Société

Transport urbain et interurbain : la SOTRACO/Tannounyan comme une panacée pour les populations.

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6h30mn ce 19 août 2026. Tout en abandonnant nos traditionnels moyens de déplacement, l’équipe de Wangola Médias embarque dans le bus SOTRACO direction la ville de Santa. Sur la ponctualité, il n’y a rien dire. Le confort aussi, pourvu que la rigueur soit de mise dans l’entretien des bus. La sécurité y est rassurante d’autant plus que l’allure observée par le machiniste est bien dosée. Comment pouvait-il en être autrement avec les multiples arrêts sur le trajet où les usagers montent et descendent à chaque localité.

Justin Agapou, maçon

A Koutoura, a mois d’une dizaine de kilomètres de Niangoloko, plus d’une dizaine de passagers, en majorité des femmes parmi lesquelles des vieilles dames, prennent place non sans avoir retirées leurs tickets. Pour une toute première montée à bord du bus, le trajet se passe sans incident. Justin Agapou était à bord. Maçon de nationalité Togolaise, depuis plusieurs semaines dit-il, il emprunte les bus de la SOTRACO pour la ville de Santa où il effectue un chantier. « Je prends le bus à Banfora pour venir à Niangoloko pour faire un travail. Je suis content en empruntant ces bus. J’invite les voyageurs à grouiller emprunter ces bus pour leurs voyages. C’est très propre. Je prends chaque jour pour venir faire mon travail », témoigne-t-il, rassurant qu’il n’y a aucun souci à emprunter les bus de la SOTRACO.

Soura Fatou empruntait le bus de la SOTRACO pour la toute première fois

Entre retard des passagers et leurs bagages.

A notre retour après des heures passées dans la cité de Santa, nous tombons sur le machiniste, qui, à quelques minutes du départ du bus à 12h30, claxonnait sans arrêts. Dans le bus une dame avait déjà pris place. Malgré les invites du chauffeur, elle se resigne à prendre son ticket. « J’attends quelqu’un qui est en retard. Quelqu’un est allé la chercher. Si elle ne vient pas je serai obligée de descendre », se justifie-t-elle. Les instants qui suivent une jeune dame descend derrière une moto. Rassurée, elle s’avance vers le machiniste pour prendre son ticket avec la nouvelle arrivée.

Une vue des bagages tolérés en ce début d’ouverture de la ligne

Soura Fatou, une sexagénaire nous confie que c’est sa toute première fois d’embarquer dans un bus de la SOTRACO. « Je vais à Banfora. Le bus est confortable, je suis contente. J’ai emprunté ce bus parce que c’est pour le Burkina Faso », se justifie-t-elle avant de lancer son appel : « aujourd’hui, nous devons travailler pour notre patrie. Si nous remplissons ces bus c’est le Faso qui gagne », dira-t-elle.

Les minutes s’égrènent et en principe le bus qui devait entamer sa course est obligé de patienter.

Entre retard et précipitations, la patience du machiniste reste nécessaire

Cette situation gérée, une autre femme se signale. Celle-ci avait déjà pris son ticket mais une équation se posait à elle et partant le machiniste. Ses bagages doivent la rejoindre. La ponctualité cette fois est ainsi mise à rude épreuve. Ces bagages arriveront 3 minutes après l’heure du départ et sont directement déposés dans un coin du bus. Elle n’était d’ailleurs pas la seule, d’autres bagages étaient déjà entreposés. Enfin, le bus peut prendre sa route vers la capitale du Paysan noir où sous une forte pluie, des passagers embarquent et descendent.

De la patience dans la sensibilisation

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il faudra encore de la patience vis-à-vis des passagers de la SOTRACO. Car visiblement, le respect de l’heure semble une équation à résoudre avec ces précipitations de dernières minutes comme dans les campagnes de transports privées. Sur l’aspect de la patience ? Ce sont ces bagages car dans les principes directeurs de la SOTRACO, les bagages ne sont pas tolérés dans les bus.

Traoré Lessi Emmanuel est machiniste à la SOTRACO sur la ligne Banfora-Niangoloko. « Comme c’est un début, les gens commencent à s’habituer à nos bus. C’est le troisième mois que nous sommes sur la ligne. En tout cas ça promet », se réjouit-il tout en soulignant certaines réalités. « A mon niveau, avec les clients ce sont les problèmes de monnaie. Puisse-que sur la ligne, le ticket Banfora Niangoloko coute 900f. La plupart des clients amènent 1000f. Donc pour trouver 100f leur remettre ça fait un problème. C’est mon véritable problème actuellement », explique le machiniste qui, sans ambages, aborde la question des bagages non tolérés dans les bus.

En effet, « après le problème de monnaie il y a les bagages. Mais je pense que comme c’est un début, au fur et à mesure les passagers vont comprendre. Pour le moment les bagages sont un peu tolérés en attendant qu’ils comprennent définitivement que nous ne prenons pas les bagages », a indiqué Traoré Lessi Emmanuel pour qui, en cette phase de début, les passagers sont quelque peu arrangés sur les bagages légers en attendant. « C’est comme si c’est la phase de sensibilisation qui continu toujours », tranche-t-il.

Plusieurs voyageurs ont recours à la SOTRACO

En ces premiers mois, les lignes urbaines tout comme interurbaines de la SOTRACO constituent un véritable tremplin pour les populations des Tannounyan dans leurs déplacements au quotidien ou de façon occasionnelle. Une logique observée, car on se souvient de la lisse populaire qui avait marqué l’arrivée des premiers bus dans la cité du paysan noir.

Sié Yacouba Ouattara.

Wangola Médias.   

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