
Views: 5
Depuis la fin de son mandat, beaucoup sont ceux qui se demandent ce que devient N’golo Drissa Ouattara, l’ex PCR de la région des Cascades aujourd’hui Tannounyan. Eh bien l’homme est reparti à ses occupations habituelles que sont le commerce général, la production agricole, animale et surtout le riz dont il dispose d’une unité de décorticage de mise en sac. C’est d’ailleurs dans cette unité qu’il nous a reçu et sans détour à travers ce grand entretien où il a abordé bien d’aspects de sa vie publique et privée parmi lesquels son passage au conseil régional, ses déboires avec la justice. L’homme se prononce également sur l’action du capitaine Ibrahim Traoré à la tête du Burkina Faso et lui donne des conseils qu’il aurait aimé lui dire en face s’il en avait l’occasion. Lisez plutôt !
Wangola Médias : Bonjour M Ouattara N’golo Drissa, dites-nous ce que vous devenez depuis que vous avez quitté la tête du Conseil régional des Tannounyan, région des Cascades à l’époque ?

Ngolo Drissa Ouattara : Merci vraiment à Wangola Médias pour l’occasion que vous m’offrez de m’exprimer dans vos colonnes. Merci aussi pour cette question qui me réjouit au point que je ne sais pas par où commencer ma réponse. Mais je vais vous répondre tout de même. Vous n’ignorez pas qu’avant d’arriver à ce poste de PCR, j’étais opérateur économique. Et bien, je le suis toujours. J’ai même été président d’un groupement d’agriculteurs, et à Bobo-Dioulasso, j’étais membre consulaire de la Chambre de commerce. A Banfora aussi j’ai été président de la délégation consulaire régionale de la Chambre de commerce. C’est à partir de ce poste que j’ai été élu président du Conseil régional des Tannounyan. Donc quand vous me demandez ce que je deviens après cette présidence, c’est comme si c’était mon boulot. Non, ce n’était pas mon travail. J’y étais simplement parce que la population de la région avait besoin de moi à ce poste et elle avait répondu à ma demande. Mais sachez que c’était une vraie école pour moi. Vous savez que je n’ai pas eu la chance d’aller à l’école donc je peux dire que je suis un autodidacte. Tous ces postes de responsabilités que j’ai occupés de Bobo-Dioulasso aux côtés de Ladji Djanguinaba Barro et de Oumarou Kanazoé qui se trouvait à Ouagadougou, paix à leurs âmes, jusqu’à Banfora m’ont permis d’acquérir des compétences en matière de commerce. J’ai eu la chance de renforcer ces connaissances lorsque j’ai été porté à la tête de la Chambre de commerce de Banfora. Au conseil régional où j’ai approfondi mes connaissances sur le fonctionnement de l’administration, les compétences que j’ai acquises auparavant dans les autres institutions m’ont beaucoup servi.
Pour revenir à votre question, je dois dire que je continue dans mes activités commerciales et ça tourne bien. En tout cas ne pensez pas que quelque chose me manque parce que je ne suis plus président du Conseil régional. J’étais toujours prêt à céder cette place parce que moi aussi j’ai remplacé quelqu’un d’autre. On parvient à ce poste avec un mandat qui a une durée connue et qui est de 5 ans. Chacun vient faire son mandat et s’en va et croyez-moi, ce n’est pas la fin du monde. Ce qui est intéressant c’est qu’on vient terminer les projets de son prédécesseur et quelqu’un d’autre vient aussi terminer les vôtres. Tenez-vous bien, quand je vois quelqu’un qui se fâche parce qu’on a trouvé quelqu’un d’autre pour le remplacer à un poste politique, je dis qu’il n’est pas là pour faire le développement. Donc je suis retourné à mes activités qui ont d’ailleurs connu un essor.

Quels sont les souvenirs, bons ou mauvais que vous gardez de votre passage à la tête du Conseil régional des Tannounyan ?
