Journée Nationale d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne : la première phase de la 3e édition lancée dans les Tannounyan

La première phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique a pris son envol dans la région des Tannounyan comme partout ailleurs sur le territoire national le 26 mars 2026. C’est le SG de la région, Toussaint Médah, qui a présidé la cérémonie qui a consacré ce lancement au gouvernorat de Banfora.
Rassemblées au gouvernorat de Banfora dès la première heure ce 26 mars 2026, les forces vives de la région des Tannounyan ont, dans le cadre du lancement de la première phase de la 3e édition des Journées Nationales d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne, procédé à la montée solennelle des couleurs nationales avant de suivre avec grand intérêt, le message du président du Faso, le camarade, capitaine Ibrahim Traoré, lu par Toussaint Médah, SG de la région.

Le SGR Toussaint Médah, livrant le message du président du Faso
S’adressant à ce monde parmi lequel les autorités militaires et paramilitaires, les autorités administratives, religieuses et coutumières, le personnel du gouvernorat et avec la présence très remarquée des acteurs du FESTICAS, le SR de la région livrant in extenso le discours du président du Faso a fait savoir que l’impérialisme n’est pas qu’une question de livres d’histoire ou de médias dominants. « Il est également présent dans nos assiettes. Comme le disait le père de la Révolution d’août 83, les grains de riz, de maïs, de mils importés que nous mangeons, c’est cela l’impérialisme. Il ne faut pas chercher plus loin » a-t-il dit.
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Poursuivant, Toussaint Médah ajoute « Ne cherchez pas l’ennemi plus loin : il s’invite parfois deux ou trois fois par jour à notre table. L’ennemi c’est aussi ce commerçant véreux qui emprunte des circuits frauduleux pour importer des produits de grande consommation au détriment de notre production locale et de notre économie. L’Etat prend des mesures vigoureuses pour protéger les produits « made in Burkina » et il faut un sursaut patriotique à la fois des populations et des commerçants pour que les rayons de nos boutiques et alimentations soient des espaces où la production locale est reine ». Et de prévenir que « On nous a fait croire que ce qui vient de loin est meilleur. On nous a appris à trouver le Faso Dan Fani « trop cher », tout en trouvant normal d’acheter une chemise importée dix fois son prix. On nous a appris que le pain de blé est indispensable, au point de nous faire oublier la force du mil, du sorgho, du maïs, des aliments qui ont forgé la résistance de nos ancêtres. On nous a fait croire que nous sommes pauvres, alors que la terre sous nos pieds regorge de richesses ». Pourtant, dira le SG de région, on a coutume d’entendre que « L’enfant sage est celui qui achète les galettes de sa maman » nous dit un proverbe burkinabè. Soyons donc ces enfants sages ; soyons des Burkinabè, fiers et patriotes jusque dans nos assiettes ».

Une vue des autorités militaires et paramilitaires
Pour lui, le temps du conditionnement mental est révolu ! L’ère de la honte de nos produits est terminée ! Le Burkinabè nouveau, que nous appelons de nos vœux, c’est celui qui choisit de transformer ses habitudes avec conscience, c’est celui qui transmet à ses enfants cette valeur cardinale : le devoir sacré de produire ce que nous consommons et de consommer ce que nous produisons.
Et selon lui, nous devons savoir que consommer ce que nous produisons, c’est assurer un développement solidaire. « Comprenez bien la portée de vos actions : Quand vous achetez notre haricot vert, vous ne faites pas que nourrir les vôtres, vous irriguez l’économie du Burkina Faso. Quand vous revêtez le Faso Dan Fani, vous ne faites pas que vous habiller, vous couvrez la dignité de nos tisseuses. Quand vous préférez le soumbala au cube chimique importé, vous ne faites pas que cuisiner, vous brûlez les brevets de l’impérialisme ».

Les corps constitués de la région étaient fortement mobilisés à cette cérémonie
Le président du Faso lance donc un appel vibrant au peuple burkinabé. « Aujourd’hui, nous lançons donc la grande offensive de la fierté. Durant ces Journées Nationales d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne, nous allons apprendre à réapprivoiser nos assiettes. Je souhaite que dans chaque administration, chaque école, chaque foyer, nous adoptions le réflexe de garnir nos assiettes de mets typiquement burkinabè. Le « consommer local » doit être un réflexe de tous les jours dans les cantines et sur les tables. Du Liptako à la Région des Tannounyan, le riz de nos plaines et les fruits de nos vergers doivent régner en maîtres. Faisons du manger local une tradition sacrée. Faisons de notre table un front de notre libération. Camarades Notre combat doit être radical si nous voulons nous libérer véritablement. Unissons nos marchés ! Faisons circuler le lait de nos éleveurs, le riz de nos bas-fonds, le bétail de nos savanes ! Construisons un espace économique où la production nationale sera reine et l’importation, l’exception ! L’avenir de notre pays se joue également ici : dans nos champs, nos fermes et nos marchés. Aux propriétaires des boutiques dans nos quartiers, je lance ce message : privilégiez nos produits agricoles locaux. En choisissant nos produits, vous combattez la vie chère et vous bâtissez un Burkina souverain et fier ».
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Le thème retenu pour la présente édition des Journées Nationales d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne. Pour le président du Faso, c’est donc un cri de ralliement : « souveraineté alimentaire et patriotisme économique : ensemble, cultivons notre dignité par la production et la consommation locales ». Pour lui, le slogan que chacun devra adopter est « mon assiette, ma fierté ! ». A l’en croire, ce thème nous met au défi. Il nous exhorte, chacun et de manière collective, à engager une guerre contre la dépendance alimentaire. Chaque bouchée de produit local est un coup de pioche dans le mur de la domination économique. Dans les Tannounyan, plusieurs activités sont au programme de cette première phase de la 3e édition. La plus importante est la journée de salubrité prévue à la devanture du CHR de Banfora le 4 avril 2026 sous la houlette de la délégation spéciale communale de Banfora. Toussaint Médah a invité la population à sa mobiliser massivement pour en faire un succès.
Go Mamadou TRAORE
Wangola Médias



