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La place de la Nation de Banfora a vibré le 5 septembre 2026 aux rythmes des potentialités cultuelles des Bobo Mandarè à travers leur association « Groupe N’zonmènè des Bobo Mandarè de Banfora ». C’était à travers la troisième édition de la journée culturelle présidée par Patrice Yéyé, gouverneur des Tannounyan avec la présence du parrain, Djinatigui Lassina Sanou, du représentant de l’honorable député Diakalidja Koné et de la marraine la camarade Awa Sanou venue de Sya.

Parenté à plaisanterie oblige, à cette cérémonie de la troisième édition du N’zonmènè, les délégations des Peuls et des Dafins installés dans la cité du paysan noir ont été reçus avec tous les honneurs par ces Bobo Mandarè. Pendant ce temps, la place de la nation vibrait intempestive sous les sonorités des différentes troupes culturelles des Bobo Mandaré venus de Banakeledaga, de kuinima et de dioullassoba, montrant leur savoir faire au public venu pour la circonstance.

C’est un public qui a eu du mal a indexé le « maître » parmi ces communautés malgré la présence du gouverneur des Tannounyan, Patrice Yéyé, dont on ne saurait affirmer, s’il portait véritablement les deux casquettes. Celle de patron de la région et celle de maître des Bobo.
Quoiqu’il en soit, en entendant que se poursuive la décantation de cette « dispute » culturelle entamée depuis des lustres et qui se poursuivra pour l’éternité pour le bonnet de « chef » entre ces trois communautés où, les Sénoufo sont au dessus de la mêlée, en témoigne la peur bleu des Bobo à les inviter d’où leur absence, les Mandarè ont su étaler leur richesse culturelle à la place de la nation : les troupes et danseurs dans une chorégraphie centenaire au son du tambour, du tamtam et des flutes, fruit de la perpétuation de leur culture, ainsi que les jeunes filles aux accoutrements bien trempés dans les pratiques ancestrales, le public présent s’est rincé les yeux.

Peuls, Bobos Mandaré et Dafins se sont bien appropriés la place de la Nation où, irrésistiblement, des Peuls ont dansé au son des sonorités Bobo en compagnie de ces filles culturellement bien vêtues.

Quid des présents ? Dans leurs boubous des grands jours, les Peuls ont amené du lait aux Bobos tout en leurs sommant de préférer ce lait aux chenilles. En retour la surprise a été amère pour les Dafins et Peuls, qui, en retour, ont reçu chacun des présents constitués bien emballés. A leurs ouvertures, que de déceptions pour les Peuls et Dafins selon la confidence rapportée aux Senoufos : des chenilles qui créèrent la déception chez ce communauté. Car selon le patriache Dafins à cette journée culturelle, Dramane Gnanou, à l’érection du canton des Bobo Mandarès, dans leur panique, ils auraient fait appel aux Bobo pour s’en sortir. La découverte des chenilles a laissé plus d’un perplexe dans les rangs des Dafins et Peuls de Banfora. « Ils pensent que c’est ainsi que nous leurs offrirons des bœufs », fulminent des Peuls. Se sont-ils régalés tout de même ? Il fallait être Peul ou Dafins pour y répondre.

Quand au gouverneur Patrice Yéyé, sous la casquette de patron de la région, il a reçu comme présent une statuette représentant la cohésion sociale dans sa région.
En initiant cette journée selon Karim Sanou, président du comité d’organisation des festivités N’zonmènè à Banfora, c’est la cohésion sociale qui était recherché. « Ces festivités nous permettent de se frotter et de se connaître », a-t-il justifié, affichant sa satisfaction totale après ces festivités. « Je demande aux autres communautés si elles peuvent suivre notre exemple, cela va nous éviter beaucoup de choses », lancera Karim Sanou, pour qui, de telles initiatives permettront aux enfants et aux petits enfants de découvrir leur culture et surtout, les valeurs de la parenté à plaisanterie.

« Ce soir nous sommes venus accompagner la communauté Bobo Mandarè vivant dans les Tannounyan à l’occasion de leur fête traditionnelle le N’zonmènè. Nous sommes venus magnifier la culture et il nous a été donné de constater de belles prestations », a laissé entendre Patrice Yéyé, pour qui, la parenté à plaisanterie a été mis en exergue entre Bobo, Dafins et Peuls et qui est un levier, un vivier important pour la cohésion sociale et le vivre ensemble. « Ce sont des dynamiques que nous encourageons beaucoup car cela s’inscrit dans la dynamique de son excellence le camarade Capitaine Ibrahim Traoré qui demande partout où nous sommes, que la paix et la cohésion sociale soit notre partage », a indiqué le gouverneur des Tannounyan. A l’entendre, il venait de vivre un bel exemple de cohésion sociale et de vivre ensemble entre trois communautés.

Dans les Tannounyan, plusieurs communautés partagent ces valeurs culturelles et à Patrice Yéyé de les inviter à véritablement mettre cette valeur culturelle en exergue afin que la paix et la cohésion sociale soit partout à travers les Tannounyan.
Sié Yacouba Ouattara
Wangola Médias.



