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Soubakaniédougou dans la région des Tannounyan ou Totanélé : l’histoire du village est contée par le chef du canton.

« Découvrir Soubakaniédougou en 72 heures », c’est sous ce thème que s’est tenue du 8 au 10 janvier 2026, la deuxième édition de « Tota Bintioo Hunungu » 2026. Cette localité l’origine appelée « Totanélé », entendez la cité des arciers, cette localité est aujourd’hui plus connue sous l’appellation de Soubakaniédougou.

Un village aux diverses appellations.

Ses premiers habitants, les Tchirambas, ont été confondus par le colon aux Goins, une ethnie de la Coté d’ivoire, à entendre sa Majesté Foumbié Héma, chef de canton de Soubaniédougou. Selon lui, Niangoloko et Soubakaniédougou sont deux villages crées à l’origine par deux frères. Depuis coutumièrement,  « nous sommes unis, beaucoup de choses nous les faisons ensemble. Il n’y a rien qui se passe chez nous au niveau de la chefferie sans que Nianggoloko ne soit invité et à Niangoloko aussi, rien ne se passe coutumièrement sans que nous ne soyons pas présents », indique le chef de canton, pour qui, le nom « Soubakaniédougou » est venu des colporteurs dioula qui utilisaient la route pour aller de Kong en Côte d’ivoire à Sikasso au Mali. Ces derniers passaient par Niangoloko, Soubakaniédougou, Gouindougouni, Kankalaba jusqu’à Sikasso. « Le premier dioula qui s’est installé ici s’appelait Ouattara Soma. C’esy lui qui a installé la concession Dioulassoba. Il était tellement connu si bien que les colporteurs disaient je vais à Somadougou ».

Le chef de canton de Soubakaniédougou, Sa Majesté Idriss Foumbè Héma

Une autre version est venue avec les razzias de Tiéba Traoré et de Babemba qui se sont heurtés à la résistance des Tchirambas de Totanélé. Les guerriers de ces conquérants ont été poursuivis par des Archers et dans leur fuite, sont arrivés dans un marigot où ils ont voulu s’abreuver. « Ils y ont trouvé du sang au lieu de l’eau. Ils se sont donc exclamés en disant qu’ici c’est Soubakaniédougou. Comme ils parlent Dioula, l’appellation du village est devenue Soubakaniédougou », a expliqué sa majesté. Soubakaniédougou étant synonyme de  là où la sorcellerie prospère.

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Situation géographique.

A l’origine donc, Totanélé qui veut dire le village des Archers où a été expulsée la vague de soldats de Babemba et de Tiéba, l’appellation Soubakaniédougou a finalement pris le dessus. Selon Honoré Sanou, préfet et président de la délégation spéciale (PDS) cette commune rurale de Soubakaniédougou couvre une superficie d’environ 864 km2. Située à l’Ouest de la province de la Comoé, dans la région des Tannounyan, elle est limitée à l’Est par la commune urbaine de Banfora, à l’Ouest par la commune rurale de Dakoro, au Nord par les communes de Douna et Wolonkoto, au Sud par la commune de Niangoloko et la république de Côte d’Ivoire.

Soubakaniédougou compte 13 villages auxquels s’ajoute Soubakaniédougou-centre qui est divisé en 10 secteurs.

Organisation administrative.

Soubakaniédougou, comme plusieurs autres communes, a subit plusieurs évolutions depuis son érection en poste administratif en 1958. C’est en 2004 qu’elle est devenue commune rurale. Mais avant, le poste administratif est devenu cercle en 1965, puis sous-préfecture en 1981. Sous la révolution de 1983, cette sous-préfecture devient département en 1984.

Honoré Sanou, PDS de Soubakaniédougou

Situation de la population.

Selon les résultats préliminaires du 5e recensement général de la population et de l’habitat, l’effectif de la population de la commune de Soubakaniédougou était estimé à 37 496 personne en 2019, une population repartie dans 6 002 ménages. Cette population était composée de 18  296 hommes et de 19 200 femmes. Toutefois, selon la Direction régionale de l’économie et de la planification (DREP) des Tannounyan pour les années 2025-2026, cette population est estimée à 43 666 habitants aujourd’hui. Plusieurs communautés vivent en très bonne harmonie à Soubakaniédougou et ont pour principales activités l’agriculture, l’élevage et l’artisanat. Après l’hivernage, la maraicherculture est pratiquée par plusieurs habitants.

Signalons que de nos jours, il y a une tendance de retour aux sources. Des initiatives sont de mises en effet à Soubakaniédougou pour rétablir l’originalité de l’appellation « Totanélé ». Et l’espoir est de mise chez les Tchirambas qui espèrent que Soubakaniédougou, où l’on n’aperçoit pas de sorciers dans les rues, prendra l’appellation d’origine « Totanélé », le village des hommes en arcs.

Sié Yacouba Ouattara.

Wangola Médias.

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