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C’est après s’être remis de ses émotions que le griot peut enfin faire son témoignage sur l’avantage que revêt le port du casque exigé par les plus hautes autorités au Faso. La triste scène remonte au 24 juillet 2026. Il était 13 heures passées d’un peu plus de 45 minutes. Le griot qui avait quitté la grande mosquée de Banfora, où il est allé prier Allah pour la paix au Faso et pour que les pluies qui se font rares reprennent une bonne cadence pour le bonheur des producteurs, se trouvait dans les environs du palais de justice. Il y voit un attroupement peu ordinaire. En avançant prudemment comme le lui demandait les agents GSP du TGI, il arrive à deux ou trois mètres du ralentisseur et ce qu’il le voit le plonge dans une consternation profonde. Un homme couché sur le bitume, placé en position latérale de sécurité, gisant dans son propre sang qui se coagulait au contact de l’air ambiant.

Difficile pour le griot dans ces circonstances de poursuivre son chemin sans chercher à connaître l’identité de la victime de l’accident. Alors il gare son vélo un peu plus loin pour éviter d’obstruer le passage et s’approche. Djéliba ne connait pas l’homme qui criait de douleur et qui demandait à se lever parce qu’il était mal en point avec le chaud soleil qui dardait, mais il a été profondément attristé par la blessure de l’homme, localisée au niveau de la nuque puisque malheureusement, il n’avait pas porter de casque. Elle était sérieuse, il faut l’admettre. Beaucoup de badauds qui s’arrêtaient pour voir ce qui se passait n’ont pas eu le courage de regarder de plus près. Ceux qui ont regardé se demandaient si le crâne n’était pas ouvert à cet endroit. Mais comment l’accident s’est-il produit ? A cette question du griot, un des témoins dira que l’homme a été accroché par un tricycle au niveau de son pantalon. Les deux roulaient dans la même direction et après avoir fait tomber le motocycliste, le tricycle l’a trimbalé sur environ 2 mètres au point que ses cheveux ont laissé une trace noirâtre sur cette distance. Le conducteur du tricycle quant à lui tente de servir une autre version que les témoins ont balayé du revers de la main. A l’entendre, le motocycliste est tombé seul devant lui et il n’a pas réussi à l’éviter.
Le malheureux accidenté a été évacué au CHR de Banfora au même moment où son épouse dont il avait donné l’emplacement non loin du lieu de l’accident arrivait. Il a par la suite été évacué au CHU Sanou Souro de Banfora pour une meilleure prise en charge.
Cet accident a une fois de plus convaincu le griot que le port du casque souhaité par les autorités tant au plan communal, provincial, régional que national est à prendre au sérieux. Il suffit d’imaginer l’argent à investir dans une telle prise en charge qui peut ne pas marcher ou qui peut laisser des séquelles après coup. Sans oublier que l’on peut y perdre la vie. Tous ces risques parce qu’on aura refusé de débourser 10 mille pour s’offrir un casque. En tout cas, Djéliba se joindra toujours aux autorités pour demander le port du casque à chaque fois que vous enfourchez votre monture.
Wangola Médias



