Société

Fake News, radicalisation et engagement citoyen pour la Paix : l’APESS/Tannounyan sensibilise à Banfora.

Dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet KAPOK, implémenté par l’AGEREF-CL et ses partenaires que sont la Fondation Bosch et Conciliation Ressources, l’Association pour la Promotion de l’Elevage dans le Sahel et en Savane (APESS) a conduit sa 4e séance de sensibilisation ce 16 mars 2026 à la maison de la femme de Banfora sise au secteur 8. Cette activité avait pour thème « Sensibilisation sur les Fake News, la radicalisation et le rôle protecteur de l’engagement citoyen pour la paix à Banfora, région des Tannounyan » dans le cadre du projet « Initiative Tannounyan Ensemble ». Trois panels ont été animés à l’intention des participants. C’était en présence de sa majesté Diallo Mikaïlou, chef de Thiou dans la région du Sahel.

Une vue des participants

Pour ce 4e panel, l’APESS a choisi de réunir de jeunes lycéens, étudiants et actifs dans le secteur informel ainsi que des enseignants, des éducateurs et acteurs socio-culturels, des leaders d’associations et de mouvements citoyens, des journalistes, communicateurs et influenceurs locaux. L’association a décidé de sensibiliser ce beau monde sur les enjeux liés aux fake news et à la radicalisation parce que, dira son président Amadou Barry, le Burkina Faso, et particulièrement la région des Tannounyan, traverse une crise multidimensionnelle caractérisée par l’insécurité liée aux groupes armés terroristes, aux tensions intercommunautaires tels les conflits entre agriculteurs et éleveurs, autochtones et allogènes et un afflux massif de Personnes Déplacées Internes (PDI).

…..et des participantes

Pour l’APESS, la désinformation à travers les Fake News se propage rapidement dans pareil contexte, exacerbant les méfiances, alimentant les stéréotypes ethniques et facilitant le recrutement de jeunes par des groupes extrémistes. Pour elle, une telle activité a pour but essentiel de contribuer à la réduction de l’influence des groupes armés et à la prévention de la radicalisation en renforçant la capacité des communautés à identifier et à contrer la désinformation, tout en promouvant un engagement citoyen actif.

Le présidium lors de la cérémonie d’ouverture

Pour planter le décors, trois imminents panelistes ont été invités. Baba Touré, le représentant Provincial du CSC dans la Comoé, Mahamadi Kaboré, Commissaire divisionnaire de police et Directeur provincial de la Police Nationale de la Comoé ainsi que sa majesté Diallo Mikaïlou, chef du village de Thiou et par ailleurs président national de l’APESS.

Baba Touré a informé les participants et les membres de l’APESS de ce qui pourrait être leur attitude dans la sensibilisation afin qu’il y ait une utilisation rationnelle des réseaux sociaux et pour qu’au niveau des émissions interactives, les différents intervenants adoptent des comportements responsables qui pourraient concourir à ramener la paix et la cohésion sociale dans notre pays. Selon le paneliste, il faut savoir que l’arme la plus efficace de l’ennemi c’est le fake news qui lui permet de créer la psychose, la peur et la division au sein des sociétés. Toute chose qui entraîne la stigmatisation et le recrutement facile des ennemis de notre peuple. Pour lui, une association qui vise à contribuer au développement harmonieux du Burkina doit être une association qui a un regard sérieux sur cet outil que sont aujourd’hui devenus les réseaux sociaux. Car, à entendre le Représentant provincial du CSC, les réseaux sociaux au départ sont une bonne chose parce qu’on les utilise par exemple dans le cadre de l’éducation, de la santé, du commerce et de toutes les activités nobles qui concourent au développement. Mais mal utilisé, prévient le journaliste à la retraite, c’est une bombe atomique et si on ne la maîtrise pas bien, on peut créer du cataclysme.

Baba Touré a été le premier à introduire le débat

Le second paneliste, le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou Kaboré, a durant une heure d’horloge et selon une approche participative, entretenu les participants sur les méfaits des fake news. Il a aussi et surtout prodigué des conseils pratiques afin que chacun puisse se prémunir pour éviter les désagréments qui pourraient subvenir quand on se rend auteur de fake news ou quand on la partage.

Venu dans la cité du paysan noir essentiellement pour encourager les membres de sa structure qu’est l’APESS et pour constater ce qui se passe dans les différentes zones où il y a des membres APESS, le chef du village de Thiou, sa majesté Diallo Mikaïlou, président national de APESS, a également partagé son expérience en matière de fake news, de radicalisation avec les participants. Le chef de Thiou dit aussi être venu encourager les membres de son bureau et voir quel est l’atmosphère qui prévoit en termes de collaboration avec les autres acteurs.

Mahamadou Kaboré

Il s’est agi également pour lui de faire connaissance avec les acteurs avec qui la section régionale de l’APESS travaille dans le domaine de l’élevage mais aussi dans les autres domaines au niveau de la région de Tannounyan. Mais à l’entendre, la troisième raison de sa visite celle qui à ses yeux est la plus importante, est le panel dont l’importance de la thématique n’est plus à démontrer. La communication en temps de crise, la contribution des structures associatives à la cohésion sociale et la synergie d’action entre les différents acteurs par rapport à ce qui prévaut aujourd’hui, non seulement dans la région des Tannounyan mais aussi dans le Burkina sont essentielles aux yeux de sa majesté qui a axé sa communication sur deux leviers.

Le chef de Thiou, Mikailou Diallo

D’abord à l’endroit des membres de sa structure qui sont des acteurs au niveau local et qui constituent des groupes relais de tout ce qui concerne la communication en temps de crise, mais aussi, en tant que victimes comme les autres, de tout ce qui prévaut en termes de menace. Le communicateur leur a donc adressé un message de vigilance, les invitant à savoir comment utiliser les téléphones et comment faire ce travail de relais pour contribuer à la cohésion sociale à travers une utilisation citoyenne et responsable des moyens de communication.

Espace PUB

Dans un second temps, à l’endroit des techniciens de l’information et à l’endroit des autorités, le chef de Thiou estime qu’ils peuvent voir du côté législation, en dehors de la question de sensibilisation, ce qu’il y a lieu de mettre en place comme dispositif pour que les fautifs puissent être dans une situation qui montre qu’ils sont fautifs et qu’en temps de crise, la communication ne doit pas être faite n’importe comment car ça compromet dangereusement la cohabitation et la paix dans pays.

Go Mamadou TRAORE

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