Ce que je peux dire à ce sujet c’est que c’est une responsabilité qui demande trop de temps à mon avis. Lorsqu’on s’y trouve, on ne doit pas se sentir fatigué. Il faut être aux petits soins de la population et veiller sur son bien-être. Il faut sortir très souvent, aller à la rencontre des habitants et lorsqu’il y a du bruit quelque part, il faut vite y aller pour circonscrire cela. Il n’y a pas aussi de différence entre le bureau et le domicile. Les gens viennent tout le temps et il faut être à leur écoute. Tout ça parce qu’on est quelque part un homme politique et on a été élu pour ça.
Où trouviez-vous la force nécessaire pour ne pas dire que vous étiez fatigué ?
Grâce à ce que m’a dit mon père, je tenais. Il m’a dit que si les gens te fatiguent par leurs sollicitations, il faut toujours en être content car si tu ne vaux rien, personne ne viendra vers toi. Donc j’étais content quand on me fatiguait parce que je sentais que je suis important, raison pour laquelle tout ce monde venait me voir. Pour la petite histoire, lorsque l’insurrection a chassé Blaise Compaoré, il y a des gens qui sont venus brûler chez moi. Sans doute que comme nous sommes des commerçants, certains manifestants se disaient que nous soutenions Blaise Compaoré dans son projet de modification de l’article 37 de la constitution. Mais après coup, il y a des gens qui sont venus pour me consoler mais je sais très bien qu’ils étaient contents de ce qui s’est passé. Parmi eux certains m’ont demandé comment je me sentais après avoir subi ces dégâts et je leur ai dit que j’étais très content parce que cela veut dire que je compte aussi dans ce pays.
Lors de votre passage au Conseil régional des Tannounyan, il y a eu justement ce problème lié à l’achat d’un véhicule qu’on ne peut pas ignorer. ?

Vraiment merci pour cette question qui aurait fâché d’autres alors qu’il faut nécessairement en parler. Sans vous mentir, je suis à l’aise pour en parler. Vous savez, il fut un moment où tout le monde avait peur de N’golo Drissa Ouattara. Simplement parce que je voyais les choses autrement que les autres qui m’entouraient. Si bien qu’il y en avait qui ne pouvaient pas me comprendre. Le véhicule dont vous parlez coûterait à l’Etat 100 millions dans certaines conditions. Mais c’est un véhicule que j’ai acheté à 60 millions de francs CFA. Beaucoup étaient étonnés mais sachez que je n’ai pas acquis ce véhicule sur un deal comme aime à le dire certains. Un véhicule qu’on peut avoir à 60 millions de francs CFA et que certains à travers des combines où ils volent l’argent public livrerait à environ cent millions, c’est ce que j’ai refusé. Et lorsque le marché a été lancé, on avait misé 50 millions au départ. Celui qui a eu le marché du véhicule n’a pas pu nous le vendre. Ça ne rentrait pas dans sa marge. Une deuxième personne qui a été attributaire n’a pas non plus pu acheter le véhicule. Alors, nous avons écrit à l’Etat à travers le ministère de tutelle pour demander l’autorisation de procéder à un gré à gré. Nous en avons eu l’autorisation et c’est en ce moment qu’un nouvel attributaire a pu nous envoyer le véhicule. L’année qui suivait était celle des élections. Il se trouve qu’entre temps, j’ai initié le marché de poulets que vous voyez actuellement en face de la Sainte Thérèse au marché du secteur 7 et qui a récemment accueilli les vendeurs qui se trouvaient en face du camp militaire vers la BICIA. Il en est de même pour les tracteurs dans les différentes communes et nous en avons acquis 22. Au regard de ces actions à mettre à mon actif, des adversaires politiques se sont convaincus que je rempilerai forcément pour un deuxième mandat et qu’il fallait tout faire pour que cela ne se produise pas. Il fallait tout faire pour trouver quelque chose pour m’empêcher de faire un second mandat. Ils se sont appuyés sur l’histoire du véhicule en disant que je l’ai acheté moi-même.
