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Face au Tribunal de Grande Instance de Banfora le 8 septembre 2026, Seydou (nom d’emprunt), un orpailleur de 21 ans. Il comparaissait ce jour pour avoir volé deux téléphones portables sur un site d’orpaillage, un fait qu’il a reconnu.
À la barre, Seydou a fait comprendre qu’il est originaire du Mali, mais la misère l’a conduit à quitter la cour familiale pour tenter sa chance dans les sites d’orpaillage au Burkina Faso. Une fois arrivé au Burkina Faso, il a trouvé un orpailleur avec qui il a commencé à travailler. « Nous avons fait environ 6 mois ensemble » a-t-il soutenu dans sa déposition. Mais malheureusement, depuis tout ce temps, il n’a ni donné ni reçu de nouvelles de sa famille restée au Mali parce que, selon lui, son téléphone ne permet pas d’appeler hors du pays.
Poursuivant, Seydou a fait comprendre qu’il a posé le problème à son employeur qui lui a répondu : « Si tu donnes un téléphone à un enfant qui est à l’école, c’est comme si tu lui demandais d’abandonner les études ». Sur ces paroles, son employeur a refusé de lui acheter un téléphone.
Un jour, pendant qu’il était assis dehors, deux personnes sont venues s’asseoir non loin de lui pour causer. Puis elles se sont levées partir oubliant leurs téléphones sur place. Seydou a expliqué qu’il s’en est vite saisi, mais n’est pas allé loin puisque, toujours selon ses dires, un homme l’a interpellé presque immédiatement. C’est ainsi que, de fil en aiguille, il s’est retrouvé à la police, puis devant le procureur et enfin à la barre.

Tout au long de l’enquête, Seydou a été constant et a immédiatement reconnu les faits. Il s’est également excusé, affirmant que c’était un moment d’égarement et que l’on ne l’y reprendrait plus. Pour le procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Banfora, ne sachant pas l’état de son casier judiciaire au Mali, il est préférable de le considérer comme délinquant primaire. C’est pourquoi il a requis que Seydou soit reconnu coupable de vol simple et, de ce fait, condamné à une peine d’un an de prison et une amende de 500 000 F, le tout assorti de sursis.
Le président du TGI a, dans son verdict, condamné Seydou à 2 ans de prison et 500 000 F d’amende, le tout avec sursis.
Kadougofin Armel Landry Ouattara
Wangola Médias



