Culture

Danser pour rassembler : à Banfora, MAESTRO transforme les maquis en scènes de résilience culturelle.

À Banfora, la culture ne dort pas. Elle danse. Elle vibre. Et parfois, elle s’exprime là où on ne l’attend pas forcément : dans les maquis. C’est le pari audacieux et inspirant d’Abdoul Enoch TARNAGDA, plus connu sous le pseudonyme MAESTRO, jeune entrepreneur culturel et PDG de la Maison de l’Événementiel Banfora.

Quand la passion devient mission.

« Un homme sans culture est un homme perdu ». Cette conviction profonde guide MAESTRO depuis ses premiers pas. Pour lui, la danse est bien plus qu’un divertissement : elle est un pilier fondamental de la culture africaine, au même titre que la musique, les contes ou l’art vestimentaire. Pourtant, à Banfora, les da…

Danser pour rassembler : quand Banfora fait de ses maquis des scènes de résilience culturelle.

À Banfora, la culture ne dort pas. Elle danse. Elle vibre. Et parfois, elle s’exprime là où on ne l’attend pas forcément : dans les maquis.

C’est le pari audacieux et inspirant d’Abdoul Enoch TARNAGDA, plus connu sous le pseudonyme MAESTRO, jeune entrepreneur culturel et PDG de la Maison de l’Événementiel Banfora.

Quand la passion devient une mission culturelle.

« Un homme sans culture est un homme perdu ». Cette conviction profonde guide MAESTRO depuis ses premiers pas. Pour lui, la danse est bien plus qu’un divertissement : elle est un pilier fondamental de la culture africaine, au même titre que la musique, les contes ou l’art vestimentaire. Pourtant, à Banfora, les danseurs se faisaient rares, discrets, presque invisibles. C’est de ce constat qu’est née l’idée d’organiser des concours de danse, afin de révéler les talents, de les encourager à s’assumer et à exposer leur savoir-faire au public, mais aussi aux artistes musiciens, car, insiste-t-il, la musique et la danse se complètent.

Le maquis, laboratoire populaire de la création artistique.

Faute de gros moyens financiers, le choix du maquis s’est imposé naturellement. « Les maquis sont nos moyens de bord », explique MAESTRO. Espaces populaires, accessibles et vivants, les maquis se révèlent être des lieux idéaux pour tester, exposer et faire grandir des initiatives culturelles nouvelles, au plus près des populations.

La culture comme remède au repli social.

Dans un contexte national marqué par de nombreux défis, MAESTRO voit la culture comme un puissant facteur de rassemblement, de dialogue et de cohésion sociale. Et les faits lui donnent raison. La finale de la première édition de son concours a mobilisé plus de 2 000 personnes, venues d’horizons divers, sur deux jours consécutifs. Une véritable démonstration de force culturelle. À travers les gestes, les chorégraphies et les performances, les danseurs racontent aussi autre chose : la résilience, l’espoir et la capacité de la jeunesse à rester debout malgré les épreuves.

Une organisation rigoureuse, loin de l’improvisation.

Contrairement aux idées reçues, rien n’est laissé au hasard. Les danseurs sont recrutés dans plusieurs villes du Burkina Faso, avec prise en charge du transport, de l’hébergement et de la restauration. Chaque lundi, deux danseurs s’affrontent autour d’une chanson imposée et d’une chanson libre, sous le regard attentif du public et d’un jury composé de professionnels, présidé par un spécialiste de la danse et de la chorégraphie. Tout jeune, doté de ses facultés mentales, animé par la volonté et le talent, peut participer.

Doutes initiaux, adhésion populaire.

Si la première édition a suscité des réticences, certains doutaient de l’aboutissement réel du concours, la dynamique a totalement changé. Aujourd’hui, plus de 32 danseurs sont déjà inscrits pour la deuxième édition, très attendue par le public. La finale de la première saison demeure, pour MAESTRO, un moment inoubliable tant l’engouement fut fort.

Entre obstacles matériels et foi inébranlable.

Comme toute initiative culturelle émergente, les défis sont nombreux : manque de matériel, absence de grands partenaires, difficultés de financement. Pour mobiliser, MAESTRO mise sur les appels directs, les réseaux sociaux, les affiches et les invitations. Mais la confiance commence à s’installer. « Si je maintiens le cap, le soutien suivra », confie-t-il avec sérénité.

Une ambition au-delà de Banfora.

MAESTRO ne compte pas s’arrêter là. Son ambition est claire : valoriser davantage la danse, professionnaliser l’initiative et lui donner une portée nationale, voire internationale, dès que les conditions le permettront. Il lance un appel sans détour aux autorités régionales et aux partenaires : Faites confiance aux jeunes entrepreneurs culturels de la région. Ils peuvent faire autant que les promoteurs nationaux et internationaux. Car, rappelle-t-il, un événement sans partenaires a peu de chances de réussir pleinement.

À la jeunesse : croire et oser.

À la jeunesse hésitante, son message est clair : La culture est un métier à part entière. Il n’y a pas de sous-métier. La danse nourrit son homme. Il faut croire en son rêve et l’assumer.

Un rendez-vous culturel à ne pas manquer !

La deuxième édition du concours de danse sera officiellement lancée le lundi 9 février 2026, à partir de 20 heures, au maquis-restaurant Le Continuer Plus, à Banfora. Une soirée placée sous le signe du talent, de l’énergie et de la culture vivante.

À Banfora, la danse a trouvé sa scène. Et elle compte bien s’y imposer.

Boubak KARAMA

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