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Tout récemment, le griot a répondu à une invitation d’une de ses relations qui l’a amené à une heure tardive de la nuit. Son attention a été attirée par un ballet incessant de tout-petits depuis avant la tombé de nuit. Celui de petits mendient. Alors qu’ils échangeaient de tout et de rien avec ces hommes dans une ambiance sympathique peu avant la tombée de la nuit, des jeunes mendiants à la queue-Leleu défilaient dans une inconscience juvénile déconcertante perturbant parfois la sérénité des échanges.
Comme si la traditionnelle boite de tomates se raréfiait, la pratique commune chez bon nombre d’entre ces mendiants est un petit récipient en plastique à la bandoulière par lequel qu’ils sont reconnaissables. Dans un accoutrement laissant à désirer, la table du griot a été perturbée.
Finalement la question de la mendicité s’est invitée dans les échanges et le griot compris que le phénomène, au lieu de connaitre une baisse avec l’insécurité qui frappe le pays est plus que jamais en recrudescence aux dires de certains. Certains secteurs de la ville dont le griot taira les noms, sont bien connus avec cette horde de petits enfants emballés dans la mendicité. Avec les pluies qui s’installent avec la fraicheur, le griot a été frappé par l’accoutrement sommaire de certains de ces enfants qui errent dans la rue à longueur de journée et pire, tard dans la nuit.
Le hic c’est que cela ne semblait pas déranger les grandes personnes qui, au tour de leurs tables devisaient sans les calculer. Ils venaient et repartaient sans la moindre attention et personne en cette nuit tombée ne daignait leur glisser une pièce de monnaie. Cela pause un problème d’encadrement de ses enfants confiés à des maitres coranique. Que deviendront-ils si rien n’est véritablement entreprit à leur faveur. Faut-il les ignorer sous le couvert de ces maitres coranique tapis dans l’ombre qui créent ainsi des problèmes futurs à la société ?

Que deviendront en effet ces enfants laissés à eux-mêmes ? Les villes sont autonomes et l’exemple ne doit pas forcement venir de la capitale. Comme ce fut le cas des démolitions des boutiques anarchiquement installés obstruant les voies. Le phénomène prend de l’empileur et le griot pense qu’il faudrait prendre le taureau par les cornes. Laisser des enfants sans encadrement dans la rue depuis la matinée jusque tard dans la nuit, cela mérite une attention voire une correction.
C’est clair, un enfant qui grandi dans ces conditions ira sans issue grandir le phénomène de l’insécurité qui frappe le pays. Les autorités et même les citoyens lambda sont interpellés pour jouer leur partition face à ce phénomène qui, comme une pieuvre, demeurera longtemps comme un caillou dans nos bottes et partant de la société. Surtout si rien n’est véritablement entrepris pour décourager d’abord ces enfants puis leurs maitres qui fabriquent ainsi les soucis pour l’avenir.
Wangola Médias.



