Société

Bobo-Dioulasso : le CSC renforce les capacités des journalistes et webactivistes du grand ouest face aux défis de l’information en période de crise

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Le Conseil supérieur de la Communication (CSC) a lancé, à Bobo-Dioulasso, une session de formation consacrée à la responsabilité des journalistes et des activistes des réseaux sociaux dans la gestion de l’information en période de crise. Organisée avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cette rencontre réunit une trentaine d’acteurs des médias et de webactivistes issus des régions de l’ouest du Burkina Faso.

Au menu de cette session de formation, étaient les thèmes : « la responsabilité sociale du journaliste ou du webactiviste dans la gestion de l’information en période de crise » ; « Rôle et responsabilité du CSC dans la régulation de l’information en période de crise » ; « la couverture médiatique des attaques terroristes : quels comportements pour être en phase avec le dispositif sécuritaire ? ». Toujours au menu, « De la bonne gestion des émissions d’expressions directs (EED) dans un contexte de crise sécuritaire et de tension sociales » ; « comment informer ou communiquer pour promouvoir la cohésion sociale en temps de guerre ? » ; « la manipulation de l’information à l’ère de l’intelligence artificielle » ; « les techniques de fact-checking et d’investigation numérique (OSINT) ».

Le présidium de la cérémonie d’ouverture

Les hommes de médias du grand ouest du Burkina auront aussi droit à des modules tels que « La répression des infractions relatives à la désinertions et au discours de haine dans les médias au Burkina Faso » et enfin, « enjeux et contenu du pacte des médias burkinabè pour une communication de guerre contre le terrorisme et pour une reconquête du territoire national ».

 La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence de la Gouverneure de la région Mariama Konaté/Diallo du Guiriko, des représentants du PNUD, des autorités militaires de Sya ainsi que des professionnels des médias et acteurs du numérique. Dans son intervention, Modeste Ouédraogo, président du CSC a souligné l’importance de cette initiative dans un contexte national marqué par de nombreux défis sécuritaires, sociaux et humanitaires.

Pour les organisateurs, la communication de crise ne peut plus être considérée comme une simple discipline technique. Elle constitue désormais un enjeu stratégique pour la stabilité sociale. La circulation rapide des informations, notamment à travers les réseaux sociaux, favorise certes l’accès des populations à l’actualité, mais peut également amplifier les rumeurs, la désinformation, les discours de haine et les manipulations informationnelles. « Chaque information diffusée peut contribuer à renseigner, sensibiliser, éduquer et rassurer les populations, ou, à contrario, alimenter l’inquiétude, créer la confusion ou la division », a relevé le président du CSC. Il a ainsi appelé les journalistes au respect des règles déontologiques, à la vérification des faits et à la défense de l’intérêt général.

la camarade gouverneur du Guiriko, Mariama Konaté Diallo

Les webactivistes ont également été interpellés sur leur responsabilité dans l’écosystème informationnel. Leur influence grandissante sur les opinions et les comportements impose, selon l’organe de régulation, davantage de prudence dans la publication, le partage et le commentaire des contenus. La responsabilité de ces acteurs peut être à la fois morale, citoyenne et, dans certains cas, juridique.

Cette formation s’inscrit dans la continuité des actions engagées par le CSC depuis plusieurs années. Entre 2016 et 2017, l’instance de régulation avait déjà organisé un séminaire destiné à renforcer les compétences des journalistes en matière de couverture des situations de crise sécuritaire. Près d’une décennie plus tard, le paysage informationnel a profondément changé, avec l’essor des plateformes numériques et l’évolution des techniques de manipulation de l’information.

Le président du CSC

La présente initiative vise donc à adapter les pratiques professionnelles à ces nouvelles réalités. Durant trois jours, les participants doivent notamment renforcer leurs techniques de collecte et de vérification de l’information, apprendre à mieux lutter contre la désinformation et développer une communication sensible aux conflits.

La session de Bobo-Dioulasso constitue la deuxième étape de cette formation d’envergure nationale. La première phase, organisée du 27 au 29 juillet 2026 à Koudougou, avait permis de former 35 acteurs des médias issus des régions du Kadiogo, du Nazinon, du Nando et du Sourou. La session de Bobo concerne, quant à elle, les régions du Guiriko, du Bankui, du Djôrô et des Tannounyan.

Photo de famille des officiels avec les participants

À travers cette démarche, le CSC entend contribuer à l’amélioration de la qualité de l’information et au renforcement de la résilience collective. Les échanges entre journalistes, webactivistes, institutions publiques et société civile devraient également favoriser une meilleure compréhension des enjeux liés à la communication en période de crise.

Au terme de la cérémonie d’ouverture, les organisateurs ont invité les participants à tirer pleinement profit des enseignements dispensés par les experts mobilisés pour l’occasion. L’ambition affichée est claire : faire de l’information un outil de paix, de cohésion sociale et de résilience plutôt qu’un facteur supplémentaire de division dans une période particulièrement sensible pour le Burkina Faso.

C’est pourquoi, Mariama Konaté/ Diallo, gouverneur du Guiriko présente au cotés du président du CSC à salué l’initiative louable visant à améliorer les contenus des publications au Burkina. Elle a en outre remercié le PNUD pour l’accompagnement dont bénéficie le CSC depuis des lustres. Present, le représentant du PNUD, Ousséni Cissé a rassuré son partenaire et partant les autorités Burkinabè de sa disponibilité à toujours accompagner le CSC. 

Sié Yacouba Ouattara

Wangola Médias.

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