Malheureusement parmi ceux qui ont été commis à la vérification, il y a un qui m’a appelé au téléphone et j’ai estimé que ce n’était pas le canal approprié. Nous ne nous sommes pas compris et une publication dans un journal s’en est suivie pour dire que j’ai tenu des propos désobligeants. Donc pour dire que l’affaire avait pris une tournure politique dans la politique et le contrôle qui s’en est suivi au Conseil régional avait pour objectif de tout faire pour prendre monsieur N’golo Drissa Ouattara et l’envoyer en prison. J’ai passé trois jours à la gendarmerie et à la fin, ils sont partis avec moi, conformément à l’objectif de leur mission. Nous nous sommes retrouvés à Ouagadougou et il est ressorti que c’est un dossier vide. J’ai été blanchi mais contrairement à ce que voulaient certains, je n’ai pas déposé de plainte. Voilà comment s’est passée cette affaire et celui qui a eu le marché est un certain Koné. Il y en a même qui ont dit que comme le véhicule est revenu moins cher, c’est que c’est un véhicule volé. Des gens sont même venus pour voir si le véhicule était neuf. Mais ils sont repartis ébahis. Dans le même temps, tenez-vous bien, aucune plainte n’a été enregistrée à Banfora pour vol de véhicule. (Rires). Mais j’ai passé l’éponge sur tout ça. Je n’en garde aucun remord car on peut vous qualifier de mauvaise personne mais avec le temps, les gens finissent toujours par comprendre que vous n’êtes pas ce qu’ils pensaient. Posons-nous la question de savoir où se trouvent ceux qui ont fait des malversations au sommet de l’Etat ? Ceux qui ont volé l’argent public, ils sont où de nos jours ? Dans tout ça là, quelqu’un s’est-il présenté un jour au Conseil régional des Tannounyan pour dire qu’il y a des trous dans la gestion de Ouattara N’golo Drissa ? Bien au contraire c’est plutôt mon argent qui s’y trouve.
Dites-en nous davantage ?

Je prends l’exemple de la salle de conférence du Conseil régional qui accueille de nos jours les étudiants de l’Université de Banfora. Je peux dire que ma contribution pour l’ouverture de l’université à Banfora est grande. En ce sens que l’entrepreneur qui avait le marché avait besoin d’argent pour terminer le travail. Comme il éprouvait des difficultés à obtenir des sous, c’est moi qui lui ai donné de mes propres fonds 26 millions pour qu’il puisse le faire. Je l’ai fait parce qu’en tant que président du conseil régional, je me devais de faire quelque chose afin que ma région puisse ouvrir les portes de son université. Malheureusement, personne ne parle de ça. Un autre exemple, c’est l’auberge du Conseil régional. J’ai plus de 30 millions dans la réalisation de cette infrastructure. Jusqu’à nos jours, la question n’est pas encore réglée. Je ne sais pas par quel truchement le marché a entre-temps été donné à quelqu’un d’autre alors que le travail était déjà avancé à un certain niveau. Ils ont évoqué des problèmes de normes qui n’ont pas été respectées au niveau des dimensions du bâtiment. A ce dernier entrepreneur, ils ont remis le reste du matériel que le premier avait acquis dont les carreaux et des barres IPN. Puis ils ont ordonné la démolition du bâtiment sans pour autant remettre certains matériels déjà acquis et que le nouvel attributaire a utilisé.
Je crois que cela n’est pas normal et la question est toujours sur la table. Tout ça, pour vous dire que lorsque vous êtes engagés pour le développement, pour le déroulement des choses selon la règlementation en vigueur, vous aurez toujours les partisans de la courte échelle contre vous. Voilà un peu les difficultés que j’ai rencontrées lors de mon passage au Conseil régional mais cela ne m’ébranle pas. C’est le Burkina Faso, nous sommes tous Burkinabè et je n’entends pas ester en justice.
Vous venez de dire que le Burkina Faso est notre pays. Justement ce pays traverse une crise sécuritaire due aux attaques terroristes. Comment vivez-vous cette situation ?
