CAN 2025 au Maroc : des supporteurs Sénégalais toujours en détention entament une grève de la faim.

Leurs déboires judiciaires sont intervenus le 18 janvier 2026, alors que leur pays, le Sénégal, venait de remporter, après une finale houleuse la 33e Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Des supporteurs des lions de la Téranga se voyaient arrêtés suite à des actes de violences après le match de la finale. Une vingtaine de supporteurs au total, croupissent depuis dans les geôles marocaines. Depuis quelques jours, précisément le 7 février 2026, ces détenus ont entamé une grève de la faim selon leur avocat.
Mais dès ce 7 février 2026, le Procureur du Roi près le Tribunal de première instance de Rabat a réagi par un démenti de ce mouvement des détenus, suivi ce 9 février par celui de la Délégation à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion. Toutes ces structures prennent le contrepied de l’avocat, d’où un enjeu juridico-sportif majeur.
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Ces détenus issus des rangs des supporteurs des lions de la Téranga, ont été à plusieurs reprises présentés à la justice marocaine mais ils voyaient leur procès reporté. C’est à bout de nerfs, que ces détenus, pour leur passion débordante du football sont passés à la vitesse supérieure en entamant une grève de la fin suite à un nouveau report ce 5 février 2026. C’est donc parti pour une grève de la faim à en croire l’avocat afin de connaitre leur sort. Quoi de plus normal pour mettre la pression sur une justice marocaine dans un dossier où l’on craint à présent le pire.
En effet, il faudra craindre désormais un drame en détention de ces supporteurs accusés d’actes de vandalisme. Un détenu malade n’aurait pas bénéficié de soins toujours selon leur conseil. En entamant une grève de la faim, on peut dire sans se tromper que le découragement a quelque peu gagné les rangs des supporteurs des lions du Sénégal détenus. Cette grève de la faim a un double objectif : alerter les autorités Marocaines et Sénégalaises sur leurs conditions de détensions devenues assez pénibles.
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Mais pourquoi ce basculement ? Il convient de rappeler que la présence du Premier ministre Sénégalais, Ousmane Sanko dans la capitale marocaine les 26 et 27 janvier 2026 avait donné un espoir à toute la classe des amoureux du ballon rond au Sénégal, aux détenus, puis, à l’ensemble d’un continent qui venait de vibrer au rythme de la CAN des semaines durant. Cette tache noire qui est la détention des supporteurs était déjà vue sous une coupe réglée de la diplomatie maroco-sénégalaise avec la présence de Ousmane Sanko.
L’on a pensé que diplomatiquement en effet, les violons pourraient s’accorder très rapidement et permettre à l’étau judiciaire de se desserrer sur ces détenus dès leur prochaine comparution. Mais cette diplomatie a-t-elle eu du plomb dans l’aile ? Où serait-elle toujours sur les derniers réglages ? Dans tous les cas, on est tenté de s’interroger.

Las d’attendre des suites judiciaires pour connaitre leur sort, les détenus ont donc donné le ton. Car comme nous l’écrivions dans une de nos éditions, c’est tout de même difficile après des sensations fortes vécues à cette finale et qui ont été, au finish, payantes avec une victoire bien méritée, de se retrouver derrière les barreaux pour ensuite vivre cette série de report d’audiences. Est-ce à dire que la justice marocaine a du mal depuis le 18 janvier dernier à établir la culpabilité des détenus ? En tout cas, depuis quelques jours, ces supporteurs sont passés à la vitesse supérieure aux dires de leur avocat. Et c’est tout un continent qui suit ce dossier judiciaire où la diplomatie a été très citée par moment pour arrondir les angles.
Wangola Médias.



