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Le Tribunal de grande instance (TGI) de Banfora a examiné, ce 22 septembre 2026, une affaire de soustraction de bien dans son lieu de travail impliquant Idriss (nom d’emprunt), un jeune homme de 26 ans. Employé comme gérant dans un maquis de la place, à la barre, le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés.
Idriss avait débuté son travail de gérant le 25 mai 2026. Il y a travaillé pendant environ deux mois pour un salaire mensuel de 30 000 francs CFA, une ration quotidienne de 500 francs CFA ainsi qu’un logement offert par son employeur. Selon les faits exposés à l’audience, il lui est reproché d’avoir soustrait la somme de 588 500 francs CFA.
À la barre, Idriss reconnaît avoir pris une partie de cette somme, mais conteste être l’auteur de la soustraction de 70 000 francs CFA. Il reconnaît toutefois le reste des faits qui lui sont reprochés. Le prévenu explique avoir commencé à puiser dans la caisse en raison, dans un premier temps, de difficultés à subvenir à ses besoins alimentaires. Il reconnaît ensuite avoir utilisé une partie de l’argent pour jouer aux jeux de hasard, notamment sur 1xBet.
En l’espace d’environ deux mois, de mai à juillet 2026, il aurait ainsi dépensé plus de 500 000 francs CFA. Son employeur, qui n’était pas constamment présent sur les lieux, effectuait les comptes environ toutes les deux semaines. C’est lors de ces vérifications que les irrégularités auraient été découvertes, conduisant le patron à saisir les autorités.
Au cours des échanges, le Procureur du Faso près le TGI de Banfora a cherché à comprendre comment le prévenu avait pu effectuer certaines transactions sans laisser de traces. « En plus de votre travail de gérant, vous gérez Orange Money ? », lui a notamment demandé le procureur. Idriss a répondu par la négative. Le Procureur a alors poursuivi ses questions sur les transferts d’argent effectués par le prévenu. Le président du tribunal a, pour sa part, cherché à savoir pourquoi Idriss conservait l’argent au lieu de le déposer régulièrement, notamment chaque jour ?

À l’issue des débats, le procureur a requis une peine de 13 mois d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende de 2 millions de francs CFA, dont 500 000 francs CFA ferme. Il a également insisté sur la nécessité de faire comprendre que la duplicité et le vol ne peuvent conduire à une issue favorable. Le patron, qui réclamait initialement le remboursement de 400 000 francs CFA, a demandé la restitution de cette somme, faisant ainsi don du reste.
Après délibération, le tribunal a déclaré Idriss coupable de soustraction de bien dans le secteur privé. Il l’a condamné à 12 mois d’emprisonnement, dont 6 mois ferme, ainsi qu’à une amende de 2 millions de francs CFA, dont 200 000 francs CFA ferme. Le prévenu devra également verser 400 000 francs CFA à son employeur.
Kadougofin Armel Landry Ouattara
Wangola Médias



