Société

TGI Banfora : Un chauffeur à la barre pour coups et blessures volontaires sous l’emprise de l’alcool

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Le Tribunal de Grande Instance de Banfora (TGI) a examiné à sa barre, le 22 septembre 2026, une affaire de coups et blessures volontaires. Hamed (nom d’emprunt), chauffeur résidant à Banfora, a comparu pour répondre des faits de coups et blessures volontaires et pour avoir été trouvé, dans les mêmes lieux et circonstances en état d’ivresse dans un lieu public.

Interrogé à la barre, le prévenu a affirmé ne se rappeler de rien le jour des faits car il était en état d’ivresse. En effet, il déclare que ce jour-là, il se trouvait au maquis où travaille la victime, en compagnie d’amis. « Nous avions bu, mais je ne sais pas quelle quantité. Nous étions sur les lieux depuis 9 heures et c’est entre 20 heures et 21 heures que les faits se sont produits », a-t-il expliqué.

Interrogé par le Président du TGI sur ses liens avec la victime et ses intentions, il dit ne pas connaître la victime, n’avoir eu aucune intention de la blesser et ne pas savoir ce qui s’est passé.

« Quelle boisson avez-vous bue ? » demanda le juge. « Le nom de la boisson c’est Tequila », répondit-il.

« Et combien vous a coûté la consommation ? », a poursuivi le juge.

« On était avec des amis et on buvait. Je ne connais pas le montant exact, mais ma part ne dépasse pas 15 000 F », a-t-il indiqué.

Au Président de poursuivre : « Donc quand vous buvez, vous frappez les gens au hasard ? Pourquoi n’avez-vous pas frappé vos amis et c’est la fille qui a été votre cible ? » Sur cette question, le prévenu a encore répondu qu’il ne sait pas pourquoi il l’a fait et que c’était sous l’effet de l’alcool. Autre question, celle de savoir où les faits se sont déroulés, Hamed a précisé que c’était dans un maquis nommé « Trankilos », situé au secteur 8.

Prenant la parole, le Procureur a voulu savoir où il avait frappé la jeune fille ? Le prévenu a dit l’avoir giflée, ce que le parquet a démenti en affirmant qu’il ne s’agissait pas d’une simple gifle, mais qu’il l’avait frappée à l’œil et qu’elle s’était immédiatement évanouie. Si les personnes présentes n’avaient pas fait rapidement appel aux sapeurs-pompiers, elle serait passée de vie à trépas dans les minutes qui ont suivi, d’autant plus que la victime était convalescente.

Au Procureur de poursuivre toujours en disant que selon les témoignages recueillis, le prévenu ce jour-là s’en prenait à tout le monde ; il était à cran. « Êtes-vous allé voir la victime à l’hôpital ? », insista le procureur. Hamed a répondu par la négative, mais précise avoir pris en charge tous les frais médicaux qui s’élèvent à la somme de 60 000 F CFA.

Sur un ton à la fois humoristique et de conseil, le Procureur lui a demandé s’il était un entonnoir pour boire autant, ou s’il était le fabricant de la boisson pour en consommer une telle quantité ? Une occasion pour le parquet de mettre en garde l’assistance sur les effets néfastes de l’alcool lorsqu’il est consommé sans modération.

La victime, Fatou (nom d’emprunt), a expliqué que ce jour-là, elle était à la maison car elle était malade et ne travaillait pas. C’est alors qu’une copine l’a fait sortir. Arrivées au maquis, elles se sont commandées à manger, tout comme le monsieur. « Mais il y a eu une petite dispute entre moi et la copine du monsieur. Il a voulu se mêler de la discussion, c’est pour ça que j’ai dit à sa copine de lui dire de ne pas se mêler des affaires de femmes. C’est alors qu’il s’est énervé, m’a insulté, m’a traité de bordel ainsi que ma maman. Je n’ai pas supporté et je lui ai dit que c’est celui qui ne connaît pas la valeur d’une mère qui insulte celle des autres. C’est là qu’il m’a frappé », a-t-elle relaté.

Dans ses réquisitions, le procureur a demandé que le prévenu soit maintenu dans les liens de la prévention pour coups et blessures volontaires commis publiquement et qu’il soit condamné à une peine de Travaux d’Intérêt Général de 45 jours au profit d’une collectivité territoriale ou de l’agence Faso Mêbo. Le dossier avait été mis en délibéré en fin de rôle.

Sountong Noma Stéphanie Kabré

Wangola Médias.

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