TGI de Banfora : il vole 9 moutons et écope de 12 mois de prison avec sursis

Le 24 février 2026, la Chambre Correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Banfora a examiné un dossier de vol de 9 moutons qui s’est déroulé à Monsonnon dans la province de la Comoé le 8 février de 2026.
Appelé à la barre, le prévenu SD qui est né à Moussodougou dans la Comoé et qui est cultivateur résidant à Monsonnon a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Invité à expliquer les circonstances, le prévenu raconte qu’il a croisé les moutons en brousse et il les a chassés et les a amenés chez lui car, en les vendant, il pourrait rembourser ses crédits. Il précise que c’est à Moussodougou qu’il a conduit les moutons et en a vendu 7 au montant de 150 000 f CFA. A la question du juge de savoir ce que sont devenus les deux autres, il dira qu’il les a confiés à son oncle à qui il a fait comprendre qu’il avait contracté un crédit à la caisse populaire pour acheter les animaux. Malheureusement, dira-t-il, son oncle lui dira quelques jours plus tard que les deux moutons se sont échappés.
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SD la victime entendue par le Tribunal dit qu’il n’a retrouvé aucun de ses 9 moutons. Toutefois, il a informé le tribunal que le prévenu a commencé à lui rembourser la valeur des moutons. « Ils ont payé la somme de 415 000 f et il restait 210 000 f » indique la victime qui a ajouté que promesse a été faite de payer la somme restante dans un délai d’un mois.
Deux témoins ont été cité dans ce dossier. Le premier, TM qui se trouve être l’oncle du prévenu, explique que le prévenu est venu lui proposer des moutons à vendre à acheter au motif qu’il voulait rembourser ses crédits en banque. Il lui a trouvé un acheteur qui a pris 6 moutons à 125 000 F. Il ajoute que c’est plus tard qu’il dire que SD avait été arrêté et que lui-même était demandé à la gendarmerie. Le second, DA pour sa part avoue qu’il a été appelé un jour aux environs de 18h pour acheter des moutons. Il dit avoir répondu que cette heure était bizarre mais comme c’est un ami qui lui fait la proposition, il y est allé. Son ami TM lui a fait savoir que c’est son neveu qui les vendait. DA explique qu’il a néanmoins accepté les moutons mais n’a pas remis l’argent immédiatement. Le lendemain avant de remettre l’argent, il a demandé à TM de questionner son neveu sur la provenance des moutons car il ne voulait pas d’un animal volé. A l’entendre, c’est 3 semaines plus tard le problème à commencer. A la gendarmerie, poursuit le témoin, le propriétaire des animaux a exigé la somme 625 000 F représentant la valeur des 9 moutons. Pour sa part, il dit avoir versé la somme de 325 000 f. TM et son neveu ont payé une partie et il leur reste 210 000 f.
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A la question du Tribunal de savoir si la victime se constituait partie civile si jamais le prévenu venait à être déclaré coupable, il a répondu qu’il réclame la somme de 210 000 f qui représente le reste de l’argent de ses 9 moutons. En réponse à cette demande le prévenu a dit qu’il remboursera la somme restante. Le procureur dans sa réquisition a demandé à ce que DM soit retenu dans les liens de la prévention et déclaré coupable des faits de vols à lui reprocher. En ce qui concerne sa sanction il a demandé une peine d’emprisonnement d’un an et une amende de 500 000 f le tout assorti de sursis à exécution.
Pour sa défense le prévenu a demandé la clémence du Tribunal.
Le juge dans son verdict final déclare DM coupable des faits de vols à lui reprochés et le condamne à une peine d’emprisonnement de 12 mois et une amende de 500000f le tout assorti de sursis à exécution. Reçois la constitution de partie civile de la victime et lui dit fondé, condamne le prévenu a lui payé la somme de 210 000 f à titre de dommage et intérêt. Fixe la contrainte judiciaire à 3 mois. Condamne en outre le prévenu aux entiers dépens.
Ga Chériffa Raphaate Assita TRAORE
Wangola Médias



