Société

Banfora : quand les contrôles douaniers paralysent la nationale N°7.

À Banfora, la question de la sécurité routière et de la fluidité de la circulation sur la route nationale N°7 devient de plus en plus préoccupante. En cause : l’organisation actuelle des contrôles douaniers et la gestion des véhicules en situation d’irrégularité.

Un poste de contrôle avancé… mais un problème déplacé.

Le poste de douane de Banfora est certes stratégiquement avancé, avec les contrôles effectués au niveau du point situé juste après la société Faradji. Une mesure qui, en soi, répond à une logique de sécurisation et de contrôle anticipé.

Cependant, le véritable souci apparaît après le contrôle. Les véhicules jugés en situation irrégulière ne sont pas souvent traités sur place. Certains de ces véhicules sont escortés jusqu’au service de la douane, situé à Bounouna, précisément en face de la Salle polyvalente de Bounouna.

Une nationale étroite transformée en zone de stationnement

À ce niveau, la route nationale N°7 se rétrécit dangereusement. Or, les véhicules convoyés, camions, cars, véhicules légers sont souvent immobilisés sur la chaussée, réduisant considérablement la largeur utile de la voie. Résultat :

ralentissements brusques,

manœuvres risquées,

embouteillages.

Une situation paradoxale où l’action censée faire respecter la loi devient elle-même source d’insécurité.

Un vaste domaine… sous-exploité.

Le plus incompréhensible dans cette affaire, c’est que le service des douanes de Bounouna dispose d’un vaste espace, bien clôturé, capable d’accueillir sans difficulté les véhicules en infraction. Pourtant, cet espace reste largement sous-utilisé, pendant que la route nationale sert de parking improvisé.

Pourquoi exposer inutilement les usagers à des risques, alors qu’une solution simple et interne existe ?

Une solution réaliste et immédiate ?

À défaut d’un élargissement de la voie qui relèverait de lourds investissements, une mesure pragmatique s’impose :

 aménager l’intérieur du domaine de la douane pour permettre le stationnement des véhicules irréguliers ; organiser une sortie côté sud du service, afin que ces véhicules puissent reprendre la route sans revenir sur la portion étroite de la nationale.

Cette option réduirait considérablement les nuisances, les accidents potentiels et les préjudices subis par les usagers.

Interpeller sans accuser

Il ne s’agit nullement ici de remettre en cause la mission régalienne de la Douane du Burkina Faso, encore moins l’engagement de ses agents. Il s’agit plutôt d’appeler à une meilleure organisation, plus respectueuse de la sécurité collective et du droit des usagers à circuler sans entrave.

La modernisation de l’action publique passe aussi par l’anticipation des impacts collatéraux. À Banfora, une réorganisation interne suffirait à transformer un point noir routier en exemple de bonne pratique administrative.

La balle est désormais dans le camp des autorités compétentes. Les usagers, eux, attendent des actes, pas des klaxons coincés dans les embouteillages.

Wifa

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