Coups et blessures volontaires : 2 mois de prison et une amende de 250000f assortis de sursis à exécution prononcé contre l’agresseur d’un GSP

Ce 30 décembre 2025 au Tribunal de Grande Instance de Banfora a comparu ZI né en 1988 de nationalité Burkinabè et résidant au secteur 8 de la ville de Banfora pour répondre des faits de coups et blessures volontaires. Lesquels faits se sont déroulés dans la nuit du 25 Mars 2025 aux environs de 22h à côté du CSPS du secteur 15 de la ville de Banfora.
Appelé devant la barre, ZI a reconnu les faits et il a affirmé que c’était la nuit du 25 mars 2025 aux environs de 22h, il était avec un ami qu’il a conduit à sa maison. Le prévenu explique que sur le chemin du retour, il a aperçu la victime au niveau de l’intersection du CSPS du secteur 15 et que ce dernier ne s’est pas arrêté au stop. C’est alors que ZI a demandé à la victime à savoir pourquoi il ne s’est pas arrêté au stop. Celle-ci (la victime) s’est emportée en lui disant qu’il n’était pas bien placé pour lui faire la morale car elle était de la GSP. La situation s’est alors tendue, raconte le prévenu qui ajoute avoir reçu un coup qui l’a fait tomber. « Je suis parvenu à me relever et à mon tour, j’ai également donner un coup de poing à la victime » raconte toujours le prévenu qui dit qu’ils se sont alors engagés dans une bagarre et des gens sont venus les séparer.
Le prévenu affirme que la victime a enlevé son téléphone et a appelé ses collègues qui sont venus dans une voiture 4X4 de couleur blanche pour l’embarquer. Chose qu’il n’a pas accepté. Quant à la victime, deux hommes sont venus en civil et l’ont amené. Le prévenu avoue que c’est à la dernière minute qu’il a constaté que son vis-à-vis était ivre et ce dernier lui a fait savoir que tant qu’il sera à Banfora, il lui rendra la monnaie.
La victime MRS, appelé devant la barre avoue que le jour des faits, il avait quitté un kiosque regagnait son domicile. Il soutient que lorsqu’il est arrivé au niveau de l’intersection qui se trouve à 300 mètres de son domicile, il a aperçu le prévenu qui lui a demandé pourquoi il ne s’était pas arrêté au stop. Il dit avoir répliqué en lui demandant comment a-t-il fait pour savoir qu’il ne s’était pas arrêté au stop. MRS dit que c’est alors que le prévenu a calé sa moto et s’est dirigé vers lui en proférant des injures. Il ajoute qu’il a de justesse manquer de mettre le doigt dans son œil. « Je lui ai donné un coup de poing et il est tombé. Je l’ai maitrisé au sol jusqu’à ce que les gens viennent nous séparer » a dit le plaignant qui a ajouté également que le prévenu l’a blessé au nez et a même mordu sérieusement son doigt.
MRS explique qu’étant sur les lieux, il a appelé son patron à la maison d’arrêt qui n’était pas là. Celui-ci lui a demandé sa localisation afin d’envoyer une équipe. Dans la foule, dira-t-il, quelqu’un a dit qu’il faisait partie de la GSP et le prévenu a répliqué en disant que les GSP sont mal formés et qu’ils n’étaient même pas respectés. MRS a été conduit au CSPS mais comme les infirmiers ont constaté la gravité des blessures, il a été référé au CHR. C’est lorsque son état de santé s’est amélioré que MRS est allé porter plainte.
A la question du tribunal de savoir si la victime se constituait partie civile si jamais le prévenu venait à être déclaré coupable, il a répondu qu’il réclame la somme de 78 300 f qui représente ses frais d’ordonnance et d’établissement du certificat médical. Le prévenu a répondu qu’il payera la somme demandée par la victime.
Le procureur dans sa réquisition a demandé à ce que le prévenu soit retenu dans les liens de la prévention des faits de coups et blessures volontaire en ce qui concerne la sanction il a demandé à ce qu’il soit condamné à une peine d’emprisonnement de 2 mois et une amende de 250 000 f le tout assorti du sursis à exécution.
Pour sa défense le prévenu a remercié le tribunal.
Le juge dans son verdict a déclaré ZI coupable des faits de coups et blessures volontaires à lui reprochés et le condamne à une peine d’emprisonnement de 2 mois et une amende de 250 000 f le tout assorti de sursis à exécution. Reçois la constitution de partie civile de Mr S mais la rejette et lui dit mal fondé. Met la charge au dépend du Trésor Public.
Ga Cherifa Raphaate Assita TRAORE
Wangola Médias