C’est tout à fait normal que le terrorisme vienne au Burkina Faso. Pourquoi je dis ça ? Parce que les dirigeants que nous avons à la tête de notre pays aujourd’hui voient clair. Ils voient les choses autrement par rapport à tous ceux qui les ont précédés. Il y a longtemps que le terrorisme était aux portes du Burkina Faso. Mais à l’époque, les dirigeants caressaient les terroristes dans le sens des poils. En Afrique, on entend souvent dire que si un enfant va insulter un adulte, c’est qu’il a été envoyé par un autre adulte. Il y a des grandes puissances qui veulent faire de ce pays leur maison. Mais Dieu merci, les Burkinabè voient clair. Il faut pourtant à ces puissances savoir que quel que soit la petitesse d’un pays, c’est tout de même un pays qui a sa gouvernance et sa souveraineté. Et c’est justement parce que les dirigeants actuels sont déterminés à réaliser l’indépendance réelle de notre pays que nous subissons toutes ces attaques. C’est aussi la même chose lorsque vous coupez vos actions d’aide à certains, ils deviennent subitement contre vous. Mais sachez que nous sortirons vainqueur de cette situation. Les fils de ce pays qui sont opposés à son indépendance véritable sont ceux qui ont fui. Mais tôt ou tard, le jour viendra où ils voudront revenir au pays mais ce serait difficile pour eux. Ils ignorent pourquoi Dieu nous a créé Burkinabè. Dans le temps, ce sont les terroristes qui attaquaient nos FDS. Mais la tendance s’est inversée aujourd’hui et ce sont nos FDS qui traquent les terroristes. Donc ils vont partir de ce pays, ces terroristes.
Dites-nous, M Ouattara, comment vous appréciez l’action du président Ibrahim Traoré à la tête du Burkina Faso ?

Je vais commencer par féliciter le camarade IB pour l’orientation qu’il a donnée au développement de ce pays. Je n’oublie pas tous ceux qui ont œuvré et qui continuent d’œuvrer à ses côtés. Il ne se passe pas un seul jour sans que je ne les porte en prière. Si nous autres commerçants nous arrivons à toujours mener nos activités de commerce c’est qu’il y a des gens qui dorment dehors malgré les intempéries comme les IB. A sa prise de pouvoir, il a apporté quelques modifications dont je suis particulièrement fier. Vous remarquerez qu’il n’y a plus de bagarre entre Burkinabé depuis que IB est arrivé au pouvoir. Je suis politicien, mais le jour où il a dissout les partis politiques, je vous dis que j’ai dansé de joie.
Pourquoi avez-vous esquissé des pas de danse ?
Dans le temps, nous politiciens, nous nous sommes évertués à chaque fois à supplier les populations face à certaines situations conflictuelles comme par exemple la crise de la communauté musulmane, les crises foncières qui sont nées justement à cause de l’attitude des politiciens. Vous me demanderez comment les politiciens créaient les crises ? Mais ce sont eux, qui à chaque fois partaient donner des enveloppes d’argent aux imams, aux membres de la communauté musulmane, ils donnent des billets d’avions pour aller à la Mecque ou encore aux chefs de canton ils donnent des enveloppes.
A partir de ce moment, chacun veut devenir imam ou chef de canton ou encore responsable de la communauté musulmane pour bénéficier de ces avantages-là. A l’époque si j’en avais eu l’opportunité, j’allais devenir imam ou chef de canton quelque part pour recevoir cet argent cadeau. (Rires) Imaginez avec le nombre de partis politiques à l’époque, combien d’enveloppes gagnait un chef. Voilà pourquoi les crises ne finissaient pas parce que tout le monde veut devenir responsable d’une entité. Il y avait aussi cette mesure qui faisait que lorsqu’un parti politique remportait quelques postes de députés, son responsable était nommé ministre. C’était la porte ouverte pour les pillages et autres magouilles. Les gens abusaient de l’argent public sans contrôle.
