Prévention et gestion des conflits dans la région des Tannounyan : le MPCS se dote d’une soixantaine de compétences

Porté sur les fonts baptismaux seulement en janvier 2026, le du Mouvement Patriotique pour la Promotion de la Cohésion Sociale (MPCS) présidé par Bakanhaye Héma s’est lancé ce 24 mars 2026 dans la promotion de la cohésion sociale dans la région des Tannounyan à travers la formation d’une soixantaine d’ambassadeurs qui auront pour mission de prévenir et de gérer les conflits qui naitront dans leur ressort territorial. Prévue pour durer jusqu’au 25 mars courant, la cérémonie d’ouverture de cette formation a été placée sous la présidence du gouverneur des Tannounyan, Patrice Yéyé, représenté à la cérémonie par son conseiller technique, Mamadou Traoré.
Selon Bakanhaye Héma, président du Mouvement Patriotique pour la Promotion de la Cohésion Sociale (MPCS), sa structure qui a vu le jour en Janvier 2026 est là pour accompagner les initiatives présidentielles en matière de promotion de la cohésion sociale et du vivre ensemble. A l’entendre, « Nous sommes véritablement orientés vers la promotion la cohésion sociale et c’est pourquoi nous avons initié la formation pour voir comment on peut accompagner les autorités actuelles en matière de promotion de la cohésion et de la résolution des conflits ». D’où le thème : « La prévention et la gestion des conflits au niveau de la région. Pour prendre part à ces 48 heures de formation, les participants sont venus de la commune de Banfora, de Soubakaniédougou, de Niangoloko, de Bérégadougou et de Tiéfora pour ce qui est de la province de la Comoé et des communes de la province la Léraba.

Une vue du présidium avec le le conseillé technique du gouverneur Mamadou TRAORE au milieu. A gauche le PDS de Banfora Yakouba Barro et à droite Bankanhaye Héma, président du MPCS
Visiblement satisfait de la participation, le président du MPCS, Bakanhaye Héma n’a pas manqué de dire aux autorités présentes à la cérémonie d’ouverture que sa structure entend mailler le territoire régional des Tannounyan pour que y règne la cohésion et le vivre-ensemble entre les communautés qui y vivent. « Je suis satisfait de la mobilisation parce que les différents départements ont tous répondu présent tout comme la commune de Banfora » a-t-il lancé. En tout, a fait noter le président du MPCS, c’est une soixantaine de personnes qui seront formées durant cette session pour servir d’ambassadeurs de la paix dans la région des Tannounyan.

Plusieurs personnalités dont les autorités coutumières…
Avant de procéder à l’ouverture officielle de la session, Mamadou Traoré, le représentant du gouverneur, a indiqué que l’initiative du MPCS s’inscrit dans la vision des nouvelles autorités du Burkina Faso qui ont placé le vivre-ensemble au cœur de la refondation et de la stabilisation de notre patrie. A l’entendre, ces soixante ambassadeurs seront à l’issu de la formation nantis de compétence sur les techniques de prévention, d’analyse et de gestion des conflits à même de leur permettre de jouer un rôle stratégique dans la médiation, la sensibilisation et la promotion des comportements exemplaires pour un vivre-ensemble harmonieux. A ce titre, il féliciter les organisateurs pour leur clairvoyance qui va sans nul doute ajouter de la terre à la terre.

...et administratives étaient fortement mobilisées à cette formation
Prenant la parole au nom des parrains, le président de la délégation spéciale de la commune de Banfora, Yakouba Barro a souhaité la bienvenue aux participants. Il les a invités à suivre assidument les modules qui seront développées à leur intention et à poser toutes les questions utiles afin qu’aucune zone d’ombre ne persiste à l’issue des travaux.

Ibrahim Traoré, Directeur régional de la promotion des droits humains des Tannounyan,
Selon le principal communicateur, Ibrahim Traoré, Directeur régional de la promotion des droits humains des Tannounyan, ce sont 7 modules qui sont au programme de ces deux jours d’immersion. « On aura essentiellement sept modules à développer, notamment les modules sur les droits humains, la cohésion sociale, la paix, les modules sur les techniques de prévention des conflits, le module sur les techniques de gestion de conflits, le module sur l’analyse des conflits, le module également sur les mécanismes endogènes de prévention et de gestion des conflits, et aussi le module sur les valeurs sociales burkinabè » a énuméré le DR selon qui ce sont des modules qui seront développées selon une méthode participative pour faire de telle sorte que les participants puissent cerner le rôle qui leur incombe à l’issue de la session et pour qu’ils se rendent compte qu’ils sont utiles dans la promotion de la cohésion sociale et de vivre ensemble.
Go Mamadou TRAORE
Wangola Médias
Impressions d’acteurs de la session

Mamadou Traoré, conseiller technique du gouverneur de la région de Tannounyan
« Je suis très honoré d’avoir été associé à cette activité. Sachez que le gouverneur a accueilli justement cette cérémonie avec enthousiasme parce que l’initiative est noble. Elle est noble à ce sens que la région de Tannounyan est bien réputée pour être une zone conflictuelle, naturellement après celle de nos esclaves du Djoro et c’est pourquoi ces modules qui seront dispensés au cours de cette formation viendront outiller les acteurs de proximité et ceux-ci à travers justement leurs actions quotidiennes permettront d’apaiser les différentes tensions et de faire en sorte que nous puissions vivre ensemble et nous puissions de façon collégiale encouragé les acteurs à travailler dans la dynamique et dans la vision des autorités de notre pays ».

Amadou Cissé représentant du co-parrain, Ousmane Maïga
« En tant que représentant du parrain Maïga Ousmane, Président Directeur Général de GBL je puis vous faire savoir que monsieur Ousmane Maïga est toujours prêt pour la pour la région des Tannounyan. Il œuvre surtout à accompagner les gens dans toutes les activités sociales, culturelles et caritatives. Donc ce mouvement qui prône la cohésion sociale est un peu le leitmotiv qui le guide dans son activité quotidienne. Une fois que les participants quitteront cette formation, on s’attend à ce que, suite à leurs interventions sur le terrain, on puisse avoir une société plus portée vers la cohésion sociale, plus vers le vivre-ensemble, le partage et surtout le plus important vers une fondation majoritaire de la société et du pays en général ».

Issouf Kobé, Chargé de mission de la présidence du Faso dans les Tannounyan
« Cette formation est venue à point nommé à partir du moment où quand nous suivons l’actualité dans certaines communes avec les petites guéguerres vraiment si les différents acteurs sont formés je pense que ça pourrait être palier un tant soit peu à certaines tensions. C’est une bonne formation et du coup je félicite et je remercie le MPCS qui vient de naître rien que le mois passé. S’ils ont envisagé ce genre de formation ça veut dire que ce sont des acteurs qui maîtrisent bien le terrain. Franchement, il faut les accompagner et nous leur souhaitons plein succès vraiment ».

Arouna Sanou, participant venu de la Léraba, plus précisément dans la commune de Sindou
Nous sommes ce matin à Banfora sur invitation du MPCS qui a mis en place une initiative pour outiller des personnes sur la promotion de la cohésion sociale. C’est une initiative que chacun se doit d’accompagner car, quand on parle de la cohésion de nos jours, c’est tout ce dont le Burkina Faso a besoin pour vaincre le mal qui nous empêche de mettre tous nos efforts dans notre développement.
Propose recueillis et retranscrits par Go Mamadou TRAORE
Wangola Médias



