougou, Loumana, Douna, Sindou et Kankalaba.
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Elle précise que ces acteurs ont été ciblés parce qu’ils sont directement liés aux élèves et disposent d’informations pertinentes permettant non seulement à l’association de mieux cerner la problématique de la gestion hygiénique des menstrues, mais aussi de mener un plaidoyer efficace auprès des autorités éducatives.
À ce public, Ramzya pour le Développement a indiqué que les menstrues des jeunes filles posent problème dans les établissements. En effet, il arrive que certaines filles, dont les menstrues sont accompagnées de douleurs, abandonnent l’école. Beaucoup d’autres sont surprises par leur survenue et, une fois rentrées à la maison, refusent de retourner en classe.
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« Les menstrues réduisent le nombre d’heures que la fille passe à l’école, ce qui les amène à manquer de nombreux cours et, finalement, certaines abandonnent », a laissé entendre la présidente de l’association.
Dans le même temps, fait-elle remarquer, certains acteurs de l’éducation ignorent que les menstrues peuvent être douloureuses chez certaines filles, au point de les empêcher de suivre correctement les cours. À travers cette rencontre, Ramzya pour le Développement entendait outiller les enseignants afin qu’ils comprennent que les jeunes filles en période de menstrues peuvent ressentir des douleurs au niveau des seins et du ventre, ainsi que des vertiges, des vomissements et, pour certaines, de la diarrhée.
« Il faut qu’ils comprennent que la fille peut être confrontée à ces problèmes lorsqu’elle a ses menstrues », a-t-elle insisté.
En plus de la problématique de la gestion des menstrues, les participants ont suivi avec intérêt un deuxième thème : les violences basées sur le genre (VBG).
« Nos jeunes filles subissent des violences en milieu scolaire. À ce propos, il y a les relations coupables, le harcèlement entre élèves, mais aussi entre élèves et enseignants. Il faut donc que nous puissions tirer la sonnette d’alarme afin que tout le monde comprenne qu’il s’agit de problèmes qui retardent la scolarité des jeunes filles », a soutenu Mme Bonkoungou/Sawadogo Mariam.

Une vue des participants suivant les communications
En retour, l’Association Ramzya pour le Développement a donné la parole aux participants afin de recueillir leurs contributions en vue de l’élaboration d’un document de plaidoyer qu’elle entend soumettre aux autorités régionales de l’éducation, dans le cadre de la lutte contre les VBG et de la gestion hygiénique des menstrues en milieu scolaire.
Ga Cheriffa Raphaate Assita TRAORÉ
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