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Depuis la réforme du système éducatif burkinabè engagée en 2025, les anciennes Associations des parents d’élèves (APE), les Associations des mères éducatrices (AME) et les Comités de gestion d’établissement ont été remplacés par une structure unique : le Conseil de l’école.
Cette réforme a été consacrée par le décret n°2025 0935/PF/PRIM/MEBAPLN/MATM/MESFPT du 16 juillet 2025. Le Conseil de l’école est désormais chargé de l’organisation, de la mobilisation et de la participation de la communauté éducative à la vie des établissements.
Dans ce nouveau dispositif, l’arrêté conjoint n°2025-156 du 22 octobre 2025 est venu préciser le montant de la contribution à la vie de l’école (CVE). Son article 4 fixe ce montant à 1 000 F CFA par apprenant. Cette contribution concerne les différents ordres d’enseignement, du préscolaire au secondaire, ainsi que la formation professionnelle et technique.
Ce que l’on peut dire jusqu’ici, c’est que la portée de cette disposition est particulièrement importante. Car il ne s’agit pas d’une simple recommandation laissée à la libre appréciation des différents établissements. L’arrêté fixe un montant réglementaire uniforme. Par conséquent, lorsqu’un établissement demande, au titre de la seule CVE, une somme supérieure à 1 000 F CFA par élève, une question de conformité au texte réglementaire se pose.

Il convient toutefois de faire une distinction essentielle. L’arrêté ne signifie pas que les parents ne peuvent jamais être sollicités pour d’autres dépenses liées à la scolarité. Il précise justement que la CVE est distincte des frais de scolarité, d’inscription, de cantine, de goûter, de location de manuels scolaires ou encore de confection de documents scolaires. Le problème juridique apparaît donc lorsque différentes charges sont regroupées, présentées ou perçues sous l’appellation de « contribution à la vie de l’école », alors qu’elles excèdent le montant réglementaire de 1 000 F CFA.
Le respect de cette règle constitue d’abord une exigence de sécurité juridique. Un établissement, un Conseil de l’école ou une instance locale ne devrait pas pouvoir modifier unilatéralement le montant fixé par l’autorité compétente. En clair, une décision prise au niveau d’un établissement ne peut, en principe, déroger à une norme supérieure qui s’impose à lui.
Le dépassement éventuel du plafond pose également un problème de transparence financière. L’article 3 de l’arrêté prévoit que la CVE est exclusivement destinée au fonctionnement courant des écoles. Les parents sont donc en droit de savoir quelle somme leur est demandée, sous quelle appellation, pour quelle finalité et sur quelle base réglementaire.
Enfin, cette situation appelle une responsabilité particulière des autorités éducatives. Si des établissements continuent de percevoir plus de 1 000 F CFA au titre de la CVE, il appartient aux services compétents de vérifier les faits, d’identifier la nature exacte des sommes réclamées et, lorsqu’une infraction au texte est établie, de faire respecter la réglementation.

Pourtant, à Banfora alors que les parents s’attendaient à ne plus débourser plus de 1000f, le réveil est douloureux chez bon nombre. Car, en plus de la somme de 1 000f CFA, les Conseils de l’école dans cette ville vont visiblement à leur guise. Mais, le débat ne doit pas opposer les établissements aux parents d’élèves. Il doit plutôt porter sur un principe simple : lorsqu’un montant est fixé par un texte réglementaire, son application doit être uniforme, transparente et contrôlable. La réforme du Conseil de l’école ne pourra produire pleinement ses effets que si les nouvelles règles sont connues, comprises et respectées par tous les acteurs du système éducatif.
En attendant de plus amples explications, il nous est revenu que des assemblées générales de Conseils d’école se sont terminés en queue de poissons. Certains parents n’ont pas voulu entendre parler de cotisations qui excédent 1000 f CFA comme voulu par l’arrêté interministériel. Des explications s’imposent donc en cette rentrée scolaire, car certains établissements ont été obligés de restituer aux parents d’élèves le trop perçu des cotisations de l’année passée.
Wangola Médias.



