Education

Gestion non-violente des conflits et communication non-violente : AAR outille une quarantaine d’élèves, de parents d’élèves et d’encadreurs à Banfora

L’Association d’Appui et de Réalisation (AAR) a lancé le 23 mars 2026 une session de formation sur la gestion non-violente des conflits et communication non-violente au profit d’acteurs des lycées et collèges de Banfora. Selon Souleymane Soma, membre de AAR, cette formation qui s’étend sur 5 jours bénéficie de l’accompagnement de leur partenaire Soutien aux Initiatives de Paix au Sahel (SIPaSà Burkina Faso

De l’avis de Souleymane Soma, membre de ARR, c’est le vécu quotidien des jeunes qui a commandé l’initiative de cette formation. « On sent que le monde est de plus en plus turbulent même si ce siècle n’est pas l’un des siècles le plus violent. Néanmoins, nous constatons une montée de la violence, liée souvent à la rareté des ressources et de la terre, en tout cas aux besoins des individus. Pourtant, nous devons pouvoir mener une vie pacifique si nous voulons tendre vers une cohésion sociale.

Souleymane Soma

A entendre Monsieur Soma, AAR qui s’investit dans l’éducation non-formelle, la santé et la cohésion sociale a initié une session de formation avec l’accompagnement de son partenaire qu’est…en vue d’outiller une quarantaine d’élèves et encadreurs de la commune de Banfora sur la gestion non-violente des conflits, la communication non violente et les conséquences de la consommation de stupéfiants en milieu scolaire. Toujours selon lui, il s’agit au cours de ces 5 jours de montrer à ces jeunes les limites à ne pas franchir dans leurs comportements pour faire d’eux de futures personnes utiles à leur société. Toujours selon Souleymane Soma, les élèves n’évoluant pas seuls, le personnel qui s’occupe de la vie scolaire, les membres du conseil d’école et le petit monde qui gravite autour des établissements, notamment les gardiens, les parqueurs, les vendeuses de friandises ont également été associés à cette session.

Martine Kantiono

De l’avis de Martine Kantiono, également membre de AAR, ces élèves ainsi que leurs encadreurs qui participent aux travaux seront désormais les ambassadeurs de la cohésion sociale dans leurs établissements respectifs. A ce titre, ils devront poursuivre le travail de sensibilisation une fois de retour dans leurs établissements en véhiculant le message qu’ils ont reçu durant la session. « D’ailleurs nous irons dans les établissements pour créer des clubs de veille pour la gestion non-violente des conflits » a fait noter Martine Kantiono selon qui, ces clubs pourront élaborer un programme d’activités qui sera suivie par AAR.

Go Mamadou TRAORE

Wangola Médias

Impressions d’acteurs

Ésaïe Tao, agent du service d’appui spécifique au sein de la Direction Provinciale de l’enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle de la Comoé « Cette formation est la bienvenue parce que cela va effectivement inculquer en nos élèves dès leur adolescence des valeurs qui feront d’eux des acteurs de cohésion sociale et de transformation nos milieux scolaires en espace sûr pour que les activités éducatives se déroulent bien. Il s’agit là d’une belle opportunité et au passage je remercie le président de l’association AAR pour son initiative. Comme ils l’ont dit, c’est un soutien aux initiatives pour la paix au Sahel et nous savons que nous sommes dans un contexte d’extrémisme violent et de terrorisme. Alors nous sommes vraiment très ravis d’avoir cette opportunité qui va effectivement permettre à ce que nos élèves puissent être des acteurs de paix et participer et contribuer à l’effort global de paix dans leur pays ».

Issiaka Soulama le président du conseil de l’école du Lycée municipal Héma Fadouga Gnambia de Banfora « Je remercie dans un premier temps le Directeur provincial de l’enseignement secondaire et au coordonnateur de ARR qui ont conjugué les efforts pour cette formation. Elle est la bienvenue au regard des modules qui sont développés. Les enfants sont vraiment motivés et ils reçoivent positivement le message. Je pense que cette intervention de AAR va porter des fruits et mon souhait est que le message puisse parvenir dans tous les établissements de la ville de Banfora ».

Ouédraogo Asseta élèève en classe de 4e A au Lycée Municipal Jacques Toulat de Banfora « Depuis le début, les formateurs nous ont parlé de la gestion non-violente des conflits et des conséquences de la consommation des stupéfiants en milieu scolaire et la communication non-violente. Au sortir de ces 5 jours de renforcement de capacités, je vais conseillers mes camarades sur la consommation des stupéfiants en leur disant qu’ils peuvent avoir des maladies, même mourir si jamais ils s’adonnent à la consommation des stupéfiants ».

Ky Lankoé Ibrahim, élève de la 1ère D au Lycée Municipal Héma Fadouga Gnambian de Banfora « Je tiens à remercier la coordination de l’association qui nous a rassembler autour d’un sujet assez important qu’est la gestion de la communication non-violente, la consommation des stupéfiants. Cela est très très important pour nous car, à notre tour, nous allons dispenser les connaissances acquises à nos camarades pour qu’ils ne commettent pas ces erreurs en milieu scolaire et dans la vie sociale ».

Propos recueillis et retranscrits par Go Mamadou TRAORE

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