Maintenant qu’on a chassé les politiciens, ces gens qui ne sont pas honnêtes, chacun doit utiliser ses propres ressources pour travailler. Donc je remercie le capitaine Traoré pour cette décision qui est courageuse et qui a le mérite de mettre un terme aux petites querelles que nous connaissions dans le temps. Même chez les associations de femmes, c’est pareil. Aujourd’hui on ne parle de querelles entre elles. Je vois mal les militaires en train de donner l’argent aux gens comme les politiciens le distribuaient. Les militaires ont un seul objectif, ils veulent développer le pays et c’est tout. Ils ne sont là pas pour remplir leurs poches ou faire la promotion des membres de leur parti. Je le félicite une fois de plus pour avoir trouvé la formule qui a tranquillisé le Burkina Faso.

Là où je les félicite encore, ils ont appelé les Burkinabé à cultiver, à produire aussi bien en agriculture qu’en élevage. Mais est-ce que IB a dit de produire et d’envoyer les fruits de la vente à l’Etat ? Non ; chacun dispose de ses récoltes comme il l’entend. Et quand on sait que la souveraineté nationale commence par l’autosuffisance alimentaire, on ne peut que féliciter ces hommes et souhaiter que Dieu leur accorde une longue vie. Nous importons certaines denrées alimentaires que nous pouvons pourtant produire ici. Ce sont des devises que nous perdons et le capitaine veut y mettre fin. Il en est de même pour le traitement du minerai d’or qui se fait désormais au pays. Alors que dans le temps, il fallait aller le faire à l’extérieur. C’était un flou qui a fait perdre à notre pays beaucoup d’argent. Voilà pourquoi je dis bravo au Capitaine Traoré pour ces réformes. Mais sachez qu’aucun politicien ne peut réussir le dixième de ceux que les militaires font ou ferons, que ce soit au Burkina et partout ailleurs en Afrique. Je ne dis pas parce que je cherche un intérêt quelconque. Je le dis parce que je suis soucieux pour l’avenir de ce pays. Mobilisons-nous tous derrière IB pour barrer la route à l’impérialisme. L’avenir de nos enfants en dépend.
A vous suivre, c’est la mauvaise gouvernance qui a pendant longtemps freiné le développement de l’Afrique ?
Ça c’est une certitude. Imaginez les problèmes que j’ai eu au Conseil régional des Tannounyan alors que j’en étais le président. C’est parce que j’ai travaillé conformément aux principes édictés par l’Etat. Il n’y avait pas d’opportunité pour quelqu’un de dissiper un seul sous de l’Etat. J’ai eu maille à partir avec même des conseillers de mon parti qui voulaient que je leur permette d’utiliser l’argent de l’Etat à d’autres fins. Moi je peux donner mes propres sous à quelqu’un si je veux faire le malin. Mais je ne dois pas utiliser l’argent de l’Etat pour cela. Imaginez si j’avais fait des détournements, croyez-vous que j’allais pouvoir rester ici la tête haute ?
Si vous avez l’occasion d’avoir le président Ibrahim Traoré en face de vous, qu’allez-vous lui dire qui vous tient à cœur ?
Si une telle occasion se présente, je vais lui dire simplement de continuer à dérouler le programme qu’il a élaborer pour sortir notre pays de la dépendance. On ne peut pas satisfaire les désirs de tout le monde en tant que premier responsable du pays. On travaille pour la majorité. Même dans une famille, tout le monde n’apprécie pas toujours ce que fait le chef. Si cela arrive, c’est qu’il y a de l’hypocrisie quelque part. Je vais lui demander de ne pas dormir sur ses lauriers mais plutôt de garder une vigilance accrue sur le pays.

Nous avons le cas récent du Mali qui a été surpris par une attaque lâche. Cet exemple doit nous donner des leçons. Les ennemis de l’extérieur s’appuient toujours sur ceux de l’intérieur pour réaliser leur sale besogne. Donc je demanderai à mon capitaine de maintenir la vigilance. Je lui dirais qu’il ne doit pas dormir et qu’il ne doit jamais reculer devant les ennemis du Burkina Faso. En tout cas avec leur engagement actuel, je me permets de dire que bientôt tout le monde viendra au Burkina Faso parce que la paix sera là, et vous verrez !
Entretien réalisé par Go Mamadou TRAORE
Wangola Médias



