Cascades : la paix magnifiée à travers une journée interconfessionnelle.
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La coordination diocésaine de Banfora de la Commission épiscopale Justice et Paix (CJP-Burkina), a initié ce 22 février 2025, une journée interconfessionnelle pour promouvoir la paix. Cette journée a eu le mérite de rassembler les autorités administratives, coutumières et religieuses ainsi que les organisations de la société civile autour de la promotion de la paix et du vivre-ensemble dans la région des Cascades.
Placée sous le signe du dialogue, de la fraternité et du vivre-ensemble, la première journée interconfessionnelle s’est tenue sous le thème « Ensemble pour une paix durable ». Il s’est agi pour la CJP diocésaine de Banfora de réaffirmer son engagement en faveur du développement humain intégral, du respect des diversités culturelles et religieuses ainsi que de la promotion d’une paix durable. C’est la salle polyvalente de la Sainte Thérèse de Banfora qui a servi de cadre à ladite journée placée sous le patronage du gouverneur des Cascades, Florent Bazié.
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Tolé Sagnon sa majesté Maouran
Pour Eugène Somda, président de la Commission Justice et Paix du diocèse de Banfora, la journée se voulait un temps de partage sincère, d’engagements renouvelés et d’espérances pour un avenir où nos différences deviendront une richesse et non un motif de division. « Nous avons initié cette journée pour créer un cadre afin de permettre aux différentes confessions religieuses de pouvoir s’asseoir et d’échanger sur la question de la paix. Nous savons bien que la conception de la paix d’une religion à une autre pourrait différer mais il nous appartient au-delà de ces différences de savoir qu’on se retrouve quelque part. L’humain d’abord », a soutenu l’Abbé Eugène Somda.
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Monseigneur Lucas Kalifa Sanon
La première journée interconfessionnelle pour la paix a été initiée sous la présidence de Monseigneur Kalifa Sanon, Evêque de Banfora et a pu réunir des FDS et des scolaires, cette frange jeune qui constitue l’avenir de la nation.
Venu représenter le gouverneur de la région des Cascades, patron de la journée, le conseiller technique Boukary Dionou, a salué l’organisation de ce cadre. « C’est un cadre qu’on offre à toutes les autorités et à toute la population de pourvoir échanger », a dit Boukary Dionou, fondant l’espoir que des recommandations fortes et pertinentes sortiront pour un meilleur vivre ensemble dans la région.
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L’Abbé Eugène Somda
Les parrains, que sont Derra Mohammed Tchoubado, opérateur économique ; Mamadou Karama, directeur exécutif de l’AGEREF Comoé-Léraba ; Roland Narcisse Somda, coach formateur ; sa majesté Maouran Tollé Sagnon, chef de canton du Karaborola, ont par la voix de leur porte-parole indiqué qu’en acceptant d’associer leur image à la journée, ils veulent ainsi apporter leur modeste contribution à la promotion de la paix. Pour sa majesté Maouran, il s’agissait d’un sujet très important et qui est transversale d’où leurs attentes de bonnes conclusions. « Parler de paix, c’est-à-dire que les différentes composantes doivent se parler afin de retenir un processus de dialogue, de diffusion de l’information qui est axé autour de mécanismes endogènes, mais aussi, autour des valeurs connues comme le dialogue, la tolérance afin que les différentes questions en lien avec les litiges ou des conflits éventuels qui pourraient avoir cours, puissent être réglées dans l’usage des valeurs endogènes », a recommandé le chef traditionnel. Félicitant à son tour les initiateurs, il s’est montré convaincu qu’au regard de la situation du Burkina, il faudra parler le même langage pour construire la paix.
En invitant les différentes confessions religieuses autour d’une même table pour dialoguer et construire la paix, le diocèse de Banfora avec à sa tête Monseigneur Lucas Kalifa Sanon, estime que la paix est une œuvre de tout le monde. « Les religions ont parfois été des sources de conflits alors que tout vrai religieux devrait construire la paix parce que la source de toutes les religions c’est Dieu », a affirmé l’Evêque de Banfora, convaincu que Dieu a créé l’humanité pour qu’elle vive en paix.
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Les scolaires sont venus nombreux à cette première journée interconfessionnelle
Pour aboutir à des résultats concrets pour la paix dans la région et partant au Faso, au menu de la journée se trouvait une conférence inaugurale. « Un espace créer pour déblayer le terrain pour nous rappeler toutes les difficultés que la région a eu à traverser, tout ce qui a été cause de division, de mésententes et ensemble voir comment trouver une solution adéquate », a précisé l’Abbé Eugène Somda.
Ce fut donc l’occasion de donner une plage aux différentes confessions religieuses de donner leur conception de la notion de paix, comment elles comprennent la paix et comment dans le vivre-ensemble elles comptent collaborer avec les autres religions sœurs pour que la paix ne puisse pas être seulement un mot mais une réalité dans nos contrées.
Enfin, une conférence de clôture a été au menu de cette journée interconfessionnelle avec pour objectif de rapprocher la justice légale des populations.
Sié Yacouba Ouattara.
Wangola Médias.