Police Municipale de Kaya : le drame qui doit instruire.

Ils étaient tous venus ce 9 février 2026 au siège de la Police Municipale de Kaya pour accomplir leur mission, celle de servir leur ville de Kaya. Mais, sans le savoir, certains avaient rendez-vous avec la grande faucheuse et d’autres, les plus chanceux, avec des blessures et que se sont retrouvés sur des lits d’hôpital.
En effet, nous sommes aux environs de 13h ce 9 février 2026, lors qu’une arme crache du feu. Les balles crépitent et sur les carreaux, la policière municipale, Kagbila Pauline Zoungrana, décorée le 11 décembre 2025. Mortellement atteinte rend l’âme sur le champ. Les tirs enclenchés par un autre élément de la police municipale de ladite ville fait en tout, deux morts et deux blessés admis depuis en soins hospitalier.
Parmi les pertes en vies humaines, l’auteur des tirs qui aurait retourné l’arme contre lui-même, tandis que, parmi les blessés, sont identifiés un policier municipal et un civil venu pour récupérer son engin.
Le choc est sans précèdent, indescriptible pour cette structure policière, la ville de Kaya et partant, le Faso tout entier. L’onde de choc s’est rependue dans tous les quatre coins du Burkina, tandis que la police municipale de la ville Kaya, de coup, se voyait amputée à jamais de deux de ses agents.
Sur les raisons de ce drame, l’auteur souffrirait de crise psychique. En claire, un état de détresse aiguë, temporaire, survenant lorsqu’un individu ne parvient plus à gérer un stress intense ou un choc émotionnel. Un mal qui n’est pas latent mais plutôt bien perceptible par une angoisse, un isolement, ou des troubles du comportement, nécessitant souvent une aide professionnelle.
C’est dire que le cas de l’agent de Kaya auteur des tirs, n’est pas arrivé de façon spontanée et son entourage, au delà des multitudes de questionnements, son entourage avait certainement déceler son comportement irrationnel des fois. Le vin est tiré, il faut le boire à présent et loin de nous de remuer le couteau dans la plaie.
L’intention ici est de tirer sur la sonnette d’alarme afin de prévenir d’autres drames de ce genre. Car c’est un secret de polichinelle, nos FDS sont depuis sous pressions au front, dans les casernes et les commissariats de police. Et il convient que les responsables soient très vigilants avec des mesures spécifiques sur ce genre de cas si l’on venait à les détecter à quelque niveau que ce soit au sein des FDS. Que leurs supérieurs hiérarchiques prennent les mesures idoines jusqu’à s’assurer du retour d’un état normal des individus en armes. Ici, les supérieurs hiérarchiques ont un rôle prépondérant : au delà de la pression exercée sur l’ensemble des éléments, ils ont un devoir de proximité auprès de leurs hommes. Une confiance réciproque qui permet une vigilance et une alerte à l’anticipation. Cela, pour non seulement un meilleur encadrement, mais surtout pour limiter les dégâts.
Le drame de Kaya s’est fort heureusement produit dans une caserne. Le pire, c’est qu’il pouvait se produire dans la rue en plein service de l’auteur. Le triste tableau serait dépeint d’un bilan bien plus lourd. Ce drame doit donc instruire à plus d’un niveau pour une société sécurisée contre des éléments en armes, qui, sous de pressions diverses et de stress pourraient finir involontairement par péter les plombs.
Wangola Médias.



