Suspension des activités de la compagnie de transport STAF : un signal fort à l’ensemble des acteurs du transport en commun
La suspension des activités de la compagnie de transport STAF par les autorités burkinabè sonne comme un signal fort adressé à l’ensemble des acteurs du secteur routier. Cette décision intervient dans un contexte marqué par de nombreux accidents de la circulation ayant occasionné des pertes en vies humaines et plongé plusieurs familles dans le deuil. Elle rappelle que la sécurité routière ne saurait être reléguée au second plan au profit de la rentabilité ou de la recherche effrénée de performances.
Au cœur des critiques formulées à l’encontre de la compagnie figure la question récurrente de l’excès de vitesse. À maintes reprises, des usagers ont dénoncé les comportements imprudents de certains chauffeurs, dont la conduite dangereuse mettait en péril la vie des passagers et des autres usagers de la route. La responsabilité des employés, notamment des conducteurs, est donc engagée. Être chauffeur de transport en commun ne se limite pas à tenir un volant ; c’est assumer une mission de confiance, celle de transporter des vies humaines en toute sécurité. Chaque excès de vitesse, chaque dépassement hasardeux, chaque négligence peut avoir des conséquences irréversibles.
Cependant, au-delà des responsabilités individuelles, cette suspension entraîne également des répercussions sociales préoccupantes. De nombreux travailleurs dont chauffeurs, convoyeurs, agents de guichet, mécaniciens et personnel administratif se retrouveront momentanément sans emploi. Pour ces pères et mères de famille, la décision, bien que justifiée par des impératifs de sécurité, représente une épreuve économique difficile.
Au demeurant, cette affaire doit servir de leçon à l’ensemble des compagnies de transport. Le respect strict des prescriptions en matière de sécurité routière, la formation continue des chauffeurs, le contrôle régulier de l’état des véhicules et l’instauration d’une culture interne de discipline ne sont pas des options, mais des obligations. Les autorités, de leur côté, doivent poursuivre les contrôles avec rigueur et impartialité.
La sécurité routière est une responsabilité partagée. Pour éviter de nouvelles déconvenues, chaque acteur du transport doit comprendre que la vie humaine n’a pas de prix et qu’aucun gain financier ne saurait justifier la prise de risques inconsidérés sur nos routes.
Il convient déjà de saluer les dispositions prises par la compagnie pour se mettre en conformité avec les exigences des autorités Burkinabé qui se soucient grandement de la sécurité des populations.
Wangola Médias



