Société

Rupture collective de jeûne à la SOFITEX/Banfora : directeurs et travailleurs ont prié pour la relance de la production cotonnière

Le 13 mars dernier, les travailleurs de la SOFITEX/Banfora se sont retrouvés au sein de l’usine pour une rupture collective de jeûne.

Yassia Sawadogo, DRC de Banfora

Peu de temps avant 18 heures et demie, les travailleurs ont convergé vers le grand magasin où ils ont fait leurs ablutions et où des buffets de bouillie et de galettes fumants étaient exposés, de même que des assiettes de dattes et des bidons de jus. Pour ceux qui le désiraient, il y avait également du thé. En attendant l’heure de la rupture, la délégation du CERFI conduite par son président régional des Tannounyan, Dramane Kaboré a animé une prêche au cours de laquelle les retombées du jeûne pour le fidèle ont été exposées.

A l’appel du muezzin, l’un à la suite de l’autre, les travailleurs se sont chacun servis de quoi rompre son jeûne. L’occasion était également aux échanges de nouvelles et à la communion.

Dramane Kaboré, président du CERFI Tannounyan

Selon le Directeur de la région cotonnière (DRC) de Banfora, Yassia Sawadogo, Ramadan est un mois de pénitence, un mois de grâce et de cohésion et également un mois de partage. C’est pourquoi avec ses collaborateurs et l’ensemble du personnel, la SOFITEX/Banfora a voulu montrer qu’au sein de l’entreprise, il y a la cohésion, la paix. A l’entendre, les travailleurs doivent promouvoir cette cohésion et cette paix s’ils veulent des résultats. Dans son message, Yassia Sawadogo a demandé à Dieu de leur faire grâce car ils ont beaucoup de défis à relever.  » Je pense que si nous parlons d’une même voix, je pense aussi que s’il y a l’entente, s’il y a la paix, Dieu fera grâce et cela nous permettra de relever ces défis et d’atteindre de bons résultats ». A en croire le DRC, c’est qui justifie la présence de toutes les communautés religieuses à cette rupture collective.  » On a pas fait de distinction. Les musulmans, les catholiques, les protestants et les traditionalistes sont tous là et comme on l’a dit c’est un mois de partage et de cohésion. Nous avons besoin de tout le monde pour que le travail puisse marcher ».

Kamagaté Abdoulaye, délégué du personnel à la SOFITEX

Selon le délégué du personnel Abdouramane Kamagaté, cette rupture collective est une première à la SOFITEX/Banfora et il faut pour cela dire merci au nouveau DRC.  » C’est une première et c’est sous la présidence de notre DR qui a souhaité que nous puissions nous retrouver dans ce mois béni de Ramadan pour ensemble prier. Nous savons tous ce que traverse la SOFITEX actuellement. A Banfora nous avons deux usines mais il faut savoir que depuis 2 ans bientôt, il y a une usine qui ne fonctionne à cause du manque de la matière première qui est le coton. Donc nous portons cela en intention et nous prions Dieu pour que notre objectif ultime à savoir la reprise des activités au niveau de l’usine 1 de Banfora soit atteint afin de pouvoir sauvegarder le maximum d’emplois » a dit le délégué du personnel qui fait savoir qu’à la SOFITEX/Banfora, ils sont plus de 600 travailleurs. Selon lui toujours, avec l’arrêt de la première usine, tout ce beau monde monde est présentement regroupé sur une seule usine. Malgré cela les salaires sont payés normalement. C’est pourquoi leur prière est que la production cotonnière puisse augmenter pour permettre à l’usine 1 de tourner à nouveau et de sauvegarder les emplois. Toutefois, Abdouramane Kamagaté s’est dit confiant car, l’actuel DR y travaille d’arracher pieds.

Les travailleurs pouvaient se servir plusieurs mets pour rompre leur carème

Le président du CERFI Dramane Kaboré pour sa part dit qu’il est vraiment heureux et satisfait de voir cette rupture collective du jeûne. Si dans une entreprise, les travailleurs, hommes comme femmes, arrivent à se réunir pour faire une rupture collective de jeûne, cela veut dire qu’il y a un minimum de cohésion, d’entente et d’organisation et c’est ce que nous recherchons aujourd’hui dans toutes nos structures. A travers cette rupture collective, soutient-il, les travailleurs de la SOFITEX montrent qu’ils sont ensemble, unis et qu’ils veulent avoir le pardon de Dieu. Dramane Kaboré n’a pas manqué de joindre ses intentions à celles des travailleurs de la SOFITEX/Banfora pour prier Dieu afin que la stabilité puisse y régner. Il a par ailleurs souhaité que les autorités actuelles puissent mettre le maximum d’efforts pour cela afin que les travailleurs puissent être heureux et satisfaire les familles.

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