APESS/Tannounyan : le vivre-ensemble et la coexistence pacifique prônés à Niankar

L’Association pour la Promotion de l’lévage au Sahel et en Savane (APESS)/Tannounyan a animé, le 12 mars 2026, dans le village de Niankar, situé à une vingtaine de kilomètres de Banfora, chef-lieu de la province de la Comoé, une séance de sensibilisation sur la préservation de la paix et de la cohésion sociale. Cette activité, qui entre dans le cadre de la mise en œuvre du projet Kapok, financé par l’AGEREF-CL et ses partenaires que sont Conciliation Ressources et la Fondation Robert Bosch, a connu l’intervention de plusieurs structures et personnalités, dont la Direction régionale de la promotion des droits humains, le porte-parole de la confrérie des dozos des Tannounyan, Ouattara Diao Lacina, le chef de canton de Bounouna, Sa Majesté Sakoulba Brahima Soma, le président de l’APESS/Tannounyan, Barry Amadou, et celui de Tabital Pulaaku, Djibril Diallo.

Le président de l’APESS/ Tannounyan a justifié le choix de Niankar par la crise qui a amené les pasteurs à quitté le village
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Kapok encore appelé projet de « renforcement de la cohésion sociale et du vivre-ensemble dans la province de la Comoé », porté par l’AGEREF-CL et bénéficiant d’un financement de la Fondation Robert Bosch et de Conciliation Ressources, l’APESS/Tannounyan, qui figure parmi les associations retenues pour cette mise en œuvre, a animé une séance de sensibilisation à Niankar, village situé à 20 kilomètres de Banfora, auquel il est rattaché, le 12 mars 2026. Le projet Kapok vise à promouvoir la paix et la coexistence pacifique dans la province de la Comoé.

Une vue du présidium lors de la cérémonie d’ouverture
C’est à ce titre que l’APESS/Tannounyan, dans sa stratégie, a choisi d’initier cette causerie interactive entre les habitants du village et des panélistes, au nombre desquels le chef de canton de Bounouna, Sa Majesté Sakoulba Brahima Soma, le responsable de la confrérie des dozos des Tannounyan, Ouattara Diao Lacina, et Sanou/Traoré Salimata, agente à la Direction régionale de la promotion des droits humains des Tannounyan.
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L’AGEREF-CL, souhaite bonne commémoration aux femmes des Tannounyan
Justifiant le choix de Niankar pour abriter cette sensibilisation, le président de l’APESS/Tannounyan a déclaré que, par le passé, ce village comptait plusieurs éleveurs-pasteurs. Malheureusement, a-t-il fait remarquer, ceux-ci sont partis à cause de l’insécurité et de la stigmatisation, qui représentaient de grands risques pour leur intégrité physique.

Le chef de village de Niankar a salué le choix de l’APESS de venir sensibiliser ses administrés
Avant d’entrer dans le vif du sujet, l’honneur est revenu au chef du village de Niankar de souhaiter la bienvenue à tous ceux qui ont effectué le déplacement. Il a remercié l’APESS pour le choix porté sur son village pour abriter une telle activité, tout en invitant ses administrés à suivre attentivement les messages qui leur seront adressés. La représentante de la Direction régionale de la promotion des droits humains, Sidibé/Diallo Ramatou, a, à la suite du chef de village, salué la forte mobilisation, qui témoigne de l’intérêt que les habitants accordent à la paix et à la coexistence pacifique.

L’APESS a salué la forte mobilisation des habitants de Niankar
À l’entendre, depuis l’année 2015, le nombre de conflits qui mettent à rude épreuve la paix au sein de nos communautés n’a cessé d’augmenter dans la région des Tannounyan. De plus, et comme pour ne pas arranger les choses, a-t-elle ajouté, le terrorisme nous a été imposé. « Doit-on continuer à nous battre pendant que la pluie nous bat ? », s’est-elle interrogée pour signifier que la sensibilisation de ce matin vise à apporter une réponse à cette grande question. Pour bien cerner cette réponse, Mme Diallo/Sidibé Ramatou a invité l’assistance à suivre attentivement les panélistes.
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Les Laboratoires Phytofla souhaitent une bonne fête aux femmes des Tannounyan
L’un à la suite de l’autre, les trois panélistes ont, à travers des cas pratiques tirés du vécu quotidien, montré que l’intolérance et l’avidité de l’argent sont le plus souvent à la base des conflits communautaires, notamment entre agriculteurs et éleveurs. Ouattara Diao Lacina, pour sa part, a indiqué que le manque de considération des aînés et des autorités coutumières locales explique l’exacerbation de certains conflits et amène les belligérants à se retrouver devant la justice moderne, alors que dans nos villages nous disposons de mécanismes endogènes efficaces.

Au nombre des panelistes se trouvaient le chef de canton de Bounouna sa majsté Sakoulba Brahima Soma…
Il est soutenu dans sa position par le troisième panéliste, Sa Majesté Sakoulba Brahima Soma, qui a invité chaque habitant de Niankar à respecter le chef de sa concession, le chef de son quartier et celui de son village, qui sont suffisamment responsables pour juguler les crises pouvant naître entre les habitants. À entendre les panélistes, le lait de vache coûte, par exemple, moins cher de nos jours de l’autre côté de la frontière ivoirienne qu’au Burkina Faso. C’est dire que, même pour faire un sacrifice avec du lait pour un habitant de ce village, c’est la croix et la bannière, parce que les pasteurs ont préféré migrer pour leur sécurité.

…le responsable de la confrerie dozo des Tannounyan Ouattara Diao Lacina
Preuve qu’ils ont bien assimilé le message, les interventions des habitants de Niankar ont été essentiellement des contributions appelant à recourir systématiquement aux mécanismes endogènes de résolution des conflits et remerciant l’AGEREF-CL et ses partenaires pour l’initiative du projet Kapok.

…et Sanou/ Traoré Salimata
Go Mamadou TRAORE
Wangola Médias



